Editions Folio -2010
4ème de couverture
«Moi Aleyt van Meervenne, épouse Bosch, je ne suis pas femme de lettres… si je prends la décision
aujourd’hui, en ce froid mois de novembre 1516, de m’asseoir pour remplir ces feuillets, c’est que j’ai partagé pendant plus de trente ans la vie d’un homme si discret, que je crains qu’il ne
disparaisse dans le gouffre béant de la mémoire des hommes.»
À travers les yeux de sa femme, nous sont racontées la vie quotidienne et la spiritualité de Jérôme Bosch.
Homme secret et réservé, il a su faire de ses visions obsédantes une œuvre universelle. Ce roman historique est un voyage au cœur de l’art du plus mystérieux des peintres flamands de la fin du
XVe siècle.
Scénariste de formation Alexandra Strauss est monteuse dans le cinéma. " Les démons de Jérome Bosch" est son premier roman
Editions Circé - 2010
traduit de l'hongrois par Imre Laszlo
4ème de couverture
«Pour autant qu'on pouvait le distinguer dans le crépuscule où baignait le jardin, c'était un fox-terrier,
sans doute un croisement de fox à poil dur et de fox à poil ras. Son corps svelte était recouvert d'un poil blanc court et lisse, sans tache ni éclaboussure. Seules les oreilles étaient noisette,
avec un trait noir à la naissance. Par une de ces coquetteries dont la nature est prodigue, le dessin et la couleur, à l'attache de chacune des oreilles, n'étaient pas symétriques. De l'oreille
gauche, une raie noisette descendait jusqu'aux cils en passant par le dessus de la tête. Au-dessous de l'oreille droite, la gueule était d'une blancheur immaculée, mais derrière l'oreille le
trait noir, comme pour faire un contraste amusant avec la blancheur de la gueule, descendait profondément sur la nuque, dépassant la ligne où, d'habitude, les chiens portent le collier. Là, il
s'élargissait en une sorte de carré noir, pour autant que la nature consente à former des carrés et autres figures géométriques régulières. Ajoutons deux grands yeux luisants à la base d'une tête
allongée en triangle, à la pointe duquel brillait un petit nez noir comme astiqué au cirage, et nous aurons dessiné à grands traits la gracieuse silhouette qui venait de s'installer aux pieds
d'Ancsa.»
L'histoire de Niki, une chienne ordinaire, et des Ancsa, un couple non moins ordinaire, est une parabole
extraordinairement émouvante, - sans jamais donner dans la sensiblerie -, sur l'attention, la gentillesse et la résistance de l'amour.
Editions folio - 2009
4ème de couverture
«Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble
bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à
l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.
Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis
très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très
intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.»
Editions Actes sud -2010
Goncourt des lycéens - 2010
Présentation de l'éditeur
13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.
Extrait : ICI
Editions Plon - 2004 - EPUISE
4ème de couverture
Soixante ans plus tard, tel le saumon, j'ai éprouvé le besoin impérieux de remonter la rivière. J'ai alors plongé, au coeur de la mer Blanche, dans la beauté mortelle de l'archipel du goulag ; là où, pour les besoins de la propagande soviétique, on a fait danser des femmes déportées dans des robes à fleurs de fusillées et où le visiteur aurait pu signer une carte postale avec ces mots : «Bons baisers du goulag.»
Des années de quête pour faire surgir un siècle d'histoire européenne, un grand-père chargé de mystère, des rescapés bien vivants, et trouver au bout de la nuit la joie de vivre et d'espérer.
Editions du Rocher - 2007
4ème de couverture
Julien Viaud, qui est passé à la postérité sous le nom de Pierre Loti, est mort le 10 juin 1923, il y a
quatre-vingt-quatre ans. Contrairement à tant d'écrivains qui n'ont connu la gloire qu'à titre posthume, il fut adulé tout au long de sa vie, non seulement par un large public, mais aussi par les
grands de ce monde. Les contrastes de sa vie d'homme de lettres et d'officier de marine ont intrigué. La légende romantique de ses amours avec des belles de toutes couleurs fascinait ses
contemporains avides d'exotisme. Et puis il y avait autour de cet auteur les échos les plus provocants..., ses déguisements, ses maquillages et ses talons hauts. Sarah Bernhardt, son amie intime,
l'appelait «Pierrot le fou». Mais ses supérieurs dans la Royale et ses camarades de la marine supportaient ses frasques, car il était excellent officier.
