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mai 2011 - Bibliothèque "Paul Lajoinie"

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"Des corps en silence" de Valentine Goby

Editions Gallimard - 2010

 

Résumé chez l'éditeur
« Elle imagine possible un mari fidèle, pour ça elle est prête à faire sa fille des rues, sa prostituée, sa courtisane. Tout plutôt que ça : qu'il couche ailleurs. Elle dit tout, elle pense tout, elle l'aime à se tuer. »
Deux femmes en résistance contre la fin du désir amoureux. À un siècle d'écart leurs chemins se croisent, se confondent, se séparent : l'une tente l'impossible pour reconquérir l'homme qu'elle aime, l'autre imagine une rupture radicale. Toutes deux refusent le silence des corps.

Extrait : CLICK

 

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"Lettres à Yves" de Pierre Bergé

Edition Gallimard - 2010

 

Résumé de l'éditeur

 « 5 juin 2008
Comme le matin de Paris était jeune et beau la fois où nous nous sommes rencontrés ! Tu menais ton premier combat. Ce jour-là, tu as rencontré la gloire et depuis, elle et toi, ne vous êtes plus quittés. Comment aurais-je pu imaginer que cinquante années plus tard nous serions là, face à face, et que je m'adresserais à toi pour un dernier adieu ? C'est la dernière fois que je te parle, la dernière fois que je le peux. Bientôt, tes cendres rejoindront la sépulture qui t'attend dans les jardins de Marrakech. »

 

Cette Histoire-là, nombreux la connaissent déjà, d’où l’importance de lire ces 108 pages de correspondance – à une voix – de Pierre Bergé à Yves. Si on connaissait Yves Saint Laurent, on apprend qui est Yves. On fouille son histoire d’amour avec Pierre. On en comprend les ressorts. On appréhende sa sexualité, ses déviances (alcool & drogues), ses violences, celles faites à autrui comme lui-même, son rapport aux femmes, ses sources d’inspiration… Mais surtout on déconstruit – un peu mieux – la mécanique d’un esprit iréellement brillant.

 

EXTRAITS

Page 32 : « 17 janvier 2009

Hier, je t’ai écrit que tu avais placé très haut la barre de ton métier. En fait, j’ai toujours pensé que ce métier n’était pas à ton niveau, que tu méritais mieux que ça, que tu as toujours souffert de son côté éphémère. Tu as toujours su que la mode n’était pas un art, même s’il fallait être un artiste pour la créer. C’est bien pour cela que tu t’es imposé une telle rigueur. Tu aurais du être un artiste à part entière, mais en avais-tu le talent ? »

 

Page 44 : « 2 mars 2009

Kikou, tu me manques terriblement. »

 

Page 60 : « 12 avril 2009

… Tu avais trouvé refuge dans une boulimie et une gourmandise incroyables. Toi qui avais été, et à juste titre, si fier de ton corps, tu t’étais mis à la haïr au point de le déformer. « Je suis devenu un monstre », me disais-tu et c’était vrai. Le masochisme avec lequel tu avais joué avec tant d’adresse avait pris sa revanche. C’est lui à coup sûr qui t’a fait te détruire pendant tant d’années. D’abord l’alcool et la drogue, ensuite la nourriture. La nourriture, j’ai toujours su que, pour une large part, c’était dirigé contre moi. Une manière de me dire « tu m’as enlevé et la drogue et l’alcool, je vais me venger ». Ce que tu ne savais pas, c’est que le premier atteint allait être toi. Tu étais enfantin, aussi avais-tu des stratégies enfantines. Je t’aimais pour ça aussi. »

 

page 76 : « 28 avril 2009

… C’est toi qui me fermeras les yeux, m’avais-tu dit à plusieurs reprises. Tu aimais les formules. Je te les ai fermés. Je ne savais pas que ce serait difficile, qu’ils refuseraient de rester clos. C’est un infirmier qui a placé une compresse sur chacun. Il était 23h12. »

