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Avril 2012 - "Bibliothèque les Amarres" -YPORT

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"Testament d'un paysan en voie de disparition" de Paul bedel avec Catherine Ecole-Boivin

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 Editions Presse de la renaissance - 2009

 

Résumé chez l'éditeur

 

« Je suis heureux avec rien, avec rien de ce qui s'achète mais aussi avec rien de ce qui se voit... »

Et si Paul Bedel, paysan de la pointe de La Hague resté par choix à la traîne du progrès, vous racontait sa vie d'agriculteur mais aussi ses secrets ? S'il vous révélait ses « houoles », ses coins pour pêcher le homard ? S'il vous présentait ses vaches, Cabochue, « une vraie teigne », Échalotte, qui « sentait l'oignon » ou Copine, « toujours sympa avec tout le monde » ? S'il vous parlait « des choses qui n'arrivent qu'aux vivants », de ses coups de gueule, de ses coups de vie ?

Avec le succès du livre Paul dans les pas du père et du film Paul dans sa vie, Paul Bedel est devenu le passeur d'un monde en voie de disparition. Chaque année, des centaines de personnes lui rendent visite pour l'entendre témoigner de ce choix de vie, celui d'une existence toute simple. Avec ce Testament, Paul Bedel vous invite vous aussi à boire une tasse de café accompagnée de petits-beurre, sur une table en bois patinée par les ans, et à l'écouter, lui et ses soeurs. En refermant ce livre, vous aurez le sentiment d'avoir rencontré un homme bon, serein et clairvoyant. L'impression de la terre, son silence et sa liberté.

Paul Bedel pensait que sa vie n'avait servi à rien, puisqu'il n'a pas eu d'enfants. Mais, à 79 ans, il est invité à des conférences et a accueilli plus de 7 000 visiteurs chez lui, à La Hague.

 

Catherine Ecole-Boivin  est historienne, mémorialiste et diplômée en science de l'éducation. Elle est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages consacrés aux paysages humains de la campagne, dont Testament d'un paysan en voie de disparition, avec Paul Bedel, et Mimi Guillam, cahier de vie d'une institutrice (Presses de la Renaissance, 2009 et 2010).

 

Préface de Claudie Gallay...Je me souviens la première fois que j'ai vu le phare en arrivant par Auderville, la descente sur le petit port de Goury. Ce jour-là, les arbres étaient  balayés par le vent, ça sentait le sel, avant de voir la mer je savais qu'elle était là.Et ce fut un choc.Ce besoin ensuite de revenir.Et de connaître l'histoire de cette terre. D'approcher les hommes qui la peuplent.C'est une voix de cette terre que Catherine Ecole-Boivin nous offre d'entendre dans ce livre. Celle de Paul Bedel, agriculteur né à Auderville, village où il a grandi, vécu. Il est une des mémoires de la Hague.Pour écrire ce livre, elle est allée recueillir ses paroles, répondant ainsi à la nécessité pour chacun de nous de ne pas perdre la trace de nos origines. Elle lui a rendu visite souvent. A capté ses mots, ses souvenirs.J'ai voulu voir la pièce où avaient lieu leurs échanges. J'ai téléphoné à Paul et il a accepté de m'ouvrir sa porte. Je me suis retrouvée assise à la table dans la cuisine, à côté de la grande pendule, et il m'a raconté sa rencontre avec Catherine. Il m'a montré une chaise : Elle se mettait là, elle m'écoutait, elle avait un truc avec lequel elle enregistrait... Avec le temps, la confiance entre eux a grandi, il lui a prêté ses carnets.Le livre s'est écrit, un livre confidence dans lequel chaque page nous dévoile les gestes minutieux d'un homme qui a travaillé la terre et s'en est nourri. Une vie de labours dans le respect du sol, car Paul Bedel a nourri ses vaches, il a fait pousser ses légumes sans jamais utiliser d'engrais chimiques. Seules les algues qu'il allait ramasser sur la grève. Il reconnaît en souriant que le rendement n'est pas le même...Ce livre a le bon goût du beurre d'antan, des oeufs frais, des asperges, il sent la mer, le vent, les larmes aussi, celles que Paul Bedel a versées quand l'âge arrivant, il a dû se séparer de ses vaches.Paul Bedel parle vrai, sans détour. Il s'interroge sur le monde, pose des questions essentielles, à quoi bon produire plus, posséder plus ? Avons-nous tant besoin ?  Dans ce livre, il nous parle du sol vivant, de la manière de l'aérer.  L'homme n'est pas donneur de leçons, il apporte juste son témoignage.Il rit, raconte sans nostalgie le temps d'autrefois, l'enfance, la guerre, l'amour perdu. A la fois d'un autre temps et pourtant très contemporain, il avoue ne pas avoir besoin de ce qui s'achète, seulement de silence.Paul Bedel a pratiqué la plus simple des agricultures. Lui qui s'est souvent fait traiter d'arriéré ne reste pas un jour sans recevoir de visites, des gens qui viennent de loin, font le détour par Auderville. Des élèves aussi, venus de lycées agricoles, qui se déplacent jusqu'à lui.Tout au long de ces pages, Catherine Ecole-Boivin a su capter l'humour formidable de l'homme qui reconnaît être sans doute resté trop en arrière et gronde doucement que nous sommes peut-être allés trop loin.Il se confie sans retenue, simplement, et d'un geste des mains nouées devant lui, il montre son coeur.Le coeur, il dit que tout vient de là.Cette façon de se taire aussi quand il s'agit de la Cogéma.Les gens de la Hague s'adaptent tant bien que mal à la marche du monde. Paul Bedel fait de même.Après avoir été agriculteur, l'homme devient passeur, transmetteur d'une mémoire vivante, celle d'un monde qui prend fin.Son témoignage, au travers de la plume de Catherine Ecole-Boivin, nous interroge sur ce que nous étions et sur le sens que nous voulons donner à notre avenir.De quoi tirer un sage enseignement et s'attacher un peu plus à cette terre de liberté si douce à mon coeur.  Claudie Gallay 

