photos©Voyelle
Editions Belfond - 2006
traduit du japonais par Corinne Atlan
« Même les rencontres de hasard sont dues à des liens noués dans des vies antérieures.»
4ème de couverture
Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d'initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une
imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une oeuvre majeure, qui s'inscrit parmi les plus grands romans d'apprentissage de la littérature
universelle.
Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre
lui.
Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par
une force qui le dépasse.
Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle
fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore ... Avant de voir leur destin converger
inexorablement, et de découvrir leur propre vérité.
Né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, Haruki Murakami a étudié le théâtre et le cinéma à l'université Waseda, avant d'ouvrir un club de jazz à Tokyo en 1974. Son premier roman Écoute le chant du vent (1979), un titre emprunté à Truman Capote, lui a valu le prix Gunzo et un succès immédiat. Suivront La Course au mouton sauvage, La Fin des temps, La Ballade de l'impossible, Danse, Danse, Danse et L'éléphant s'évapore (Seuil, 1990, 92, 94, 95 et 98). Exilé en Grèce en 1988, en Italie, puis aux États-Unis, ou il écrit ses Chroniques de l'oiseau à ressort (Seuil, 2001) et Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil (Belfond, 2002 ; 10/18, 2003), il rentre au Japon en 1995, écrit deux livres de non-fiction sur le séisme de Kobe et l'attentat de la secte Aum, un recueil de nouvelles, Après le tremblement de terre (10/18, 2002), Les Amants du spoutnik (Belfond, 2003 ; 10/18, 2004) et le superbe Kafka sur le rivage (Belfond, 2006). Plusieurs fois favori pour le Nobel de littérature, Haruki Murakami a reçu récemment le prestigieux Yomiuri Prize et le prix Kafka 2006.

Editions Flammarion 2012
traduit de l'anglais par Judith Ertel
4ème de couverture
Art Spiegelman, né à Stockholm en 1948, est le co-rédacteur en chef de Raw, la célèbre revue de bandes dessinées et de graphisme d'avant-garde. Son travail est paru notamment dans le New York Times, Playboy, Le Village Voice... Ses dessins ont été exposés au Museum of Modern Art ainsi que dans des galeries américaines et européennes. Maus lui a valu, entre autres distinctions, une bourse Guggenheim, une nomination au National Book Circle Award et, en 1992, un prix Pulitzer.
Editions stock - 2011
4ème de couverture
Tout commence par un massacre d’Indiens en décembre 1890 dans le Dakota du Sud. Jayson Flannery, un photographe anglais
veuf de son état, recueille une petite fille de trois ans dont la mère a été victime du massacre. Il songe bien sûr à confier Emily à un orphelinat, s’apprête à reprendre son paquebot pour
l’Angleterre, mais il ne repartira pas seul et décide d’enlever la petite Emily aux soeurs qui l’ont prise en charge.
On les retrouve tous les deux dans un manoir du Yorkshire où Jayson a toujours vécu. Emily grandit, va à l’école,
apprend à lire. Tous dans le village se posent mille questions à son sujet. Jayson l’a-t-il adoptée, kidnappée ? Viendra-t-on un jour la chercher ? Un policier mène son enquête, s’obstine et
s’entête à rechercher les véritables origines d’Emily. Jayson comprend bientôt que, s’il veut donner une véritable identité à son Indienne d’Emily et donc des papiers et donc une appartenance
sociale, il n’a d’autre choix que celui de l’épouser. Le mariage sera grandiose et mettra fin à la suspicion de tous, y compris celle du policier.
Emily rêvait d’un cheval, dans sa corbeille de noces elle trouve une bicyclette. Jayson ne pouvait imaginer que ce
cadeau de mariage allait changer la destinée d’Emily. Elle commence par rouler pendant des heures, puis pendant des jours, puis pendant des nuits. Au terme de ses randonnées, elle fait une
découverte spectaculaire : deux fillettes de quatorze et seize ans dans un village lointain prétendent fréquenter des fées au bord d’une rivière. Tout le monde a envie de les croire, Emily la
première. Le père des jeunes filles, lui aussi photographe, demande à ses enfants de photographier la preuve de ce qu’elles avancent. Les fillettes s’exécutent et rapportent cinq clichés
stupéfiants. Le village où a grandi Emily avait des doutes sur sa véritable identité, l’Angleterre toute entière va se diviser en croyants et non-croyants de l’existence des fées. Dans cette
Angleterre qui entre dans les années folles de l’après-Première Guerre mondiale vieillit Sir Conan Doyle, qui se console et se passionne jusqu’à l’obsession pour le spiritisme. Cette fabuleuse
histoire de fées tombe si bien dans sa vie. Il y croira dur comme fer, en fera son dernier combat et entraînera Emily dans la protection de la vérité et des mensonges des petites
filles.