 

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"Albatros, la croisière de la peur" de Deborah Scaling Kiley


4ème de couverture

Le 22 octobre 1982, un équipage de cinq personnes, deux femmes et trois hommes, quitte la Floride à bord d'un deux-mâts de seize mètres de long. Une énorme tempête se lève le lendemain du départ, brisant un mât puis cassant un hublot. Le bateau sombre peu à peu. L'équipage se retrouve sur un canot de sauvetage. L'une des deux jeunes femmes se laisse rapidement mourir, rongée par le stress, transie par le froid. La tension augmente à bord du canot. Deux des hommes, perdant la raison se jettent dans une mer envahie de requins. Les deux rescapés, luttant contre la faim, le froid, la peur et le stress, guettent d'éventuels secours. Cette histoire, digne des plus grands romans d'aventure, est une histoire vraie. C'est celle de la narratrice, Deborah Scanling. Il lui aura fallu une dizaine d'années et le soutien de sa famille et de ses amis pour réussir à témoigner, à relater son naufrage. Dans son récit, rien n'est enjolivé, rien n'est épargné ; elle raconte ici toute la violence, la haine et la folie des naufragés, des sentiments et des images demeurés intacts, qui ont conservé toute leur force et leur horreur dans les souvenirs de l'auteur.

 

Le Mot de l'éditeur Tout, dans ce livre qui peut se lire comme un roman, est vrai : atrocement vrai. L’auteur, qui en est l’héroïne, et qui sortit de l’aventure essorée jusqu’aux os, jusqu’à l’âme, a mis plus de dix ans avant de se décider à la raconter. On comprend, à la lire, son hésitation – et le choc qu’en reçurent les lecteurs américains. Car le conte cruel dont il s’agit nous parle, à sa façon, de ce que sont les hommes d’aujourd’hui – et ce qu’il nous en montre n’est pas fait pour rassurer… Un voilier de rêve : vingt-deux mètres, tous les aménagements que l’on peut souhaiter. Beauté et confort. Cinq personnes à bord – trois hommes et deux femmes – pour une croisière atlantique en direction des Caraïbes qui s’annonce de tout repos. Mais la météo est capricieuse. Et capricieuse aussi l’âme humaine, en ses noirceurs et sa misère secrètes. Qu’on parle ouragan, requins, haine mortelle entre naufragés : ce sont là clichés du roman d’aventures. Mais que ces choses-là viennent à exister pour de bon et qu’il faille y faire face est une autre affaire. Une affaire dont les femmes, on le verra, se tirent avec plus d’honneur que les hommes.

 

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"Le chagrin" de Lionel Duroy

Editions Julliard - 2010

 

4ème de couverture

De l'Occupation jusqu'à nos jours en passant par la guerre d'Algérie et Mai 68, des avenues chics de Neuilly aux cités dortoirs de Rueil, Lionel Duroy retrace l'itinéraire chaotique d'un garçon pris au piège d'une odyssée familiale désastreuse. Un roman poignant qui fouille les mentalités françaises depuis la seconde moitié du XXe siècle.

 

