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Janvier 2011 - Salon de Thé D'Est en Ouest

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photos©Voyelle

 

1er rendez-vous de l'année...les mets et les mots ont fait la ronde. Et en février, on remet ça, même jour, même heure, même lieu ! En attendant de découvrir les prochains coups de coeur, voici un aperçu de ceux de janvier. Bonne lecture !

 

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« La vie n’est ni un jeu ni un match, sinon il y aurait des gagnants »

 

 

4ème de couverture

Dans une ville du Japon, de nos jours, un garçon de dix ans grandit dans un orphelinat. Son père est mort de surmenage professionnel et sa mère est atteinte de cyclothymie aiguë. Comme tous les enfants de son âge, il est passionné de technologies et de jeux vidéo. Etrangement, il a attiré l'attention d'un lutteur de sumo, de passage. Ce dernier, grand maître de force et de sagesse, a repéré le " gros" qui se cache en lui. Il entreprend donc, alors que ce gosse garde sa corpulence normale, de lui expliquer les éléments fondamentaux et les pratiques d'un sport ancestral et d'un art martial qui touche à la plus profonde philosophie zen...


 

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"Naufrages" d'Akira Yoshimura

Editions Babel  - 2004

Traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle

 

4ème de couverture

Dans un village isolé entre mer et montagne, une petite communauté tente d’échapper à la misère en entretenant d’étranges coutumes. Isaku n’a que neuf ans lorsque son père part se louer dans un bourg au-delà de la montagne. Devenu d’emblée chef de famille, Isaku se voit attribuer une responsabilité dont il ne peut imaginer les conséquences. Une tempête s’annonçant cette nuit-là, d’immenses feux sont allumés sur la plage. Chargé de surveiller ce rite ancestral, Isaku va assister à l’arrivée d’un navire qui, ayant repéré les feux depuis le large, s’approche de la plage pour échapper au naufrage. Mais une barre rocheuse déchire la mer aux abords du village, et le piège se referme sur ce bateau qui, sous les yeux horrifiés de l’enfant, sombre en offrant à la communauté sa précieuse cargaison. A travers ce récit envoûtant et cruel, Akira Yoshimura évoque la violence presque primitive d’une communauté villageoise totalement isolée dans un Japon hors du temps. S’appuyant sur le cycle des saisons, il décrit les conséquences de cet enfermement sur le destin d’un enfant dont la naïveté ne peut engendrer la révolte ni quelque autre forme de jugement face à la misère.

 

EXTRAIT

De vieux capuchons de paille flottaient çà et là dans les premières vagues. Quand les rouleaux s’écrasaient sur les récifs au loin sur la côte, l’écume arrivait par vagues successives aux pieds d’Isaku et la mer se cambrait pour venir s’écraser contre les rochers.

Il pleuvait et la surface de la mer fumait. Des gouttes de pluie mêlées d’écume passaient à travers les trous de sa capuche. La côte rocheuse était bordée d’une mince étendue de sable où venaient s’échouer les épaves.

Isaku attendit que la mer se retire pour s’avancer et attraper un morceau de bois coincé entre les rochers. Il était courbe et portait des marques de clous. C’était un peu lourd, il n’avait que neuf ans, mais il prit appui sur le rocher et tira du mieux qu’il put, si bien qu’il réussit à le faire glisser.

Une vague approcha dans un bouillonnement d’écume, d’un bond il recula sur le rivage. Il l’entendit s’écraser derrière lui, tandis qu’un paquet de mer l’éclaboussait avec fracas. Puis elle se retira, et il avança à nouveau pour tendre la main vers le morceau de bois.

L’épave se rapprochait peu à peu et bientôt, portée par une vague plus puissante, elle vint s’échouer sur le rivage. Il s’y cramponna pour la retenir.

Agrippé à une aspérité, il la tira hors de l’eau et l’emporta au village.

D’autres villageois chargés de bois quittaient la plage pour prendre le chemin du village. Le morceau qu’Isaku avait ramassé semblait plus imposant et plus dur. S’il avait pu le rapporter chez lui, il en aurait fait une belle bûche, aussi était-il un peu déçu de devoir le donner pour l’incinération.

En arrivant sur le chemin, il vit une femme sortir de la maison du mort, et venir vers lui pour l’aider à transporter l’épave à l’intérieur. Ils l’abandonnèrent dans l’entrée de terre battue où d’autres morceaux gisaient pêle-mêle.

