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JUIN 2012 - Bibliothèque de Senneville

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photos©Voyelle

 

Merci à tous ceux qui ont contribué à cette cueillette saisonnière de mots, d'auteurs, d'illustrations, d'albums à laquelle s'ajoute toujours le plaisir d'écouter le bruit des mots. Et peu importe le Pays où ils sont nés, les voyages sans frontières parcourus au fil des pages sont des filons inépuisables, des partages riches en rencontre et en découverte. 

N'en doutons pas, la récolte sera aussi fructueuse pour la saison 2012-2013.

Bonne vacances avec ou sans images !

Cordialement

Corinne Morel, directrice artistique de la Cie Artbooka

 

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Le livre de Dina Tome 1 - Les limons vides de Herbjørg Wassmo 

Traduit du norvégien
par Luce HinschMartine Laval



4ème de couverture

Au moment même où le traîneau partait dans le vide, la peau de mouton glissa, laissant à nu le visage de l’homme. Il ouvrit alors l’œil qui n’était pas crevé et le fixa sur la femme. Muet. Un regard incrédule et désespéré.
Je suis Dina, entraînée à la suite de l’homme dans le tourbillon du torrent écumant. Puis il passe de l’autre côté. Je n’arrive pas à saisir le dernier instant, ce qui m’aurait fait découvrir ce que tout le monde redoute. Le moment où le temps s’arrête.
Qui suis-je? Quand, et à quel endroit? Suis-je à jamais damnée?

 

Le livre de Dina est avant tout l’histoire d’une enfant moralement abandonnée et mal aimée, qui dans sa recherche désespérée de quelqu’un à qui s’accrocher, frise la folie, dans laquelle elle finira peut-être du reste par chavirer. Poursuivie par l’image atroce de sa mère ébouillantée, elle s’installe dans des fantasmes et des hallucinations qui feront partie dès lors de son quotidien.
Dina est sans vergogne et ne se refuse rien. Mais au-delà du drame lui-même, c’est aussi un tableau naturaliste de la vie et des mœurs de la région du Nordland au siècle dernier. Une description par petites touches réalistes, lyriques, parfois cocasses et rapportées dans la verve truculente de la Norvège du nord.  

 

L’art de Herbjørg Wassmo est à trois dimensions. Elle brosse une immense fresque sur plusieurs plans. Le personnage échevelé de Dina, inséparable de son cheval noir Lucifer, est au premier plan et se détache sur le fond de paysages grandioses et fascinants, au cœur des nuits polaires. Au second plan surgissent une architecture traditionnelle en bois, haute en couleurs, des voiliers et des barques sentant fort le goudron et le sel marin, animés par une myriade de personnages qui vaquent avec précision aux soins de leurs métiers, chacun ayant un rôle défini dans le drame de Dina.

 

 

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A Mélie, sans mélo de  Barbara Constantine 
 4ème de couverture

 

Mélie, 72 ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer chez elle toutes les vacances d'été. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu'elle a un problème de santé. Elle verra ça plus tard, La priorité, c'est sa Clarinette chérie. Mélie, le mélo, c'est pas son truc. Elle va passer l'été (le dernier ?) à fabriquer des souvenirs à Clara.

 

 

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Jean des lointains  de Claude Courchay

Editions Presses de la Cité – 1991



QUATRIEME DE COUVERTURE

Juin 1944. Un autorail transportant trois milliards de francs est attaqué par la Résistance, près de Digne. Mais, peu après, les partisans tombent eux-mêmes dans une embuscade. L'argent disparaît alors mystérieusement, tout comme les agresseurs...
Jean n'est qu'un enfant quand on lui apprend que son père ne reviendra pas du maquis et quand on retrouve sa mère égorgée dans un champ. Elle en savait trop, paraît-il...
Trois femmes vont tenter d'élucider cette sanglante affaire. Mais Xavière la châtelaine, Mémé l'épicière et Anne l'intellectuelle pourront-elles aider jean à guérir ses plaies d'enfant, puis d'adulte? 

 

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De quelle couleur est le vent ? - Anne Herbauts

 

Editions les albums Castermann- Jeunesse - 2011

 

 

"On ne voit pas le vent,

on entend ce qu'il apporte.

On n'entend pas le vent,

on voit ce qu'il emporte."



QUATRIEME DE COUVERTURE

Un petit géant aveugle se demande quelle est la couleur du vent, et s'en va poser la question à tous ceux qui croisent son chemin. Cet album comprend des effets tactiles et porte une insciption en braille sur la couverture.

