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Mars 2009 "Salon de Thé d'Est en Ouest"



" les Fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire"
de Vikas Swarup
Editeur : Belfond - 2006

Traduit de l’anglais (Inde) par Roxane Azimi


4ème de couverture
Quand le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de 'Qui veut gagner un milliard de roupies ?', la production soupçonne immédiatement une tricherie. Comment un serveur de dix-huit ans, pauvre et inculte, serait-il assez malin pour répondre à douze questions pernicieuses ? Accusé d'escroquerie, sommé de s'expliquer, Thomas replonge alors dans l'histoire de sa vie... Du prêtre louche, qui laisse trop volontiers venir à lui les petits enfants, à la capricieuse diva de Bollywood, du tueur à gage fou de cricket au diplomate australien espion de sa propre famille, des petits mendiants des bidonvilles de Bombay aux touristes fortunés de Taj Mahal, au fil de ces rencontres, le jeune homme va apprendre que la fortune sourit aux audacieux... Splendeur et misère de l'Inde d'aujourd' hui ou les rocambolesques aventures d'un gamin des rues qui rêve de devenir quelqu'un.


Interview de l'auteur sur le site des éditions Belfond :
http://www.belfond.fr/site/les_fabuleuses_aventures_dun_indien_malchanceux_qui_devint_milliardaire_&100&9782714445636.html



Editions les solitaires intempestifs - 1997

Résumé
Cinq femmes dans la maison, vers la fin de l'été, de la fin de l'après-midi au matin encore du lendemain, lorsque la fraîcheur sera revenue et que la nuit et ses démons se seront éloignés.
Cinq femmes et un jeune homme, revenu de tout, revenu de ses guerres et de ses batailles, enfin rentré à la maison, posé là, dans la maison, maintenant, épuisé par la route et la vie, endormi paisiblement ou mourant, rien d'autre, revenu à son point de départ pour y mourir.
Il est dans sa chambre, cette chambre où il vivait lorsqu'il était enfant, adolescent, où il vivait avant de les quitter brutalement, il est dans sa chambre, c'est là qu'il est revenu se reposer, mourir, possible, achever sa route, son errance.
Elles tournent autour de ce jeune homme dans son lit. Elles le protègent et se rassurent aussi les unes et les autres. Elles le soignent et écoutent sa respiration, elles marchent à pas lents, elles chuchotent leur propre histoire, cette absence d'histoire qu'elles vivent depuis qu'il les quitta et son histoire à lui, sa longue balade à travers le monde, sa fuite sans but et sans raison.
C'est une lente pavane des femmes autour du lit d'un jeune homme endormi.
Le sourd ballet des filles et leurs éclats parfois, leurs haines rentrées qui explosent soudain, les cris et les chuchotements, le règlement des comptes et les derniers déchirements avant l'apaisement définitif, désespéré.
On lutte une fois encore, la dernière, à se partager les dépouilles de l'amour, on s'arrache la tendresse exclusive. On voudrait bien savoir.
Elles l'attendaient, longtemps déjà, des années, toujours la même histoire, et jamais elles ne pensaient le revoir vivant, elles se désespéraient de jamais avoir de nouvelles de lui, aucune lettre, cartes postales pas plus, jamais, aucun signe qui puisse rassurer ou définitivement faire renoncer à l'attente.
Aujourd'hui, est-ce que enfin, elles vont obtenir quelques paroles, la vie qu'elles rêvèrent, avoir la vérité ? Il est capable aussi de dormir toujours, de s'éteindre sans plus jamais leur parler, les laisser à leur folie.
(...)
La première femme, la deuxième femme, la troisième femme, la quatrième et la cinquième, toutes semblables, toutes sensiblement du même âge, habillées à l'identique, le même tissu sur la tête, cachant le visage, la même couleur pâle, comme les murs, comme la lumière de cette fin d'après-midi.
Jean-Luc Lagarce
avril 1994

Prix du syndicat de la critique pour la meilleure création de langue française 1994

Les femmes parlent du temps qu'elles ont vécu à ne pas vivre, sinon à travers l'absence. Du temps présent qui les envahit - trop fort d'avoir été tant désiré.
Le Monde

Une pièce fragile et touchante, toute en flux et reflux, poétique et amère.
Le Point

Lagarce écrit en poète populaire, sait trouver les phrases lancinantes qui martèlent et blessent comme une ritournelle.
Télérama

Un quintette pour voix de femme, dont les harmonies rappellent certaines scènes de Tchekhov, et l'écriture celle, frémissante et répétitive, de Marguerite Duras.
L'Avant-Scène Théâtre


EXTRAIT

L’AÎNÉE. – J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne.
Je regardais le ciel comme je le fais toujours‚ comme je l’ai toujours fait‚ je regardais le ciel et je regardais encore la campagne qui descend doucement et s’éloigne de chez nous‚ la route qui disparaît au détour du bois‚ là-bas.