Lire un extrait

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Film documentaire de 2006 réalisé par Rémi Mauger avec Paul Bedel, Marie Jeanne Bedel et Françoise Bedel. Illustration plaquette et affiche de Cécile et Bastien ( Graphistes)

 

Synopsis

Cette fois, c'est sûr, Paul arrête. A son âge, c'est plus sage. Et Paul Bedel est un sage. A Auderville, son village du cap de la Hague, il vit dans la ferme où il est né il y a plus de 75 ans. Il y demeure avec ses deux soeurs, célibataires comme lui. Ensemble, ils ont arrêté le temps il y a bien longtemps. Sans aigreur ni rebuffade, Paul a laissé passer le progrès. Il a préservé et cultivé son lien à la nature. Au XXIeme siècle, il nous l'offre en héritage.


"Amours en marge" de Yoko O Gawa
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Editions Actes sud Babel poche -2009
traduit du japonais par : Rose-Marie MAKINO
résumé de l'éditeur
Une jeune femme se réveille en croyant entendre le chant d’une fl ûte… Il n’y a pourtant que le silence que son mari a laissé derrière lui la veille en la quittant. Bientôt, elle perçoit le moindre chuchotement comme un hurlement, le moindre choc comme un cataclysme ; et elle s’égare dans l’assourdissant bruissement des réminiscences. Pour un magazine de santé, elle accepte de décrire ses symptômes, s’efforçant de trouver les mots justes pour exprimer ce qu’elle ressent. Ses yeux s’arrêtent sur les mains du sténographe qui prend les notes… Ses doigts d’une étrange beauté glissent sur le papier, transcrivant chaque énoncé en un mystérieux signe aux allures d’éternité. Premier roman “long” de Yoko Ogawa, Amours en marge est paru au Japon en 1991. Il aborde d’une manière très sensuelle et poétique un thème majeur de l’oeuvre de la romancière : la mémoire préservée, embaumée, immortalisée par une impercepti ble trace qui capture le souvenir en même temps que la douleur qu’il a suscitée.
 

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Yoko Ogawa est née en 1962. Elle a obtenu le prix Kaien pour son premier roman publié en 1988, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, qui ne cesse d’être traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud. A lire aussi !