Isaku défit le lien de son capuchon, s’assit sur le bois et regarda autour de lui. Le mort, un homme de plus de cinquante ans du nom de Kinzo, était nu, simplement couvert d’un linge autour des reins. Après une mauvaise chute, il s’était couché, et depuis quelques jours sa famille ne lui donnait plus que de l’eau. On n’avait pas l’habitude au village de nourrir les mourants.

Le corps, placé en position assise avec les genoux repliés avait été attaché avec une corde au pilier central. Les os ressortaient sous la peau, et le ventre, anormalement gonflé, semblait dur. La tête penchait légèrement en avant, et on avait déposé sur le petit chignon de cheveux blancs un talisman fait de tiges de chanvre séché tressées en croix, afin d’écarter les mauvais esprits.

La mère d’Isaku essuyait le cercueil posé sur le sol. L’enfant sentait l’odeur de la soupe de riz offerte par les villageois qui cuisait sur le feu.

Sans doute pleuvait-il très fort, car il ne percevait plus le ressac et le bruit de la pluie emplissait la maison.

Il avait les yeux fixés sur les mains de la femme qui brassait le contenu de la marmite avec une spatule.


 

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" Ceux des tempêtes" d'Alain du Manoir

Préface de Jean Recher - Editions Ancre de Marine

 

Résume de l'éditeurCarnet de bord d'une campagne de pêche au large de l'Islande, à bord d'un chalutier de Fécamp. Un document exceptionnel sur la vie des Terre-Neuvas en 1936. Plus q'un reportage, le roman vrai de la Grande Pêche.

 

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4ème de couverture

Revoici Pénélope, la jeune conservatrice du patrimoine, toujours amoureuse de Wandrille, journaliste dandy et rieur. Après avoir résolu l’énigme de la tapisserie de Bayeux dans Intrigue à l’anglaise, elle est nommée au château de Versailles. Dès son arrivée, elle découvre un cadavre, un Chinois et un meuble en trop. C’est effrayant, c’est étrange, c’est beaucoup. Dans ce temple de la perfection et de la majesté vont s’affronter les bourrasques de la mafia chinoise et d’une société secrète qui se perpétue depuis le XVIIe siècle. Des salons aux arrière-cabinets du château, des bosquets du parc aux hôtels particuliers de la ville, Pénélope, bondissante et perspicace, va percer les mystères de Versailles.

 



Les premières lignes : ICI


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"Puisque les princes m'impressionnent" de Lucie B
Editions à réActions - 2009 (texte et photographies)
Galerie de princes charmants, cet ouvrage est la mise en image d'un travail théâtral et photographique mené par Lucie B, et la compagnie Sans paradis fixe. 48 photographies argentiques en noir et blanc.
« Douceur, offrande, pudeur et étonnement : Lucie B. suit un chemin simple et singulier. Portraits d'hommes modestes stoppés dans la banalité de leur quotidien pour accomplir un geste lourd de sens et léger comme une plume, offrir des fleurs. Ces photographies sont autant de visions momentanées de ce que pourrait être le masculin et le féminin. Non prévenus, pris de court, ils offrent à notre regard l'intimité de leur espoir : qu'un jour une femme soit là pour recevoir les fleurs de leur cœur. » Arlette Farge

EXTRAITS TEXTES et PHOTOS : ICI

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Editions Anne Carrière 2010
Traduit de l'allemand par Bernard Kreiss
4ème de couverture
À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.
Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l’oubli.
Katharina Hagena est née en 1967. Spécialiste de l’œuvre de Joyce, elle enseigne la littérature anglaise et allemande à l’université de Hambourg.

Les premières pages : ICI

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"On n'empêche pas un petit coeur d'aimer" de Claire Castillon 
( Nouvelles) Editions Fayard 2007

« L’essentiel, c’est de dialoguer. Après, il ne faut pas décortiquer. A trop couper les cheveux en quatre, on peut en sortir ébranlé »

4ème de couverture
On n'empêche pas un petit coeur d'aimer. Surtout un petit coeur sec. Jaloux. Tordu. Malheureux. Il faut l'admettre, l'amour n'est pas l'apanage des gens aimants. D'ailleurs l'auteur avait pensé intituler son recueil de nouvelles : Infect. Mais d'Insecte à Infect la rime était trop facile. Pourtant, infects, nous le sommes tous plus ou moins quand nous aimons ?