Hélas, il y a toujours une vérité, aussi parfois vaut-il mieux la taire.
Editions Christian Bourgois - 2012
Traduit de l'allemand par Nicole Roethel
Illustration de couverture Ferdinand Hodler "Landschaft bei caux mit anfsteigenden Wolken" (1917 )
4ème de couverture
Avec ces dix récits, ancrés dans la région du lac de Constance, Peter Stamm renoue avec le genre de la nouvelle, dans lequel il excelle. Variations autour du couple et de la solitude, ces textes conçus comme des instantanés photographiques cadrent un moment de vie sans jamais imposer de jugement ou de résolution définitive : ils capturent quelques pensées et événements flottants au sein d'existences en perpétuel état de tension et d'incertitude.
« Il y a du Strindberg chez Peter Stamm, sensible à l'hypocrisie orageuse des êtres, grand plongeur en eaux dormantes, expert en névroses étouffantes. » Marine Landrot, Télérama
Editions Zelma - 2008
4ème de couverture
Grâce à ses talents de cuisinier et à son charisme indolent, Gabriel - à peine débarqué d’on ne sait où - tisse des
liens très forts avec les habitants d’une petite ville de Bretagne : une bien belle réceptionniste d’hôtel, deux junkies au bout du rouleau et surtout José, le patron du Faro, dont la femme est à
l’hôpital…
Pareil au panda en peluche échoué sur le comptoir du Faro, Gabriel offre sa personne et son temps à celles et ceux qui
viennent à lui, plus surpris ou séduits que méfiants. Et pourtant, s’ils savaient…
Une fois de plus, Pascal Garnier déploie ici tout son charme.
« C'est que ces deux-là s'aiment, enfin, disons que la complicité qui les unit a pris avec le temps les nobles rides des vieux amants. Ils pourraient s'entretuer qu'ils ne s'en voudraient pas. C'est la vie, n'est-ce pas ? À force de voyager dans ce wagon qui pue des pieds, on finit par y faire son petit trou d'intimité, on se comprend. D'odeur à odeur, de coups tordus en coups tordus, on se cannibalise l'un l'autre. C'est dans l'habitude que tout réside, plus besoin de réfléchir, de choisir, on s'y retrouve les yeux fermés, chez l'autre comme chez soi. Les pantoufles avachies, la tignasse du matin, les cheveux sur le peigne, les coulisses de cet exploit de vivre qui nous étonne chaque matin. D'accord, pas toujours exaltant ce reflet dans le miroir, c'est vrai qu'il y a des jours où l'on voudrait le briser mais on ne le fait pas, parce que alors on se retrouverait le nez au mur et que le mur a encore une plus sale gueule que soi.»
Editions Actes sud - 2011 - Collection Babel poche ( Nouvelles)
4ème de couverture
lls vivent seuls ou en maison de retraite ; ils parlent à leur animal de compagnie ou au téléphone - la plupart n'ont plus grand monde à qui parler. Ils ont en commun leur grand âge, une santé chancelante, et ce terrible et culpabilisant sentiment d'inutilité, comme d'encombrants meubles au rebut. Un recueil de nouvelles cinglantes et tendres, par l'auteur de "La Tête en friche" (Le Rouergue, 2008).
EXTRAITS
- Tu es content, Léonard ? Tu te rends compte, hein : qui c'est qui va venir nous voir ? Des cons.Une bande de cons égoïstes, bruyants, qui vont s'asseoir sur ton fauteuil, lécher le fond des plats et tant pis pour les restes. Tout recenser, de leur regard crochu.
On voit bien des petites jeunes qui viennent pour faire leurs stages. Seulement il y a ce qu’on vous apprend dans les livres, et le reste. Dans les livres, il n’y a pas d’odeurs. Pas de cris, de
coups de sonnette. De soupe répandue, de caprices du soir. Dans leurs bouquins de cours, c’est toujours propre et net. Enfin, elle le suppose, rien qu’à voir leur figure, aux petites jeunettes,
aux premières diarrhées, aux premiers désespoirs.