Au départ, c'est un couple amoureux qui convole durant l'Occupation. Le mari est issu de la noblesse désargentée ; d'une grande beauté, l'épouse aspire à une vie mondaine digne de sa récente particule. En catholiques zélés, ils donnent naissance à onze enfants, tandis que toute la maisonnée mène aveuglément un train de vie de grands bourgeois. Prêt à se lancer dans les entreprises les plus hasardeuses pour satisfaire les exigences de sa bien-aimée, le père accumule en secret des dettes exorbitantes. La chute n'en est que plus rude. Expulsion des beaux quartiers, humiliation sociale... toute la tribu est relogée dans une cité lugubre où ne tiennent aucun des meubles fabriqués sur mesure pour le bel appartement de Neuilly. La paix du ménage se fissure, tout comme l'équilibre psychologique de la mère. Commence une longue série de galères - de magouilles paternelles en crises de nerfs maternelles. Le narrateur, l'un des enfants, est le témoin épouvanté des calamités qui s'amoncellent au-dessus du foyer familial. Un chagrin qui pèsera sur ses épaules durant toute son existence.
De 1940 à nos jours, la société française connaîtra elle aussi de grands bouleversements. Mais jamais cette famille ne sera du bon côté des événements politiques. Défenseur de Pétain sous l'Occupation, opposé de nouveau à de Gaulle lorsqu'il « abandonne » les Français d'Algérie, et pestant contre ces «gauchistes» qui, en 68, incendient Paris du haut de leurs barricades, le père est toujours à contre-courant des grands mouvements libérateurs. Il faudra plusieurs décennies au narrateur pour se défaire de l'héritage culturel familial, et parvenir enfin à se forger ses propres convictions.
Comprendre d'où l'on vient pour parvenir à s'émanciper de son passé, telle est l'entreprise du Chagrin. Lionel Duroy s'est inspiré de son propre parcours pour écrire ce magistral roman d'initiation. Loin de montrer la face glorieuse de son existence, c'est au contraire avec un courage et une sincérité déchirants qu'il décrit ce que tant d'autres familles taisent sur leurs origines honteuses ou inavouables. Selon une conception cyclique du temps chère à Marcel Proust, Lionel Duroy démontre que les mêmes épisodes traumatiques ne cessent de se rejouer dans notre vie présente, sous d'autres déguisements. Et souligne, avec mélancolie, la manière dont l'enfance continue à nous hanter des décennies plus tard

 

EXTRAIT PDF : CLICK

 

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"Incident de personne" de Eric Pessan

Editions Albin Michel - 2010

 

4ème de couverture

"J’ai prié pour que vous n’ayez aucune histoire à me confier. Je ne suis plus apte à entretenir une conversation, encore moins à écouter des confidences. Je déborde."

Une nuit, un train se retrouve bloqué en rase campagne. Un passager lie connaissance avec sa voisine. Il lui parle d’enfance, de solitude, de son existence ténébreuse à laquelle il n’oppose plus aucune révolte. Pendant cette interminable attente, un lien se tisse entre eux. Jusqu’à ce que le train reparte...
Un texte exigeant, d’une simplicité épurée, où le romancier et dramaturge Éric Pessan interroge de son écriture fluide notre rapport au monde et à l’altérité.

 

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"Les autres" d'Alice Ferney

Editions Acte sud /Poche Babel - 2008

 

4ème de couverture

Théo fête ce soir ses vingt ans et rien ne devrait troubler ce moment de convivialité et de réjouissance. Rien sinon le jeu de société que son frère aîné lui offre, qui révélera à chaque participant la façon dont les autres le perçoivent, menaçant de remettre en cause l’idée qu’il se faisait de lui-même et des sentiments réciproques l’attachant à ses proches. Au fil de la partie, le jeu devient le révélateur de secrets de famille jusque-là soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance… et nul ne sortira indemne de la soirée. Evoquant les liens de la fratrie, de l’amitié ou de l’amour naissant, Les Autres est aux relations affectives ce que La Conversation amoureuse est à l’amour : un accomplissement romanesque d’une remarquable maîtrise polyphonique. L’oeuvre romanesque d’Alice Ferney est publiée chez Actes Sud : Le Ventre de la fée (1993), L’Elégance des veuves (1995 ; Babel n° 280), Grâce et dénuement (1997, prix Culture et bibliothèques pour tous ; Babel n° 439), La Conversation amoureuse (2000 ; Babel n° 567), Dans la guerre (2003 ; Babel n° 714).

