On peut avoir un caractère de chien, un sens de la repartie assassine, un humour ravageur mais rester, même malgré soi, un mec bien. Hugh Laurie, formidable interprète du Dr House, a largement su le prouver au petit écran. Il récidive avec ce thriller haletant dont le héros, Thomas Lang, est un ancien militaire d’élite qui, hormis sa Kawasaki ZZR1100, n’a pas grand-chose à perdre. Aussi, lorsqu’on lui propose 100 000 dollars pour tuer Mr Woolf, un riche homme d’affaires londonien, Thomas ne se contente pas de refuser poliment mais pousse l’indécence jusqu’à essayer de prévenir la future victime du complot qui se trame contre lui. Une bonne intention ? L’enfer en est pavé. Car si le charme de la fille de Mr Woolf ne le laisse pas insensible, les joueurs sont nombreux dans la partie d’échecs meurtrière qui se met en place. Nombreux et impitoyables.
On retrouve dans ce thriller aussi palpitant qu’un livre de Robert Ludlum, aussi décapant qu’un épisode de Dr House, le mauvais esprit salvateur et le sens de la réplique assassine de Hugh Laurie, au service d’une intrigue passionnante et d’un personnage qu’on n’oubliera pas de sitôt. Un acteur sachant écrire est chose plutôt rare : dans la grande tradition des George Sanders et autre Peter Ustinov, Hugh Laurie, conjuguant humour anglais et efficacité hollywoodienne, fait ici une entrée talentueuse dans le monde de la littérature de genre.
Scénariste et comédien, Hugh Laurie est né en 1959 à Oxford. C’est sous un pseudonyme qu’il a envoyé le manuscrit de son premier roman, Tout est sous contrôle, à un éditeur anglais, ne dévoilant son identité réelle qu’après la signature du contrat. Les droits d’adaptation du livre ont été achetés par la MGM.
Les oreilles de Buster - Maria Ernestam
Editions Gaïa - 2011 - Traduit du suédois par Esther Sermage
4ème de couverture
Eva cultive ses rosiers. À cinquante-six ans, elle a une vie bien réglée qu’elle partage avec Sven. Quelques amies, des enfants, et une vieille dame acariâtre dont elle s’occupe. Le soir, lorsque Sven est couché, Eva se sert un verre de vin et écrit son journal intime. La nuit est propice aux souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Peut-être aussi la cruauté est-elle plus douce lorsqu’on l’évoque dans l’atmosphère feutrée d’une maison endormie. Eva fut une petite fille traumatisée par sa mère, personnage fantasque et tyrannique, qui ne l’a jamais aimée.
Très tôt, Eva s’était promis de se venger. Et elle l’a fait, avoue-t-elle d’emblée à son journal intime.
Un délicieux mélange de candeur et de perversion. Prix des lecteurs de l'Armitière 2012 - Prix Page des libraires 2011, Catégorie "littérature européenne"
Maria Ernestam a grandi à Uppsala en Suède. Journaliste de
formation, elle a également étudié la littérature anglo-saxonne et les mathématiques. Elle a aussi obtenu un Master en Sciences Politiques aux Etats-Unis et a vécu 11 ans en Allemagne où elle
travaillait en tant que correspondante étrangère pour les journaux "Veckans affärer” et “Dagens medicin”.
Elle a débuté sa carrière littéraire en 2005 avec son roman “Caipirinha with Death” et a publié depuis de nombreux romans. Elle
vit aujourd'hui à Stockholm avec sa famille.
Les romans de Maria Ernestam mêlent le psychologique au suspens. Ils traitent des relations humaines avec un sérieux mêlé à de
l'humour noir. Maria Ernestam a donc un style bien particulier, fortement reconnu en Suède. ( Source Babelio)
Interview - Le courrier des auteurs
1) Qui êtes-vous ? !
Ma mère dit que je suis une Maria typique. Allez savoir ce que cela peut bien vouloir dire... Née et élevée à Uppsala en Suède, j'ai toujours été attirée par la lecture et l'écriture. Des études
de langues et de mathématiques m'ont menée vers le journalisme et j'ai longtemps travaillé comme correspondante aux États-Unis et en Allemagne. De retour en Suède, j'ai cultivé ma passion pour le
chant et la danse et c'est peut-être ce qui a fait naître le foisonnement d'idées qui m'a poussé à écrire des romans. Mon premier livre est sorti en 2005 et j'en ai maintenant cinq à mon actif.