QUELQUES PRELEVEMENTS

1ère phrase
Elle met des mots d'amour, quelquefois des douceurs, sous le bras d'un pull-over, dans l'épaule d'un gilet.

Puis...Je me souviens de tout, je ne pardonne rien. Ces apéritifs ridicules avant de sortir dîner. Tiens, prends des cacahouètes, tu me disais maigrelette, et tu ouvrais un nouveau paquet  de chips. Après, au restaurant, tu économisais. Une entrée, et parfois un dessert partagé. Je trouvais romantique de picorer dans ton assiette, et attendrissant que tu glisses dans ta poche les bonbons qui accompagnaient l'addition. Mignon gourmand, pensai-je. Mais je t'ai vu, un jour, les empaqueter pour les offrir, et làj'ai eu envie de cogner. Pourtant, je t'ai aidé à trouver du ruban, et je suis restée. A Noël tu refermais proprement le papier des cadeaux que tu venais de recevoir, et je me demandais qui les rouvrirait, plus tard, lors d'un dîner, d'une fête ou d'un anniversaire. Tu recyclais le chocolat, le vin, les livres et les disques. Je n'oublierai jamais le regard de notre fils, gêné de recevoir l'écharpe en soie que notre fille t'avait acheté pour une fête des Pères.
Plus ça va, plus je vais être, hélas, enclin à la tromper. Elle le sait, elle encaisse. Je ne dois pas la quitter, c'est la seule chose qui lui tient à coeur. Rien ne m'empêchera de le faire, pourtant, si j'ai un coup de foudre. Mais ça va encore. Un souvenir commun, un gratin de courges ou du sucre à la crème, ses divines spécialités, viennent toujours me surprendre à temps.(p128)

Maintenant que tu sais les écrire, les envoyer, les effacer, tu pourras lui demander comment les éviter, les erreurs?" (p. 133 / Train-train)

Tu disais de ta vie qu'elle serait un voyage, j'avais terminé le mien aux coins de ton visage. Je t'ai fait disparaître." (p. 126 / Voyages)

La nuit, il est gentil; quelquefois, il m'embrasse dans le cou. Mais dès que j'ouvre un oeil, je deviens son objet, ou parfois sa souris de laboratoire." (p.117/ Mort au rat )

C'est l'histoire de deux âmes qui doivent finir d'aimer. L'une parce qu'elle est vieille, l'autre parce qu'elle se sent chassée. L'homme ne veut plus de la femme, il la trouve trop jeune. Elle ne jure que par lui, elle voudrait le garder." (p. 99 / Arrache-coeur )

Une phrase à retenir ?!
Une vieille amie m'a dit que c'est au tombeau que l'on reconnaît la mesquinerie de la famille.


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Editions Babel 2005
4ème de couverture
A quarante ans, quittée par son compagnon, elle vide son compte en banque et part à Venise, pour ne pas sombrer. C'est l'hiver, les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l'arrachent à sa solitude. Il y a là un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant. Il y a aussi, dans la ville, un libraire amoureux des mots et de sa cité qui, peu à peu, fera renaître en elle l'attente du désir et de l'autre.
Dans une langue ajustée aux émotions et à la détresse de son personnage, Claudie Gallay dépeint la transformation intérieure d'une femme à la recherche d'un nouveau souffle de vie. Et médite, dans le décor d'une Venise troublante et révélatrice, sur l'enjeu de la création et sur la force du sentiment amoureux