Je regardais‚ c’était le soir et c’est toujours le soir que je regarde‚ toujours le soir que je m’attarde sur le pas de la porte et que je regarde. J’étais là‚ debout comme je le suis toujours‚ comme je l’ai toujours été‚ j’imagine cela‚ j’étais là‚ debout‚ et j’attendais que la pluie vienne‚ qu’elle tombe sur la campagne‚ les champs et les bois et nous apaise.

J’attendais.

Est-ce que je n’ai pas toujours attendu ?

(Et dans ma tête‚ encore‚ je pensais cela : est-ce que je n’ai pas toujours attendu ? et cela me fit sourire‚ de me voir ainsi.)

Je regardais la route et je songeais aussi‚ comme j’y songe souvent‚ le soir‚ lorsque je suis sur le pas de la porte et que j’attends que la pluie vienne‚ je songeais encore aux années que nous avions vécues là‚ toutes ces années ainsi‚ nous‚ vous et moi‚ toutes les cinq‚ comme nous sommes toujours et comme nous avons toujours été‚ je songeais à cela‚ toutes ces années que nous avions vécues et que nous avions perdues‚ car nous les avons perdues‚ toutes ces années que nous avions passées à l’attendre‚ celui-là‚ le jeune frère‚ depuis qu’il était parti‚ s’était enfui‚ nous avait abandonnées‚ depuis que son père l’avait chassé‚ aujourd’hui‚ ce jour précis‚ je pensais à cela‚ en ce jour précis‚ je pensais à cela‚

toutes ces années que nous avons perdues à ne plus bouger‚ à attendre donc (et là encore‚ peut-être‚ je me mis‚ une fois de plus‚ à sourire de moi-même‚ de me voir ainsi‚ de m’imaginer ainsi‚ et de sourire ainsi de moi-même me mena vers le bord des larmes‚ et j’eus peur d’y sombrer) toutes ces années que nous avions vécues à attendre et perdues encore à ne rien faire d’autre qu’attendre et ne rien pouvoir obtenir‚ jamais‚ et être sans autre but que celui-là‚ et je songeais‚ en ce jour précis‚ oui‚ au temps que j’aurais pu passer loin d’ici‚ déjà‚ à m’enfuir‚ au temps que j’aurais pu passer dans une autre vie‚ un autre monde‚ l’idée que je m’en fais‚ seule‚ sans vous‚ les autres‚ là‚ sans vous autres‚ toutes‚ tout ce temps que j’aurais pu vivre différemment‚ simplement‚ à ne pas attendre‚ ne plus l’attendre‚ à bouger de moi-même.

J’attendais la pluie‚ j’espérais qu’elle tombe‚ j’attendais‚ comme‚ d’une certaine manière‚ j’ai toujours attendu‚ j’attendais et je le vis‚ j’attendais et c’est alors que je le vis‚ celui-là‚ le jeune frère‚ prenant la courbe du chemin et montant vers la maison‚ j’attendais sans rien espérer de précis et je le vis revenir‚ j’attendais comme j’attends toujours‚ depuis tant d’années‚ sans espoir de rien‚ et c’est à ce moment exact‚ lorsque vient le soir‚ c’est à ce moment exact qu’il apparut‚ et que je le vis.

Une voiture le dépose et il marche les dernières centaines de mètres‚ son sac jeté sur l’épaule‚ en ma direction.

Je le regarde venir vers moi‚ vers moi et cette maison. Je le regarde.

Je ne bougeais pas mais j’étais certaine que ce serait lui‚ j’étais certaine que c’était lui‚ il rentrait chez nous après tant d’années‚ tout à fait cela‚ nous avions toujours imaginé qu’il reviendrait ainsi sans nous prévenir‚ sans crier gare et il faisait ce que j’avais toujours pensé‚ ce que nous avions toujours imaginé.
Il regardait devant lui et marchait calmement sans se hâter et il semblait ne pas me voir pourtant‚ et celui-là‚ le jeune frère‚ pour qui j’avais tant attendu et perdu ma vie – je l’ai perdue‚ oui‚ je n’ai plus de doute‚ et d’une manière si inutile‚ ‚ désormais‚ je sais cela‚ je l’ai perdue – celui-là‚ le jeune frère‚ revenu de ses guerres‚ je le vis enfin et rien ne changea en moi‚ j’étais étonnée de mon propre calme‚ aucun cri comme j’avais imaginé encore et comme vous imaginiez toutes‚ toujours‚ que j’en pousserais‚ que vous en pousseriez‚ notre version des choses‚ aucun hurlement de surprise ou de joie‚
rien‚ je le voyais marcher vers moi et je songeais qu’il revenait et que rien ne serait différent‚ que je m’étais trompée.
Aucune solution.