 

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"Les femmes aux cheveux courts"de Patrice Leconte  

Editions Albin Michel - 2009

 

Résumé du livre

Je m'appelle Thomas, je suis un chic type, je travaille dans une papeterie,j'ai 27 ans,j'aime les femmes aux cheveux courts. Et il me reste un peu moins de trois ans pour trouver la femme de ma vie.' Séduisant et sympathique, Thomas s'est juré de rencontrer la femme de sa vie avant l'âge fatidique de trente ans. La boutique de papeterie, où il est employé sous l'autorité souriante de Madame Capliet, ne manque pas de jolies vendeuses, dont la ravissante Louise. Mais Louise est sur le point de se marier et, de plus, ne correspond pas à son idéal : une fille brune à la peau mate et aux cheveux courts. Pas plus qu'Amandine, la serveuse de son restaurant favori, ou Marie-Christine, la splendide Noire qui joue du piano au dessus de chez lui. C'est dans le métro, tout bêtement, que la rencontre miracle aura lieu avec Colette, à l'image même de tous ses rêves. Et comme souvent, quand l'amour et le hasard se jouent des tours, Colette n'est peut-être pas la fille fuyante et inaccessible que Thomas imaginait...

 

 Ce jeune homme qui aimait les femmes (aux cheveux courts) enquête dans un Paris de carte postale à la recherche de la femme idéale.
Le premier roman de Patrice Leconte possède le charme et la fantaisie qui ont fait le succès de ses nombreux films, du Mari de la coiffeuse, à La Fille sur le pont.

 

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"La couleur des sentiments" de Kathryn Stockett

Editions Jacqueline Chambon - 2010

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Pierre Girard

 

4ème de couverture

Chez les Blancs de Jackson, Mississipi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine et s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un  autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.

Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, a pu partir sans même lui laisser un mot.

Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture.

 

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"Les heures silencieuses" de Gaëlle Josse

Editions Autrement - 2011

 

Résumé de l'éditeur

Magdalena est l’épouse de Pieter van Beyeren, administrateur de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Issue d’une famille de riches armateurs, Magdalena est rigoureuse, soucieuse d’ordre et d’économie, maîtresse d’elle-même et de son foyer. Elle aurait pu succéder à son père si le commerce n’était réservé aux hommes, et la place des femmes à la maison. C’est sur un espace intérieur qu’elle semble s’être repliée. Intérieur où elle s’est fait représenter vue de dos, à son clavecin, près d’une fenêtre éclairant une enfilade de pièces qui respirent le calme, dans un tableau au charme presque irréel peint par un artiste du temps, Emmanuel de Witt. Ce décor a ses secrets, que livre le journal intime de Magdalena. Sa déception de n’avoir pu succéder à son père, née sans héritier mâle. Sa rencontre avec Pieter. Toutes les failles intimes de son existence. Un souvenir qui l’oppresse, emplit ses nuits d’angoisse : le meurtre dont elle a été témoin, enfant. Et d’autres infortunes autour d’elle. Sa sœur Judith, qui se morfond de ne pouvoir enfanter. Ses filles, Catherina et Elisabeth, pour lesquelles Magdalena songe à des mariages délicats à arranger. Enfin, son propre sort en tant qu’épouse, quand Pieter décide brutalement de renoncer à tout commerce de chair avec elle, pour ne pas risquer encore une fois. de la perdre en couches. A ces inquiétudes personnelles se mêle le récit des efforts d’une famille d’armateurs pour conserver le bien-être.

« L’ordre, la mesure et le travail sont des remparts contre les embarras de l’existence. C’est ce qu’on nous apprend dès l’enfance. Vanité de croire cela. Chaque jour qui passe me rappelle, si besoin était, que la conduite d’une vie n’est en rien semblable à celle d’un stock d’épices ou de porcelaine. Ce que nous tentons de bâtir autour de nous ressemble aux digues que les hommes construisent pour empêcher la mer de nous submerger. Ce sont des édifices fragiles dont se jouent les éléments. Elles restent toujours à consolider ou à refaire. Le cœur des hommes est d’une moindre résistance, je le crains. »

 

 

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