"Les dépossédés" de Steve Sem-Sandberg
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Editions R.Laffont - 2011
traduit du suédois par  Johanna CHATELLARD-SCHAPIRA
4ème de couverture
Publié en 2009 en Suède ou il rencontra un grand succès après avoir créé l'événement à Francfort, lauréat du prix August-Strindberg (l'équivalent suédois du Goncourt), en cours de traduction dans 25 pays, Les Dépossédés, le roman exceptionnel de Steve Sem-Sandberg, paraît aujourd'hui en France.
De 1940 à 1944, le ghetto de Lód? est placé sous la direction de Mordechai Chaim Rumkowski, président du Conseil juif. Contrôlé strictement par l'administration allemande, le Conseil juif dirige tous les aspects de la vie quotidienne dans le ghetto : police, justice, santé, travail, alimentation. Convaincu que, si les juifs se rendent indispensables à l'effort de guerre allemand, ils seront épargnés, Rumkowski transforme le ghetto en un immense atelier super productif. Pris au piège de sa logique, il sacrifie les inadaptés et les indésirables. Il se mue ainsi, consciemment ou non, en un très efficace rouage de la machine d'extermination nazie. En septembre 1942, il prononce un discours insoutenable pour exhorter les parents à livrer leurs enfants de moins de neuf ans, incapables de travailler. Les trahisons et les efforts de Rumkowski furent vains : en 1944, Himmler donna l'ordre de « liquider » le ghetto. Il ne restera qu'un peu plus de 800 survivants sur une population ayant dépassé les 250 000 habitants. Traître pour certains, héros pour d'autres, le personnage très controversé de Rumkowski suscite de nombreuses interrogations sur la dignité, l'abjection et la survie.
Pour écrire ce roman, Sem-Sandberg s'est inspiré des archives du ghetto de Lód?. Y étaient collectés quantité de faits officiels concernant le ghetto, mais aussi des informations interdites cachées par les résistants, comme des bulletins de guerre alliés, des cartes des fronts, des journaux intimes. Privilégiant une écriture sobre ponctuée de purs moments de poésie, tantôt vague de fond ressassant les événements de 1942, tantôt mélodie vibrante d'émotion, Sem-Sandberg fait le pari de la littérature. En montrant que le roman peut rendre compte de la Shoah, il se pose en héritier d'une autre manière d'accomplir le devoir de mémoire : il n'est pas témoin, mais il est passeur. Sans témoin l'Histoire perd son sens ; sans passeur, elle s'efface.

"La ballade de Lila K" de Blandine Le Callet
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éditions le livre de poche - 2012

«On passe sa vie à construire des barrières au-delà desquelles on s'interdit d'aller: derrière, il y a tous les monstres que l'on s'est créés. On les croit terribles, invincibles mais ce n'est pas vrai. Dès qu'on trouve le courage de les affronter, ils se révèlent bien plus faibles qu'on ne l'imaginait. Ils perdent consistance, s'évaporent peu à peu. Au point qu'on se demande, pour finir, s'ils existaient vraiment. »
Résumé de l'éditeur

Une jeune femme, Lila K., fragile et volontaire, raconte son histoire. Un jour, des hommes en noir l'ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l'a prise en charge. Surdouée, asociale, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Son obsession : retrouver sa mère, recouvrer sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d'un univers étrangement décalé, aseptisé, où les livres n'ont plus droit de cité…

Plus qu’un récit d’apprentissage aux allures orwelliennes, un roman émouvant sur la force du lien et du pardon. Christine Rousseau, Le Monde des livres.

Ce roman, qui mêle histoire d’amour et critique d’une politique sécuritaire à tout prix, se voit drôlement rattrapé par l’actualité. Pascale Frey, Elle.


EXTRAIT
« Viens donc voir, fillette ! Je me suis approchée.
- On appelle ça des livres. Tu vas voir, tu n’en reviendras pas. J’ai levé un sourcil sceptique. Il avait beau dire, ça ne payait pas de mine. Mais lui semblait très excité. Il s’est emparé d’un volume, puis il l’a soulevé à hauteur de mes yeux.
- Regarde bien Lila. J’ai soudain vu le livre s’ouvrir entre ses mains, éclater en feuillets, minces, souples et mobiles. C’était comme une fleur brutalement éclose, un oiseau qui déploie ses ailes.
- Ça t’en bouche une coin, n’est-ce pas ? Je n’ai pas répondu. Je regardais ses gros doigts qui feuilletaient les pages couvertes de signes noirs et de taches colorées.
- Et bien, tu as perdu ta langue ? _- Comment dites-vous que ça s’appelle ?
- Un livre. C’est ce qu’on avait, avant les grammabooks.
- Et… qu’est ce qu’il y a écrit là-dedans ?
- ça dépend du livre. J’ai ouvert des yeux ronds. Je n’y comprenais rien.
- Laisse moi t’expliquer : tu vois, avec un grammabook, on n’a qu’un écran vierge sur lequel vient s’inscrire le texte de ton choix. Un livre, lui, est composé de pages imprimées. Une fois que le texte est là, on ne peut plus rien changer. Les mots sont incrustés à la surface. Tiens, touche. J’ai posé ma main sur la feuille. J’ai palpé, puis j’ai gratté les lettres, légèrement, de l’index. M. Kauffmann disait vrai : elles étaient comme prises dans la matière.
- ça ne peut pas s’effacer ?
- Non, c’est inamovible. Indélébile. Là réside tout l’intérêt : avec un livre, tu possède le texte. Tu le possèdes vraiment. Il reste avec toi, sans que personne ne puisse la modifier à ton insu. Par les temps qui courent, ce n’est pas un mince avantage, crois-moi, a-t-il ajouté à voix basse. Ex libris veritas, fillette. La vérité sort des livres. Souviens-toi de ça : Ex libris veritas.»