EXTRAIT
Ses lèvres, humides, elles les essuie avec le pouce. Je ne sais pas gérer le désespoir, le mien, encore moins celui de autres. Je n’ai jamais su.
Et puis l’histoire qui revient. Toujours la même histoire. Le même désaccord.
Je détourne la tête. Dehors, les toits, le ciel. Un temps sombre, chargé de nuages.
– Ça va s’arranger… je dis, et je ne sais pas si je parle du temps. Ou d’elle. De sa vie.
Elle ne le sait pas non plus.
Mais c’est tout ce que je trouve à dire à ce moment-là. Ça va s’arranger, alors que ça ne s’arrangera pas.
Elle attend que je lui dise cette chose-là, ça ne s’arrangera pas, cette vérité, que ça ne s’arrangera jamais, jamais plus, jamais plus comme avant. Et qu’il n’y a rien à faire contre ça.
Je prends une tranche de pain, je la recouvre de confiture. Impossible de mordre dedans. Je la repose.
Il faudrait arrêter de mentir. Au gens, aux vieux, aux enfants.
Quand Trevor est parti, j’aurais dû lui dire je ne crève pas pour toi mais c’est ma jeunesse qui crève. Quelque chose que je porte en moi et que j’aimais et qui s’en va.
Je ne lui ai rien dit.
Au fond du salon, la porte s’ouvre, Carla baisse la tête.
–Ne fais pas ça, je dis.
Mais ça ne suffit pas.
Je veux me lever. Partir.
Elle dit reste.
D’une voix, venue du ventre. Valentino s’avance. Je sens la tension entre eux. Palpable. Je la subis. Ça me rappelle trop les silences avec Trevor à la fin quand on ne s’engueulait même plus.
Qu’on s’ennuyait.
Au restaurant, on n’osait plus se regarder. On regardait par la fenêtre ou alors on regardait les autres. Ailleurs. On tournait notre fourchette entre nos doigts. On avait hâte de finir, hâte de payer. Hâte de partir. Et pourtant on ne partait pas. On s’accrochait. Moi surtout.
Je ne les regarde pas.
Je prends une orange. Je la garde dans ma main et puis je la fais rouler sur la table d’une paume dans l’autre.
L’amour de Carla connaît sa fissure. La première. Elle le sait. Avant lui.
C’est le savoir des femmes. (Pages 168-169)


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"Honte et dignité" de Dag Solstad
Editions les Allusifs 2008 
Traduit du Norvégien par jean-Baptiste Coursaud
4ème de couverture
Un professeur dans la cinquantaine, Elias Rukla est en butte à une jeunesse indifférente et hostile qui n’en a rien à faire de l’enseignement du norvégien en général et d’Ibsen en particulier. C’est toute la solitude du professeur que Solstad nous livre ici, toute la difficulté, ancestrale, universelle, à intéresser des adolescents à une œuvre non seulement incontournable des lettres nationales, mais d’une étonnante modernité. C’est aussi l’ironie de Solstad qui sait se moquer de son personnage, frustré dans sa vie personnelle, incapable de se mettre au niveau de ses interlocuteurs, perdu dans les méandres de sa pensée somme toute alcoolisée. Dag Solstad s’inscrit dans ce courant d’écrivains norvégiens et scandinaves qui ont repris le stream of consciouness cher à Joyce de la fin des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990. De même pour Thomas Bernhard dont on retrouve chez Solstad la pensée en mouvement jusque dans la construction narrative qui suit les réflexions des personnages, mais aussi la rage propre à ces mêmes personnages, qui va voir Elias Rukla s’acharner contre son… parapluie
Dag Solstad est né en juillet 1941 à Sandefjord en Norvège. Il est connu entre autres pour le talent avec lequel il analyse la conscience moderne. Il a aujourd’hui publié près d’une trentaine de livres traduits en anglais, en arabe, en turc ou encore en espagnol. Il est le seul auteur norvégien à avoir obtenu trois fois le Prix de la Critique Littéraire Norvégienne. Il est également récipendiaire du Prix de littérature du Conseil Nordique en 1989 pour Roman 1987, puis encore du Prix de la Critique en 1999 pour T. Singer, et du Brageprisen en 2006

EXTRAIT
En fait, c’était un professeur agrégé un soupçon soûlographe, dans la cinquantaine, pourvu d’une épouse à l’embonpoint un soupçon trop prononcé, et avec qui il prenait chaque matin son petit déjeuner. Cette matinée d’automne, un lundi, en octobre, ne faisait pas exception à la règle alors que, assis à la table du petit déjeuner, titillé par une légère céphalée, il ignorait encore qu’elle allait devenir la journée la plus décisive de sa vie. Aujourd’hui comme les autres jours, il avait veillé à revêtir une chemise d’une éblouissante propreté ; une vigilance qui avait un effet lénifiant sur le malaise dont il ne pouvait se départir et qui le faisait se sentir contraint et forcé de vivre à cette époque, dans ces conditions. Il termina son petit déjeuner en silence, jeta un oeil par la fenêtre, vers la rue Jacob Aalls gate, ainsi qu’il l’avait fait un nombre incalculable de fois au fil des ans. Il se trouvait à Oslo, la capitale de la Norvège, où il vivait et exerçait.

 
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