Elle, elle s’en fout, voyez ? Elle est blindée. Blindée comme une porte.
Son père est en maison de retraite. Il va fêter ses quatre-vingt-neuf ans.
Elle craint de le revoir. Elle le retrouve un peu plus faible, à chaque fois. Il diminue, il se dissout,
par degrés infimes, subtils. Il jaunit, il se parchemine. Les voici presque aux derniers jours. Le temps pour s'aimer se fait court.
Editions Philippe Picquier - 2012
traduit de l'anglais par Maïa Bhârathî
4ème de couverture
Funérailles célestes est une vraie histoire d’amour et de perte, de loyauté et de fidélité
au-delà de la mort. Xinran dresse le portrait exceptionnel d’une femme et d’une terre, le Tibet, toutes les deux à la merci du destin et de la politique.
En 1956, Wen et Kejun sont de jeunes étudiants en médecine, remplis de l’espoir des premières années du
communisme en Chine. Par idéal, Kejun s’enrôle dans l’armée comme médecin. Peu après, Wen apprend la mort de son mari au combat sur les plateaux tibétains. Refusant de croire à cette nouvelle,
elle part à sa recherche et découvre un paysage auquel rien ne l’a préparée – le silence, l’altitude, le vide sont terrifiants. Perdue dans les montagnes du nord, recueillie par une famille
tibétaine, elle apprend à respecter leurs coutumes et leur culture. Après trente années d’errance, son opiniâtreté lui permet de découvrir ce qui est arrivé à son mari.
Quand Wen retourne finalement en Chine, elle trouve un pays profondément changé par la Révolution
culturelle. Mais elle aussi a changé : en Chine, elle avait toujours été poussée par le matérialisme ; au Tibet, elle a découvert la spiritualité.
Xinran est née en 1958. Pendant la révolution culturelle, elle et son frère sont enlevés par les Gardes rouges, à
leurs parents jugés « réactionnaires » et envoyés dans un orphelinat réservé aux enfants de « chiens à la solde de l’impérialisme ».
A partir de 1983, la Chine a besoin de personnes pour développer la télévision et la radio, capables de diriger
des émissions de débat éducatives tout en s’assurant que les sujets « interdits » sont évités. On confie à Xinran la production de ces émissions. Mais elle devient rapidement l’animatrice d’une
émission de radio, Mots sur la brise nocturne, diffusée quotidiennement entre 22h00 et minuit.
En 1997, elle décide de quitter la Chine et s’installe en Angleterre. Elle s’y marie et a un
fils.
En 2002, un recueil de ces vies de chinoises est publié par Chatto & Windus. (paru aux éditions Philippe
Picquier sous le titre Chinoises, en 2003). Il dit la souffrance, mais aussi l’amour et l’espoir de ces femmes.
Depuis la publication de son premier livre, un best-seller international, Xinran est connue dans le monde entier.
Elle publie une colonne bimensuelle dans The Guardian sur les questions relatives à la Chine et tient le rôle de conseiller aux relations avec la Chine pour de grandes corporations comme la
BBC.
EXTRAITS
Wen craignait que la famille ne procède à des funérailles célestes. Zhuoma avait décrit comment, après la mort de son père, son corps avait été démembré et laissé en pâture aux vautours sur un autel de montagne. Face à la réaction horrifiée de Wen, elle avait répondu que ce rituel n'était qu'une des manifestations de l'harmonie entre le ciel et la terre, la nature et l'homme : il n'y avait rien de répugnant là-dedans. Mais, malgré ces explications de Zhuoma, wen ne pensait pas pouvoir regarder le corps de Ni offert aux vautours. en l'occurrence, elle fut épargnée : la famille emmena le cadavre au lac pour des funérailles aquatiques.
Comme elles avançaient péniblement dans la tempête, le cheval a soudain émis un long gémissement de frayeur et les a jetées à terre. Quelques instants plus tard, elles ont entendu le bruit sourd que faisait son corps en s'écrasant au fond d'un ravin. En les jetant à bas, il les avait loyalement sauvées d'une mort certaine. Étourdies, elles se sont cramponnées l'une à l'autre dans le vent violent, surprises d'être encore en vie. Les paroles de Wang Liang ont traversé l'esprit de Wen : "La guerre ne vous laisse pas le loisir d'étudier et pas la moindre chance de vous adapter."