 

Prix Sorcières 2012 du meilleur album

 

«De quelle couleur est le vent ?" est une question qu'a, un jour, posée un petit garçon non-voyant. Cette question d'une force, d'une poésie et d'une justesse incroyable m'a donné envie de tenter d'y répondre. Il y a mille réponses, il n'y a pas de réponse. La réponse est vaste, forte, légère comme le vent.» Anne Herbauts

 

Interview pour en savoir plus sur la fabrication du livre

 

 

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Tout est sous contrôle - Hugh Laurie

Editions Sonatine - 2009 - Traduit de l’anglais par Jean-Luc Piningre

 

QUATRIEME DE COUVERTURE

On peut avoir un caractère de chien, un sens de la repartie assassine, un humour ravageur mais rester, même malgré soi, un mec bien. Hugh Laurie, formidable interprète du Dr House, a largement su le prouver au petit écran. Il récidive avec ce thriller haletant dont le héros, Thomas Lang, est un ancien militaire d’élite qui, hormis sa Kawasaki ZZR1100, n’a pas grand-chose à perdre. Aussi, lorsqu’on lui propose 100 000 dollars pour tuer Mr Woolf, un riche homme d’affaires londonien, Thomas ne se contente pas de refuser poliment mais pousse l’indécence jusqu’à essayer de prévenir la future victime du complot qui se trame contre lui. Une bonne intention ? L’enfer en est pavé. Car si le charme de la fille de Mr Woolf ne le laisse pas insensible, les joueurs sont nombreux dans la partie d’échecs meurtrière qui se met en place. Nombreux et impitoyables.

On retrouve dans ce thriller aussi palpitant qu’un livre de Robert Ludlum, aussi décapant qu’un épisode de Dr House, le mauvais esprit salvateur et le sens de la réplique assassine de Hugh Laurie, au service d’une intrigue passionnante et d’un personnage qu’on n’oubliera pas de sitôt. Un acteur sachant écrire est chose plutôt rare : dans la grande tradition des George Sanders et autre Peter Ustinov, Hugh Laurie, conjuguant humour anglais et efficacité hollywoodienne, fait ici une entrée talentueuse dans le monde de la littérature de genre.


Scénariste et comédien, Hugh Laurie est né en 1959 à Oxford. C’est sous un pseudonyme qu’il a envoyé le manuscrit de son premier roman, Tout est sous contrôle, à un éditeur anglais, ne dévoilant son identité réelle qu’après la signature du contrat. Les droits d’adaptation du livre ont été achetés par la MGM.

 

 

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Les oreilles de Buster - Maria Ernestam

Editions Gaïa - 2011 - Traduit du suédois par Esther Sermage


4ème de couverture

Eva cultive ses rosiers. À cinquante-six ans, elle a une vie bien réglée qu’elle partage avec Sven. Quelques amies, des enfants, et une vieille dame acariâtre dont elle s’occupe. Le soir, lorsque Sven est couché, Eva se sert un verre de vin et écrit son journal intime. La nuit est propice aux souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Peut-être aussi la cruauté est-elle plus douce lorsqu’on l’évoque dans l’atmosphère feutrée d’une maison endormie. Eva fut une petite fille traumatisée par sa mère, personnage fantasque et tyrannique, qui ne l’a jamais aimée.

Très tôt, Eva s’était promis de se venger. Et elle l’a fait, avoue-t-elle d’emblée à son journal intime.

Un délicieux mélange de candeur et de perversion. Prix des lecteurs de l'Armitière 2012 - Prix Page des libraires 2011, Catégorie "littérature européenne"

 Maria Ernestam a grandi à Uppsala en Suède. Journaliste de formation, elle a également étudié la littérature anglo-saxonne et les mathématiques. Elle a aussi obtenu un Master en Sciences Politiques aux Etats-Unis et a vécu 11 ans en Allemagne où elle travaillait en tant que correspondante étrangère pour les journaux "Veckans affärer” et “Dagens medicin”.
Elle a débuté sa carrière littéraire en 2005 avec son roman “Caipirinha with Death” et a publié depuis de nombreux romans. Elle vit aujourd'hui à Stockholm avec sa famille.
Les romans de Maria Ernestam mêlent le psychologique au suspens. Ils traitent des relations humaines avec un sérieux mêlé à de l'humour noir. Maria Ernestam a donc un style bien particulier, fortement reconnu en Suède. ( Source Babelio)

 

Interview - Le courrier des auteurs

 