Aux conventions de l'Europe, Loti préféra la chimère de l'Orient. C'est en Turquie que, jeune officier, il
connut son plus grand amour, sa plus périlleuse aventure, brève et tragique idylle avec une odalisque circassienne qu'il enleva d'un harem.
Tel fut ce romantique acharné, doublé d'un mystique manqué : ses plus ardentes prières pour la foi de ses
ancêtres étaient restées sans réponse. Tel fut ce personnage infiniment complexe, étrange et attachant, dont Lesley Blanch, qui a cherché la vérité dans sa correspondance, son journal intime et
aussi auprès de ses descendants, fait miroiter les multiples facettes dans cette biographie exceptionnelle.
Lesley Blanch est née en 1904 à Londres. Elle fut grand reporter, historienne et biographe. Elle épousa
Romain Gary en 1945, et vécut avec lui à New York et en Bulgarie avant de s'installer en France. Elle réside aujourd'hui dans le sud de la France.
Extrait du livre :
«Tout ce que j'ai été, tout ce que j'ai pleuré, tout ce que j'ai aimé.» Pierre Loti
C'était un provincial. Malgré toute la couleur, l'étrangeté, la passion de sa vie, il avait d'austères
racines huguenotes à Rochefort, sur la Charente, une calme petite ville de la Saintonge, à trente kilomètres au sud de La Rochelle. Il était né Julien Viaud, mais le monde allait le connaître
sous le nom de Pierre Loti.
Lui dont les oeuvres parlaient d'une vie illuminée par toutes les brillantes couleurs de l'Orient, lui qui,
jeune officier de marine pauvre et obscur, allait chercher l'aventure en haute mer, qui connut l'amour sous de nombreux aspects, sous de nombreuses latitudes, qui s'abandonna aux indolences des
tropiques, et connut des mélancolies infinies et goûta toutes les voluptés, il allait acquérir par ses écrits une célébrité mondiale et une fortune considérable. Il commença son existence dans
l'étroite demeure d'une petite rue bordée de maisons aux murs grisâtres et tout aussi modestes.
Entrons dans cette maison, au 141, rue Pierre-Loti, ou rue Saint-Pierre comme elle s'appelait dans son
enfance.
Nous nous glissons, par un corridor sombre, le long du salon sans prétention, au modeste mobilier
Louis-Philippe recouvert de peluche rouge prune, avec ses portraits de famille, son piano en bois de rose et, au centre, la table où préside la lourde Bible familiale du xvnf siècle. Nous
reviendrons là le soir, quand toute la maisonnée est réunie autour du feu, dans cette harmonie qui régnait sur sa paisible existence. Mais d'abord, nous allons ouvrir la porte aux panneaux de
verre coloré qui conduit au jardin ou à la cour, car ce n'est guère autre chose qu'un étroit enclos ceint de murs, couvert de jasmin et de chèvrefeuille, où s'alignent des pots de boutures
fragiles. Sous un vieux mur envahi de lichen, près d'un banc vert, un très petit garçon en tablier à plis donne des cuillerées de bouillie à un très gros chat qu'il aime et qui le lui rend bien.
Le garçon est Julien Viaud, le chat est la Suprématie, une des nombreuses bêtes qui firent toujours intégralement partie de la vie familiale chez les Viaud et qui, après leur mort, étaient
enterrées dans cette cour. Un ancêtre (car plusieurs générations de la famille de Mme Viaud, les Texier et les Renaudin, avaient vécu là) alla jusqu'à faire enterrer son cheval noir préféré sous
les dalles.