Sans possibilité d'échapper à sa situation, Wen avait cessé d'y penser. Son corps et son esprit s'étaient adaptés au mode de vie tibétain; elle ne prêtait plus une si grande attention à ses besoins et ses désirs. Quand la famille priait, elle priait avec eux, tournant son propre moulin à prières. Elle ajoutait aux prières les paroles de Wang Liang : "Le seul fait de rester en vie est en soi une victoire.
Editions Albin Michel - 2012
4ème de ouverture
Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l'immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de
l'enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n'était pas imaginaire ?
L'incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d'hier et d'aujourd'hui, éclairé par la sagesse immémoriale
de Confucius.
Dans la veine d'Oscar et la dame rose, de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ou de L'Enfant
de Noé, Les dix enfants que Mme Ming n'a pas eus est le sixième récit du Cycle de l'invisible.
EXTRAIT
A la différence des Européens qui conservent des ruines gallo-romaines au coeur de leurs métropoles mais oublient Sénèque, qui visitent des cathédrales en délaissant le christianisme, les Chinois ne logent pas leur culture dans les pierres. Ici, le passé constituait le présent de l'esprit, pas une empreinte sur la roche. Le monument demeurait secondaire, d'abord comptait le coeur spirituel, gardé, transmis, vivant, incessamment jeune, plus solide que tout édifice. La sagesse résidait dans l'invisible, l'invisible qui s'avère éternel à travers ses infinies métamorphoses, tandis que le minéral s'effrite.
A lire aussi : "La femme au miroir"

Editions Gaïa - 2011
Traduit de l'islandais par Henry K.Albansson
4ème de couverture
Karitas vient de verser l’eau bouillante dans la bassine lorsque les belles-soeurs frappent à la porte de l’atelier glacial. Karitas ne vit que pour l’art qui, lorsqu’il vient, crée le chaos sur ses toiles. Elle vit à Reykjavík, loin de son mari, l’armateur aux yeux vert océan, loin de ses enfants.
Kristín Marja Baldursdóttir est née en 1949 à Hafnafjorður, près de Reykjavík. Auteur de quatre romans, d’un recueil de
nouvelles et d’une biographie, elle est l’une des grands auteurs islandais d’aujourd’hui.
Karitas est son premier roman traduit en français.
EXTRAIT
Il y a quelque chose dans ses tableaux que je ne saisis pas, dit Pia, je m'y connaissais plutôt bien en art fut un temps et je sais qu'elle est très capable sur le plan technique mais bien qu'elle peigne ainsi de l'abstrait il y a une maudite intonation dans ses oeuvres qui me met mal à l'aise, comme si elle blâmait l'individu, riait même de lui. Et Karlina qui n'était jamais venue à une exposition de tableaux dit : je me demande si ce n'est pas seulement son effroyable expérience qui éclate dans ses tableaux. Elle a perdu un enfant en bas âge et en avait presque perdu aussi la raison, puis sa soeur est partie dans le Nord avec un des jumeaux et son mari, mon cousin, n'en fichait pas une rame, ce démon à image d'homme, il était juste toujours en mer, imagine-toi, et puis il a trahi mon Thorfinnur.
Editions Grasset - 2012
Résumé
« Au début, tout est beau, même vous. Vous n'en revenez pas d'être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n'est qu'une succession de matins ensoleillés, même l'après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible ? pourquoi réfléchir quand on est heu-reux ? ».
C'est une histoire d'amour très moderne et radicalement auto-biographique. Le héros - un jeune homme "branché" et noceur
- se souvient de ses débuts dans la vie lorsque, plein d'illu-sions, il épousa Anne, la plus jolie fille de sa génération.
Il se souvient qu'au début de leur amour, tout était bleu ; que la tendresse succéda à l'amour dès la deuxième année de
leur mariage ; que l'infidélité fut la loi de leur couple dès la troi-sième année. Alors, il sait que la loi du monde pourrait ainsi se formuler : « l'amour dure trois ans... » Tout le roman,
dont le symbole est l'horloge de Beaubourg - qui marche à reculons en décomptant les secondes qui nous séparent de l'an 2000... - est une variation drôle et émouvante sur ce thème. Il faut savoir
que, pendant qu'il raconte l'échec programmé de son premier mariage, le héros vit avec Alice. Et, là encore, l'heure tourne...
« La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre. »
Editions L'arbre - 2004
4ème de couverture
Jours anciens par sa musique toute nostalgique voudrait laisser trace, quelque part, d'un temps aujourd'hui effacé et qui fut peut-être celui de l'enfance, des tramways, de l'insouciance, du Quiquina dans les cafés... - Comme on voudra, et selon chacun.