(…)

la Compagnie Artbooka organise les 16 et 17 mai 2009, un stage théâtre autour des textes de Jean-Luc Lagarce. Pour en savoir plus : http://artbooka.over-blog.com




Editions Stock - 1999
 

4ème de couverture
- Allô, bonjour Docteur, la Noiraude à l'appareil.
- Bonjour la Noiraude, qu'est-ce qui ne va pas encore ? - Docteur, c'est affreux, on publie un livre sur moi. - C'est très bien, la Noiraude ! Il est temps que les lecteurs vous découvrent. - Oui, mais ils vont découvrir mon coeur de biche qui bat au milieu de mes rumsteaks, et ils vont se moquer. - Au contraire, la Noiraude, ils vont vous aimer encore plus.






Editions Marval - 2006 ( dernier texte de Marguerite Duras )
Photographies d'Hélène Bamberger


« Marguerite a dit, tu vois, c'est l'Intelligence » Marguerite Duras, à partir de l'été 1980, pendant de longues promenades autour de Trouville, mais aussi dans son appartement de Paris, fit prendre par la jeune photographe Hélène Bamberger des images de très nombreux lieux, maisons, objets qui retenaient son regard. Ce sont quelques-unes de ces photos, accompagnées des paroles que Marguerite Duras écrivit en les regardant, que les éditions Marval publient sous le titre : La Mer écrite. Hélène Bamberger raconte l'aventure de ces photos, de ce livre.
    « C'était une petite chapelle, à Vauville, vers le soir. Dedans il faisait encore assez clair. Marguerite Duras avait voulu entrer, elle s'est arrêtée, elle a tendu la main vers la surface nue du mur. Elle m'a dit : "Tu fais la photo, là." Le mur était resté tel quel depuis longtemps. Il y avait, sur la patine orangée, ocrée, des taches inégales noires, des épaisseurs de suie, usées, et des granules de champignons, presque blancs, et aussi des griffures, comme dans les grottes. Le fond orangé formait, sur un autre fond plus clair, une ligne d'horizon, courbe comme font les longs horizons. Marguerite Duras restait clouée devant ce fragment de mur, très beau, elle ne disait pas un mot, alors que d'habitude, quand elle s'arrêtait, comme là, elle disait quelque chose, très court, très simple, et qui illuminait tout. Par exemple juste avant d'approcher de Vauville elle avait demandé à Yann d'arrêter la voiture, elle était descendue, elle était revenue quelques pas en arrière, c'était un massif de fleurs d'un bleu très clair, très mat, qui se découpaient sur le granit neutre d'un mur gris. Marguerite avait dit : "Tu vois, c'est l'Intelligence." Je sais, à raconter comme ça, il manque tout pour revivre cette seconde, pour sentir à quel point ces mots étaient flagrants, incontestables, la voix de Marguerite Duras qui était encore d'une telle clarté d'enfance : "Tu vois, c'est l'Intelligence", la découpe bleue, nette, vivante, modeste, sur l'ancienneté de la pierre grise, le silence qu'un vent caressait à peine. Mais là, dans la petite chapelle, Marguerite Duras se taisait, je chargeais une autre pellicule et quelqu'un venait vers nous, le plus frappant c'était son visage, rond, très rouge, je revoyais des images de moines dans des livres d'Alphonse Daudet, et en s'approchant il souriait, nous le sentions tout réjoui de ce qu'il allait nous dire : "Cette fois, c'est sûr, j'ai enfin réuni tous les dons qu'il fallait, nous allons pouvoir repeindre la chapelle, elle va être toute belle, toute blanche, immaculée." Yann et moi, nous regardions Marguerite, devant cette grande robe noire à tête rouge elle était un petit bout de femme, un tout petit bout, cela m'avait même égarée ; les premiers jours quand elle m'emmena en voiture pour photographier ce qu'elle voulait, elle m'avait dit : "Tiens, prends-moi ça", c'était une flaque d'eau sur le côté de la route, rien, et je lui ai dit : "Vous croyez vraiment ?", et elle m'a coupée, elle m'a dit : "Fais vite, tu vois bien que le nuage s'en va", et je me suis alors penchée tout contre son épaule (parce que moi, au contraire, je suis plutôt grande), je me suis penchée à la hauteur de ses yeux, et c'était vrai, de là apparaissaient, dans cette eau, des irisations d'arc-en-ciel et le cerne du nuage, et à partir de ce soir-là, lorsque ce n'était pas évident, je me penchais pour voir moi aussi ce qu'elle, si petite, voyait, mais là, dans la chapelle de Vauville, j'avais devant mes yeux les mêmes touches de couleur, les mêmes reliefs de salpêtre, le même mirage qu'elle, et d'un seul coup je vois Marguerite Duras se transformer en furie, prendre une voix de tonnerre, elle hurlait, elle engueulait le pauvre homme qui ne comprenait rien à ce qui se passait, rien à ce qu'elle criait d'une vitesse folle, Venise, Tiepolo, le Golgotha, San Marco, la mer Rouge, le massacre des Innocents, le curé avançait les mains dans un geste de conciliation, Marguerite Duras continuait de traiter le curé de vandale, d'iconoclaste, Yann l'entraînait doucement vers la petite porte de bois de la chapelle, nous nous sommes retrouvés à