Deux d'entre eux ont été publiés en France : Toujours avec toi et Les Oreilles de Buster, qui vient de paraître. Sur mon site Web (www.mariaernestam.com) j'ai essayé d'en dire plus sur moi et mes
livres et je serais ravie que vous passiez y faire un tour. Et puis, oui, je suis un mélange de personnalités opposées : je suis sociable et de bonne compagnie mais j'adore rester seule à lire, à
écrire et à boire du thé.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le thème central des «Oreilles de Buster» est une relation mère-fille où une mère charismatique, belle, brillante dans ce qu'elle entreprend mais égoïste et totalement dépourvue d'empathie
demeure aveugle aux besoins de sa fille. J'ai voulu explorer ce type de relation où quelqu'un s'efforce d'être aimé sans jamais y parvenir parce que la personne en face est incapable d'aimer
quiconque, à part elle-même. Et j'ai voulu dépeindre un personnage - la fille - qui prend conscience de cela et qui, au lieu de se laisser submerger par le chagrin, agit et se révolte.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Il y a une citation de Shakespeare dans le livre qui dit ceci : «Il est une divinité qui donne la forme à nos destinées, de quelque façon que nous les ébauchions (1)». Pour moi, cela veut dire
que nous avons beau nous efforcer de planifier nos vies, il arrivera toujours une chose que nous n'aurions jamais pu prévoir et nous serons toujours victimes des surprises, heureuses ou tristes,
que la vie nous réserve. Une fois que l'on a compris qu'il ne faut jamais s'attendre à ce que les choses restent immuables, je pense que les chances de vivre dans une certaine harmonie augmentent
énormément.
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Sofi, ma fille de seize ans, a tout de suite dit : «Édith Piaf, Je ne regrette rien, bien sûr, mais aussi toutes ses chansons». C'est une grande fan de Piaf, comme je le suis moi-même. Et plus
j'y pense, plus je trouve ce choix judicieux. Tout comme Piaf, Eva, la protagoniste de mon roman, peut paraître fragile. Elle non plus n'a pas une vie facile. Mais elle brûle de cette force qui
lui fait surmonter les obstacles même lorsque c'est douloureux. La musique d'Édith Piaf porte en elle beaucoup de cette énergie farouche. Lorsque j'écrivais le livre, j'écoutais aussi souvent une
auteure-compositrice suédoise nommée Rebecka Törnqvist. Sa musique est empreinte des mêmes qualités.
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'un des thèmes principaux des Oreilles de Buster réside dans le fait que, en matière de mauvaises actions, ce ne sont pas toujours les plus «grosses» et les plus «flagrantes», comme la violence
physique et la maltraitance, qui blessent la majorité des gens. Ce sont certes des choses terribles contre lesquelles il faut agir mais ce que j'appelle la «méchanceté quotidienne» est tout aussi
néfaste : les commentaires sournois, les remarques insidieuses, le désir de rabaisser quelqu'un, par des moyens détournés, à la maison mais aussi à l'école, au travail ou ailleurs. J'aimerais que
chaque lecteur se remémore ces moments où cette méchanceté l'a affecté, qu'il décide de l'affronter et s'écrie «Plus jamais ça !». J'aimerais qu'à travers la protagoniste du livre, il comprenne
qu'il est parfois nécessaire de réagir - même si, en l'occurrence, la réaction d'Éva est plutôt radicale -, afin de survivre et d'être heureux. ( Source Le choix des libraires
)
(1) Ndt : Hamlet, acte V, scène 2 (traduction François-Victor Hugo).
Editions 10/18 - 2006
Préface de Marcel Schneider - Traduit de l'anglais par Daria Olivier
QUATRIEME DE COUVERTURE
Désireuses de conquérir leur destin, deux jeunes aristocrates anglaises aspirent
à l'amour comme elles s'éprendraient d'un rêve. Tandis que l'une se précipite vers le mariage avec fougue, la seconde guette patiemment l'élu qui viendra bouleverser sa vie. Dans le trouble de
l'avant-guerre débute alors un long apprentissage sinueux et passionné, à jamais universel.