Jours anciens (troisième édition augmentée d’un poème) a fait l’objet d’une parution en 1980, d’une autre en 1986, a reçu le Prix Claude Brossette à Quincié (Beaujolais)
Editions de Minuit - 2001
Première publication aux Éditions de Minuit en 1998.
4ème de couverture
Quand elle le voit pour la première fois, c’est dans un autobus : son regard impitoyable entrant en elle, juste avant qu’il ne descende ; quelques secondes encore avec la vitre
entre eux. Et puis rien.
Les circonstances dans lesquelles ils se revoient par hasard vingt ans plus tard ne leur permettent pas de s’approcher l’un de l’autre et sans doute en resteraient-ils là si cela ne
tenait qu’à elle, devenue entre-temps épouse de notable et mère de trois enfants. Mais lui, maintenant, il veut quelque chose.
Editions Phébus - 2010
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Dominique Letellier
4ème de couverture
Ella Rubinstein a en apparence tout pour être heureuse : une jolie maison dans le Massachusetts, trois beaux enfants, un chien fidèle. Mais, à l’aube de ses quarante ans, elle se demande si elle n’est pas passée à côté d’elle-même. Les infidélités de son mari ne sont plus un mystère et les cours de cuisine du jeudi ne suffisent pas à exalter sa vie monotone. Décidée à reprendre une activité professionnelle, elle est engagée comme lectrice par un agent littéraire. Sa première mission : rédiger une note sur un manuscrit signé Aziz Z. Zahara. Ce roman, qui retrace la rencontre entre le poète Rûmi et le plus célèbre derviche du monde musulman, Shams de Tabriz, va être une révélation pour Ella. Au fil des pages, elle découvre le soufisme, le refus des conventions et la splendeur de l’amour. Cette histoire se révèle être le miroir de la sienne. Aziz – comme Shams l’a fait pour Rûmi sept siècles auparavant – serait-il venu la libérer ?
Fille de diplomate, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence en Espagne avant de s’établir en Turquie. Après des études en « Gender and Women’s Studies » et un doctorat en sciences politiques, elle a un temps enseigné aux États-Unis. Elle vit aujourd’hui à Istanbul. Internationalement reconnue, elle est notamment l’auteur de La Bâtarde d’Istanbul (Phébus, 2007), de Bonbon Palace (Phébus, 2008) et de Lait noir (Phébus, 2009). Soufi, mon amour est l’un des plus grands succès de librairie des dernières décennies en Turquie.
Editions Gaïa - 2010
« Avez-vous déjà, ne fût-ce qu’une seule fois, vu un homme épouser celle qu’il aurait dû ? »
Elle est la fille du châtelain ; il est le fils du meunier. Ils s’aiment et tout les sépare, leur famille comme leur statut social. Dans une Norvège petite-bourgeoise et piétiste, deux êtres s’aiment et se déchirent sous le joug de leur indomptable orgueil.
Traversé de rêveries exaltantes, ce roman d’un amour impossible fut écrit en 1898. Knut Hamsun y dresse un portrait splendide et cruel d'amants romantiques dévorés par le malheur d'aimer.
« Enfin réédité, un superbe roman du prix Nobel de Littérature 1920. »
Un texte porté par un style élégant et épuré. » Paris Normandie
… le Norvégien Knut Hamsun est un véritable démiurge. À travers quelques dizaines d'ouvrages, romanesques, mais aussi théâtraux et poétiques, c'est un créateur d'univers, aux personnages fouillés et attachants, le chantre d'une littérature psychologique aux histoires d'amours passionnées entre jeunes rêveurs et filles de bourgeois commerçants... Grâce à une écriture évocatrice et émouvante (Henry Miller appréciait Vagabonds) il dépeint la société norvégienne de son temps, entre ruralité traditionnelle et révolution industrielle. » Le matricule des anges
EXTRAIT
Mais l'amour, qu'est-ce, au juste ? Un vent qui caresse les rosiers ? Non, c'est une flamme qui coule dans nos veines, une musique infernale, qui fait danser jusqu'au coeur des vieillards. C'est la marguerite qui s'ouvre à l'approche de la nuit, et c'est l'anémone qui se referme au moindre souffle et meurt dès qu'on l'effleure. C'est cela, l'amour.