l'air libre, Marguerite s'apaisait, elle s'en allait doucement vers une tombe, dans l'herbe, à l'écart du cimetière, la tombe de l'aviateur anglais qui avait été abattu là, dans les champs du village, il n'avait que dix-huit ans. Marguerite Duras avait eu un choc lorsqu'elle avait vu, la première fois, cette tombe, le nom et les dates, elle s'était enquise, les habitants du village avaient dit qu'un militaire anglais était venu, après la guerre, poser des fleurs sur cette tombe, puis il n'était plus revenu, il avait dit que cet aviateur était un enfant sans famille, et Marguerite Duras a écrit, a inventé, toute l'histoire de l'aviateur anglais abattu là. Chaque fois qu'elle imaginait, elle était lancée par une chose vraie. Et une photo, dans ce cas-là elle ne la demandait pas, peut-être justement pour garder la chose entière en elle, à elle. Je me suis dit cela à la longue, parce que durant toutes ces années où elle écrivait le matin et m'emmenait les après-midi avec Yann dans de très longues promenades et me disait de photographier ce à quoi je n'aurais pas pensé, je me demandais souvent si elle ne me faisait pas prendre ces images à seule fin de les oublier. D'en avoir fini avec elles dès qu'elle entendait le déclic de la caméra. J'avais surtout ce sentiment dans l'appartement de Paris, quand elle me faisait photographier un peu tout presque à tort et à travers, combien de photos m'a-t-elle fait prendre des fenêtres de l'appartement, des rainures du parquet, du seuil des portes, des boîtes quelconques (mais une fois il y avait une mèche de cheveux dans l'une de ces boîtes), et jamais elle ne me demandait de revoir ces photos. Alors, il y a quatre ans, de moi-même, d'accord avec Yann, je lui ai mis sous les yeux tout un tas de photos qu'elle m'avait fait prendre lors des promenades, elle les a regardées lentement. Elle a reconnu les routes, les fermes, qui n'existaient plus, parce qu'elles avaient été détruites par les constructeurs du grand pont sur la Seine, et aussi la cheminée d'usine qu'elle aimait regarder par l'une des fenêtres de son appartement, abattue entre-temps aussi. Mais ce qui était demeuré, elle n'en gardait pas le souvenir. Rarement, tout de même, elle disait : "Oui. ça c'est le Café de la Guêpe", ou "Là, c'est Under the Trees", toujours des noms inventés, parce qu'elle donnait des noms à tout ce qui la saisissait. Et j'avais oublié ces images moi aussi, tant elle m'en avait fait prendre. C'est Yann seul qui se rappelait, parce que, disait-il, c'est lui qui avait conduit la voiture, il gardait une mémoire plus vive que nous, qui nous laissions emmener. Les photos à la vue desquelles Marguerite Duras avait réagi, je les ai collées sur de grandes feuilles blanches, et Yann lui a demandé si elle ne voulait pas écrire quelque chose à côté de l'image, et elle a dit : "Non, comment voulez-vous ? Toutes ces images ?..." J'ai laissé passer quelque temps, et je lui ai apporté, un matin, juste trois images, et là, en prenant chaque photo en main, elle a dit des mots... c'était tellement elle, si beau, si secret, Yann et moi nous en tremblions. Des fois elle écrivait dans les marges, contre la photo. Des fois elle demandait à Yann, à moi, de noter. J'ai apporté comme cela trois ou quatre photos, de temps en temps. Puis elle n'a plus voulu. Yann lui a demandé si l'on ne pourrait pas publier ces mots d'elle, avec les images, et elle n'a pas dit non. Je suis allée proposer cela dans des maisons d'édition, Gallimard, d'autres, elles ont refusé. Je n'ai pas continué, j'ai abandonné l'idée. Et, je n'ai pas très bien compris pourquoi, c'est lorsque Mitterrand est mort que j'ai été prise d'une nécessité absolue de faire éditer cela. J'ai pensé à un livre de dimensions modestes, quelques photos seulement. Je suis allée feuilleter dans les librairies les albums de photos, et les seuls qui me touchaient étaient faits chez le même éditeur. Je suis allée le trouver, il a accepté. Je trouvais le format un peu trop petit quand même, mais lui me disait : non, c'est bien, et surtout j'ai été surprise par la vérité, la délicatesse des reproductions des photos. Mais quand Yann m'a téléphoné que Marguerite n'était plus, j'ai couru chez l'éditeur, je lui ai demandé d'arrêter tout, de ne pas publier. Je lui ai dit qu'il fallait attendre que je me retrouve, que tout ce bouleversement s'apaise. Mais l'éditeur m'a dit qu'il était désolé, que la distribution du livre était en marche, qu'il ne pouvait plus l'arrêter. Je suis rentrée à la maison, j'ai pris dans mes mains des images que Marguerite avait retenues et qui ne sont pas dans le livre, et des photos que j'avais faites de Marguerite elle-même, j'ai pensé à toutes ces promenades qu'elle nous faisait faire, à Yann et moi, en voiture, les après-midi, très loin parfois de Trouville, jusqu'à la tombée de la nuit. » ( PROPOS RECUEILLIS PAR MICHEL COURNOT )
   