"Marie Blanche" de Jim Fergus
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éditions du Cherche midi - Collection Ailleurs - 2011
Traduit de l'américain par Jean-Luc Piningre
4ème de couverture
Une inoubliable fresque familiale à travers un siècle et trois continents : l'auteur de Mille femmes blanches confirme son exceptionnel talent de conteur et nous offre un chef-d'oeuvre.
1995, région des Grands Lacs. Jim Fergus rend visite à sa grand-mère, Renée, 96 ans. Fille d'aristocrates français désargentés, mariée trois fois, celle-ci a connu un destin hors du commun, qui l'a menée de son petit village natal de la région de Senlis jusqu'aux États-Unis, en passant par les sables de l'Égypte. D'un caractère entier, froide et tyrannique, elle a brisé la vie de sa famille, en particulier celle de sa propre fille, Marie-Blanche, la mère de Jim. Pour essayer de la comprendre, et peut-être de lui pardonner, celui-ci va tenter de retracer son parcours.

En parallèle, à travers le journal intime de sa mère, l'écrivain nous fait entrer dans l'intimité de celle-ci. Internée en 1966 dans un asile de Lausanne, Marie-Blanche se souvient de sa vie, commencée comme un conte de fées mais qui prit peu à peu des allures de tragédie.

Jim Fergus s'inspire ici de son histoire personnelle pour nous offrir une saga familiale bouleversante. À la façon de Dalva, de Jim Harrison, il inscrit l'intime dans l'Histoire et nous présente d'inoubliables portraits de femmes dans la tourmente. On retrouve surtout dans cette fresque qui s'étend sur un siècle et trois continents toute la puissance romanesque de l'auteur de Mille femmes blanches associée à une force d'émotion rare.

Marie-Blanche est le troisième roman de Jim Fergus, après Mille femmes blanches (le cherche midi, 2000), vendu à près de 400 000 exemplaires en France, et La Fille sauvage (le cherche midi, 2004). Jim Fergus a consacré cinq années à l'écriture de ce roman, qui est publié en France en exclusivité mondiale.

 

Jim Fergus est né à Chicago en 1950 d’une mère française et d’un père américain. Il vit dans le Colorado. Mille Femmes blanches est son premier roman. Journaliste réputé, il écrit des articles sur la gastronomie, la chasse, la pêche et la nature dans les magazines Newsweek, The Paris Review, Esquire sportmen, Outdoor Life, etc... Il est l'auteur d'un ouvrage consacré à ses souvenirs de chasse, A hunter's road, déjà considéré comme un classique dans le domaine de la littérature américaine. Mille Femmes blanches a été salué par l'ensemble de la critique américaine. Hollywood a acheté les droits du livre pour en faire une adaptation.

 

 

"La mitrailleuse d'argile" de Viktor Pelevine

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éditions Seuil - 2005


4ème de couverture

Autour d'un même personnage, Piotr Poustota, deux histoires s'imbriquent et se répondent simultanément. L'une situe Poustota, poète pétersbourgeois, au début du siècle. Poursuivi par la sinistre Tcheka, il se retrouve, en pleine guerre civile, commissaire politique d'une division de cavalerie rouge commandée par le fameux Tchapaïev. L'autre se passe de nos jours, aux abords de Moscou, dans un hôpital psychiatrique où Poustota est pensionnaire. Qui est donc finalement Poustota ? Un bolchevik d'occasion qui fait des cauchemars ou un interné qui délire ? Et qu'est-ce que la Russie : une vaste maison de fous ? Devenu à 35 ans un auteur majeur de la Russie postcommuniste et un phénomène littéraire dans son pays, l'auteur de La Vie des insectes a composé ici une vertigineuse machine, roman à la fois rocambolesque et philosophique.

