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Dans le cadre du Printemps des poètes, la Compagnie Artbooka s'est imposé le thème de l’enfance.Et comme la gourmandise est toujours à la page, les grignotages étaient en accord parfait avec la poésie du moment...
Poésie - Gallimard
Œuvres complètes 1954-2004 , trad. du suédois et préfacé par Jacques Outin
Résumé de l'éditeur
C'est avec une
perception aiguë, méticuleuse, que Tomas Tranströmer parcourt la zone limitrophe des terres habitées, comme si cette étendue en marge s'apparentait à un réservoir de visions simples suscitées au
bord du réel. Les livres qu'il publie depuis 1954 suggèrent une quête obstinée, accomplie sans emphase et pas à pas, qui affronte l'opacité des signes, l'irréductibilité des choses, l'ombre des
actes. Une tension singulière se développe qui souligne le doute, l'ironie, mais aussi l'ampleur du dessein. En fait, si Tranströmer se veut en route, sa recherche progresse humblement, en
conscience et sans brûler les étapes de l'énigme. Sa tâche, c'est d'inventer une langue où transcrire toutes les bribes du présent.
Qu'il évoque des terres familières, des horizons lointains ou des séquences historiques, Tranströmer se livre à des travaux d'approche qui suggèrent plus la déroute que le but. Souvent inscrits
entre rêve suspendu et terreur redoublée, ses textes sont peuplés d'anonymes fugaces, renaissants, pareils aux figures sans visage et sans âge d'une sombre
allégorie.
« Quand on est enfant, on n'use pas de mots ( et les mots ne sont pas usés ) »
Résumé du livre
Nous sommes en 1948. Jean-Marie Le Clézio a huit ans. Avec sa mère et son frère, il quitte Nice pour rejoindre son père qui est médecin au Nigeria et qui y est resté pendant tout le temps de la guerre, loin de sa femme qu'il aime et de ses deux enfants qu'il n'a pas vu grandir. Deux rencontres fondamentales ont ainsi lieu simultanément : celle de l'Afrique et celle du père. Comme deux pays rêvés, attendus, espérés. C'est la rencontre avec l'Afrique qui ouvre ce livre en forme d'autoportrait : l'Afrique dans ce qu'elle a de plus violent, de plus éclatant, de plus saisissant : la liberté des corps, la matière magique d'un pays où tout est excessif, le soleil, la végétation, la pluie, les insectes.
Editions Gaïa - 2007
Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus
Résumé chez l'éditeur
Sur le même style que Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti met en scène une histoire d'amour à
première vue impossible.
Mariana est mère de deux enfants en bas âge. Mikael, son grand amour, s’est envolé du foyer, dans une énième crise due à sa schizophrénie. Mariana continue à idolâtrer le poète et l’artiste de la
vie qu’il fut et espère toujours son retour, dans une lutte constante pour faire vivre sa famille avec son maigre salaire de professeur d’arts plastiques. Un jour à la plage, elle joue avec ses
enfants à se lancer au bout d’une corde, et elle rentre de plein fouet dans Janne, jeune loup au portefeuille bien garni et dont le train de vie est à dix mille lieues de celui de Mariana. Et
celui-ci se sent très attiré par cette fille simple, avec les pieds bien sur terre, même si à l’occasion elle joue à la jungle au bout d’une liane, en bikini léopard fait maison. Janne ne peut
s’empêcher d’appeler Mariana Tarzan.
Janne vit dans un monde où il est loin de se douter qu’une mère célibataire puisse ne pas avoir assez d’argent pour faire manger ses enfants et qu’elle doive acheter tous leurs vêtements à la
friperie. Quand il finit par s’en rendre compte, il bascule dans le rôle du père Noël et les inonde de cadeaux aussi chers qu’inutiles et de petits plats de chez le traiteur, alors que ce sont
les produits de base qui manquent. Il veut tellement bien faire, mais il met en général les pieds dans le plat avec ses cadeaux somptueux.
Derrière l’humour, on sent que Mazetti veut dénoncer des injustices sociales. Une touche de sérieux vient donc nourrir une nouvelle fois le choc des cultures, sur fond économique, avec une bonne
dose d’humour, de rêverie et de romantisme.
Voyelle a aimé
À TOUS CEUX
QUI CREVÈRENT D’ENNUI AU COLLÈGE
OU
QU’ON FIT PLEURER DANS LA FAMILLE
QUI, PENDANT LEUR ENFANCE,
FURENT TYRANNISÉS PAR LEURS MAÎTRES
OU
ROSSÉS PAR LEURS PARENTS
Je dédie ce livre.