" Alabama Song " de Gilles leroy
Editions Gallimard - Collection Folio -2009

4ème de couverture

Alabama, 1918. Quand Zelda, « Belle du Sud », rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout-New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes…
Gilles Leroy s'est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister… Mêlant éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand « roman américain ».


EXTRAITS : http://www.evene.fr/livres/livre/gilles-leroy-alabama-song-29711.php?citations



" Au commencement était la mer" de Maïssa Bey
Editions de l'Aube - Collection Poche - 2007

4ème de couverture
Au commencement était la mer...
Les criques violentes et sauvages découvertes une à une. Des refuges où les mènent leurs échappées. Des refuges déserts le plus souvent. Ils s’y promènent sans crainte. Ils ont oublié, ils oublient - dangereux et merveilleux prodige de l’amour - la peur qui fait se terrer les hommes derrière des murs de plus en plus hauts, de plus en plus fortifiés.




Edition la Table Ronde - 1995
"Un ange auprès de moi " de Tobias Palmer
trad. de l'anglais par Laurence E. Fritsch ( actuellement indisponible )



Edition Poche - 2003
" Le témoin imprévu " de Jo Wajsblat

4ème de couverture
«Une odeur de chair et de cheveux brûlés flotte constamment dans l'air. Les fours incinérateurs ne suffisent plus, on a creusé en lisière de la forêt de grandes fosses où l'on entasse les cadavres avant de les arroser d'essence, comme à Chelmno ou à Treblinka.»

En octobre 1944, Jo Wajsblat, un juif polonais de 15 ans, est poussé dans la chambre à gaz. La porte s'est refermée... puis rouverte sur ordre de Mengele. Survivant de Birkenau, il attendra plus de cinquante ans pour révéler son secret. Le témoin imprévu parle de son expérience exceptionnelle, mais également des personnages qui l'ont marqué.

Si raconter son histoire est un moyen de lutter contre la banalisation, comme le souligne Gilles Lambert, «c'est aussi pour Jo Wajsblat une ultime façon de s'excuser d'avoir survécu».


Edition Flammarion - 2002
Mademoiselle Chambon d'Eric Holder

4ème de couverture
Montmirail, Marne, 51. Antonio, un maçon portugais, croise un jour Véronique Chambon, l'institutrice de son fils. Entre eux se noue une idylle secrète, inavouée.
Pourquoi et comment tombe-t-on amoureux ? Il peut suffire d'un regard timide, d'une sonate de violon, d'un champ de blé pour découvrir des sentiments et des émotions qu'on ne soupçonnait pas... Mademoiselle Chambon est l'histoire d'une passion simple mais aussi une chronique de la vie provinciale.

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