1) Qui êtes-vous ? !
Ma mère dit que je suis une Maria typique. Allez savoir ce que cela peut bien vouloir dire... Née et élevée à Uppsala en Suède, j'ai toujours été attirée par la lecture et l'écriture. Des études de langues et de mathématiques m'ont menée vers le journalisme et j'ai longtemps travaillé comme correspondante aux États-Unis et en Allemagne. De retour en Suède, j'ai cultivé ma passion pour le chant et la danse et c'est peut-être ce qui a fait naître le foisonnement d'idées qui m'a poussé à écrire des romans. Mon premier livre est sorti en 2005 et j'en ai maintenant cinq à mon actif. Deux d'entre eux ont été publiés en France : Toujours avec toi et Les Oreilles de Buster, qui vient de paraître. Sur mon site Web (www.mariaernestam.com) j'ai essayé d'en dire plus sur moi et mes livres et je serais ravie que vous passiez y faire un tour. Et puis, oui, je suis un mélange de personnalités opposées : je suis sociable et de bonne compagnie mais j'adore rester seule à lire, à écrire et à boire du thé.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le thème central des «Oreilles de Buster» est une relation mère-fille où une mère charismatique, belle, brillante dans ce qu'elle entreprend mais égoïste et totalement dépourvue d'empathie demeure aveugle aux besoins de sa fille. J'ai voulu explorer ce type de relation où quelqu'un s'efforce d'être aimé sans jamais y parvenir parce que la personne en face est incapable d'aimer quiconque, à part elle-même. Et j'ai voulu dépeindre un personnage - la fille - qui prend conscience de cela et qui, au lieu de se laisser submerger par le chagrin, agit et se révolte.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Il y a une citation de Shakespeare dans le livre qui dit ceci : «Il est une divinité qui donne la forme à nos destinées, de quelque façon que nous les ébauchions (1)». Pour moi, cela veut dire que nous avons beau nous efforcer de planifier nos vies, il arrivera toujours une chose que nous n'aurions jamais pu prévoir et nous serons toujours victimes des surprises, heureuses ou tristes, que la vie nous réserve. Une fois que l'on a compris qu'il ne faut jamais s'attendre à ce que les choses restent immuables, je pense que les chances de vivre dans une certaine harmonie augmentent énormément.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Sofi, ma fille de seize ans, a tout de suite dit : «Édith Piaf, Je ne regrette rien, bien sûr, mais aussi toutes ses chansons». C'est une grande fan de Piaf, comme je le suis moi-même. Et plus j'y pense, plus je trouve ce choix judicieux. Tout comme Piaf, Eva, la protagoniste de mon roman, peut paraître fragile. Elle non plus n'a pas une vie facile. Mais elle brûle de cette force qui lui fait surmonter les obstacles même lorsque c'est douloureux. La musique d'Édith Piaf porte en elle beaucoup de cette énergie farouche. Lorsque j'écrivais le livre, j'écoutais aussi souvent une auteure-compositrice suédoise nommée Rebecka Törnqvist. Sa musique est empreinte des mêmes qualités.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'un des thèmes principaux des Oreilles de Buster réside dans le fait que, en matière de mauvaises actions, ce ne sont pas toujours les plus «grosses» et les plus «flagrantes», comme la violence physique et la maltraitance, qui blessent la majorité des gens. Ce sont certes des choses terribles contre lesquelles il faut agir mais ce que j'appelle la «méchanceté quotidienne» est tout aussi néfaste : les commentaires sournois, les remarques insidieuses, le désir de rabaisser quelqu'un, par des moyens détournés, à la maison mais aussi à l'école, au travail ou ailleurs. J'aimerais que chaque lecteur se remémore ces moments où cette méchanceté l'a affecté, qu'il décide de l'affronter et s'écrie «Plus jamais ça !». J'aimerais qu'à travers la protagoniste du livre, il comprenne qu'il est parfois nécessaire de réagir - même si, en l'occurrence, la réaction d'Éva est plutôt radicale -, afin de survivre et d'être heureux. ( Source Le choix des libraires )

(1) Ndt : Hamlet, acte V, scène 2 (traduction François-Victor Hugo). 

 

Voyelle a aimé

 

Lire les premières pages

 

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Editions 10/18 - 2006

Préface de Marcel Schneider - Traduit de l'anglais par Daria Olivier

 

QUATRIEME DE COUVERTURE

Désireuses de conquérir leur destin, deux jeunes aristocrates anglaises aspirent à l'amour comme elles s'éprendraient d'un rêve. Tandis que l'une se précipite vers le mariage avec fougue, la seconde guette patiemment l'élu qui viendra bouleverser sa vie. Dans le trouble de l'avant-guerre débute alors un long apprentissage sinueux et passionné, à jamais universel.

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