Un dissident flamboyant. Né en 1962, Viktor Pelevine a fait des études d'ingénieur puis de littérature. Ses premiers textes, il les publie à la fin des années 1980, en profitant du dégel et de la soudaine libération de son pays -- libération totalement anarchique, dont ce Moscovite souligne tous les paradoxes. Pelevine, c'est la rencontre explosive de Burroughs et de Gogol, dans la Russie postsoviétique qui a perdu tous ses repères. Ses livres sont donc autant de petites bombes, à commencer par ce brûlot publié en 1997, La mitrailleuse d'argile: un mélange de surréalisme, de satire politique et de delirium psychédélique, où Pelevine réalise un tour de force littéraire doublé d'un magistral éloge de la folie - seule chance de survie dans un pays qui a troqué la terreur rouge contre l'opportunisme et le cynisme. Puis nous avons découvert un autre roman tout aussi iconoclaste, Homo zapiens, qui décrypte l'incroyable chaos de la Russie actuelle: une jungle où les chacals médiatiques, épaulés par une meute d'imposteurs, imposent une dictature encore plus sauvage que la précédente. Mais Pelevine est également à l'aise dans la forme courte: après Un monde de cristal, il a écrit un deuxième recueil de nouvelles, Critique macédonienne de la pensée française, où - entre un hommage à Mishima et une parodie de Darwin - il s'en prend à la «dollarisation» de sa patrie et à ses prophètes de pacotille. Pelevine: un nouveau dissident, armé d'une férocité à la Zinoviev. ( André Clavel - 2005)

 

"L'espoir en contrebande" de Didier Daeninckx

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éditions du cherche midi - 2012

 

résumé de l'éditeur

L'Espoir en contrebande ou comment faire le tour du monde en vingt-six nouvelles, du canal de l'Ourcq à Ostende, d'Aubervilliers à Nouméa, de La Rochelle au Québec, de Bordeaux aux Antilles, de Granville au Mexique, de Nantes au Gabon, du Périgord au Danemark, de Saint-Benoît-du-Sault à Stettin...

Histoires vraies ou histoires inventées ?

En fait, Didier Daeninckx se plaît à jeter « des passerelles de fiction entre deux blocs de réalité». Pour lui, vie et littérature ne font qu'un.

Dans ses « nouvelles noires », comme dans la vie, chacun est confrontéà toutes sortes de situations : des moments d'émotion, des scènes violentes, des instants désopilants, des événements historiques. Et tout le monde croise ou rencontre des individus de tous genres : des flics, des voyous, des salauds, des paumés, des chômeurs, des couples d'amoureux, des rebelles...

Mais que viennent faire là-dedans Mussolini et Richard Durn, Thierry la Fronde et saint Denis, Paco Ibáñez et Charles de Gaulle, Paul Bocuse et Silvio Berlusconi, John Lennon et Éloi Machoro, Louise Michel et Rino Della Negra, Gandhi et Arlette Laguiller, Marat Safin et Coluche, Steve McQueen et Mehdi Ben Barka, Ousmane Sow et Michel Simon, Missak Manouchian et Jean Moulin ?

Ils ne sont peut-être pas là par hasard...

 

 

"Fils de la providence"  Tome 2 de Herjorg Wassmo

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éditions 10/18 - 2002

Traduit du norvégien par Luce Hinsch

 

4ème de couverture

À Copenhague, loin de Reinsnes, Benjamin se débat avec le souvenir de sa mère. Alors qu'il devient homme, la guerre des Duchés l'envoie au front et lui fait découvrir, parmi le sang des morts, l'amour de Karna... La saga familiale de Dina continue de lever sur le Nord un soleil grave et fulgurant.

Herbjørg Wassmo, née en Norvège en 1942, vit à Hihnöy, une petite île située au nord du Cercle polaire. Très populaire dans les pays scandinaves, cette ancienne institutrice férue de poésie se consacre à la littérature depuis vingt ans. Après la trilogie de « Tora » (La Véranda aveugle, La Chambre silencieuse, Ciel cruel), elle connaît un grand succès avec « Le Livre de Dina » (Les Limons vides, Les Vivants aussi, Mon bien-aimé est à moi), puis Fils de la Providence. Herbjørg Wassmo achève l'épopée de la flamboyante Dina avec « L'Héritage de Karna » (Mon péché n'appartient qu'à moi, Le Pire des silences, Les Femmes si belles). Le Livre de Dina a depuis été porté à l'écran par le metteur en scène danois Ole Bornedal avec Gérard Depardieu, Maria Bonnevie et Pernilla August dans les rôles principaux. Herbjørg Wassmo a également publié La Fugitive et Un verre de lait, s'il vous plaît. Son nouveau roman, Cent ans, paraîtra aux Éditions Gaïa en 2011.

 

 


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