En 1872, Jules Vallès, l'un des journalistes les plus célèbres de son temps, est condamné à mort pour
son engagement dans la Commune de Paris ; exilé à Londres, il se lance dans l'écriture d'un récit d'enfance, à mi-chemin entre le roman et l'autobiographie : L'Enfant, premier volet de la
trilogie des Mémoires d'un révolté, paraît en 1878.
Dédié à tous ceux qui, " pendant leur enfance, furent tyrannisés par leurs maîtres ou rossés par leurs parents ", le
livre fait scandale : en relatant le quotidien d'un jeune garçon d'alors, Vallès y brosse un tableau impitoyable de deux institutions vénérées, la famille et l'école. Véritable cri
d'insoumission, cette œuvre initia un débat autour des droits de l'enfant, à l'époque quasi inexistants ; elle inspira des générations d'écrivains, de Jules Renard à Louis-Ferdinand Céline, et
fut saluée à sa sortie par Zola, qui écrivit : " Je désire qu'on lise ce livre.
Si j'ai quelque autorité, je demande qu'on le lise, par amour du talent et de la vérité. Les œuvres de cette puissance
sont rares. Quand il en paraît une, il faut qu'elle soit mise dans toutes les mains. "
Souvenirs intenses de
lecture d'enfance...
Poésies offertes à l'écoute...
tu es pressé d'écrire
comme si tu étais en retard sur la vie
s'il en est ainsi fais cortège à tes sources
hâte-toi
hâte-toi de transmettre
ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
effectivement tu es en retard sur la vie
la vie inexprimable
la seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t'unir
celle qui t'es refusée chaque jour par les êtres et par les choses
dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
au bout de combats sans merci
hors d'elle tout n'est qu'agonie soumise fin grossière
si tu rencontres la mort durant ton labeur
reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride
en t'inclinant
si tu veux rire
offre ta soumission
jamais tes armes
tu as été créé pour des moments peu communs
modifie-toi disparais sans regret
au gré de la rigueur suave
quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
sans interruption
sans égarement
essaime la poussière
nul ne décèlera votre union.
René Char, commune présence, in Le Marteau sans
maître (1934-1935)
éditions Corti José
Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent.
Je me suis dit : laisse,
Et qu'on ne te voie :
Et sans la promesse
De plus hautes joies.
Que rien ne t'arrête,
Auguste retraite.
J'ai tant fait patience
Qu'à jamais j'oublie ;
Craintes et souffrances
Aux cieux sont parties.
Et la soif malsaine
Obscurcit mes veines.
Ainsi la prairie
A l'oubli livrée,
Grandie, et fleurie
D'encens et d'ivraies
Au bourdon farouche
De cent sales mouches.
Ah ! Mille veuvages
De la si pauvre âme
Qui n'a que l'image
De la Notre-Dame !
Est-ce que l'on prie
La Vierge Marie ?
Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent !
Arthur Rimbaud
Quand l'articulation devient le jeu des petits et des grands...
Mot de l'éditeur
Tout ce qui ce conçoit bien s'énonce clairement. Pour s'amuser à bien articuler, un petit recueil de phrases poilantes à répéter seul ou à plusieurs.
« kiki la cocotte avait pour amant coco le concasseur de cacao, kiki la cocotte voulait un caraco kaki avec un col en caracul,et coco le concasseur
de cacao n'avait que des caracos kaki sans col en caracul, et des cols en caracul sans caraco kaki. Le marquis caduque et concave coquet par le caquet coquin de kiki. la cocotte pensa qu'un
caraco kaki sans col en caracul avec un col en caracul sans caraco kaki ferait un caraco kaki avec un col en caracul.
Et depuis ce temps là que coco le concasseur de cacao est cocu. »
Editions Actes Sud, Collection Babel - 1995
4ème de couverture
Sa vie durant, Hermann Hesse écrivit des nouvelles : les cinq ici rassemblées - la première date de 1896, la dernière de 1949 - sont emblématiques d'une quête toujours poursuivie par l'écrivain, celle de la vérité. ET de Mon Enfance, exploitant le thème de la nature, à Mon Camarade Martin et La Leçon interrompue, évoquant les amitiés scolaires de la première jeunesse, en passant par Histoire de mon Novalis qui dit la joie de la lecture ou le Mendiant, qui interroge les conflits entre la pauvreté et la richesse, on retrouve toute entière la sensibilité et la maîtrise du grand écrivain.
Hermann Hesse (1877-1962), prix Nobel 1946, est l'auteur de romans aussi célèbres que Peter Camenzind (1904), Siddhartha (1922) ou Le Jeu des perles de verre (1943).