
" les Fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint
milliardaire"
de Vikas Swarup
Editeur : Belfond - 2006
Traduit de l’anglais (Inde) par Roxane Azimi
4ème de couverture
Quand le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de 'Qui veut gagner un milliard de roupies ?', la production soupçonne immédiatement une tricherie. Comment un serveur de dix-huit
ans, pauvre et inculte, serait-il assez malin pour répondre à douze questions pernicieuses ? Accusé d'escroquerie, sommé de s'expliquer, Thomas replonge alors dans l'histoire de sa vie... Du
prêtre louche, qui laisse trop volontiers venir à lui les petits enfants, à la capricieuse diva de Bollywood, du tueur à gage fou de cricket au diplomate australien espion de sa propre famille,
des petits mendiants des bidonvilles de Bombay aux touristes fortunés de Taj Mahal, au fil de ces rencontres, le jeune homme va apprendre que la fortune sourit aux audacieux... Splendeur et
misère de l'Inde d'aujourd' hui ou les rocambolesques aventures d'un gamin des rues qui rêve de devenir quelqu'un.
Interview de l'auteur sur le site des éditions Belfond
:
http://www.belfond.fr/site/les_fabuleuses_aventures_dun_indien_malchanceux_qui_devint_milliardaire_&100&9782714445636.html

Editions les solitaires intempestifs - 1997
Résumé
Cinq femmes dans la maison, vers la fin de l'été, de la fin de l'après-midi au matin encore du lendemain, lorsque la fraîcheur sera revenue
et que la nuit et ses démons se seront éloignés.
Cinq femmes et un jeune homme, revenu de tout, revenu de ses guerres et de ses batailles, enfin rentré à la maison, posé là, dans la maison, maintenant, épuisé par la route et la vie, endormi
paisiblement ou mourant, rien d'autre, revenu à son point de départ pour y mourir.
Il est dans sa chambre, cette chambre où il vivait lorsqu'il était enfant, adolescent, où il vivait avant de les quitter brutalement, il est dans sa chambre, c'est là qu'il est revenu se reposer,
mourir, possible, achever sa route, son errance.
Elles tournent autour de ce jeune homme dans son lit. Elles le protègent et se rassurent aussi les unes et les autres. Elles le soignent et écoutent sa respiration, elles marchent à pas lents,
elles chuchotent leur propre histoire, cette absence d'histoire qu'elles vivent depuis qu'il les quitta et son histoire à lui, sa longue balade à travers le monde, sa fuite sans but et sans
raison.
C'est une lente pavane des femmes autour du lit d'un jeune homme endormi.
Le sourd ballet des filles et leurs éclats parfois, leurs haines rentrées qui explosent soudain, les cris et les chuchotements, le règlement des comptes et les derniers déchirements avant
l'apaisement définitif, désespéré.
On lutte une fois encore, la dernière, à se partager les dépouilles de l'amour, on s'arrache la tendresse exclusive. On voudrait bien savoir.
Elles l'attendaient, longtemps déjà, des années, toujours la même histoire, et jamais elles ne pensaient le revoir vivant, elles se désespéraient de jamais avoir de nouvelles de lui, aucune
lettre, cartes postales pas plus, jamais, aucun signe qui puisse rassurer ou définitivement faire renoncer à l'attente.
Aujourd'hui, est-ce que enfin, elles vont obtenir quelques paroles, la vie qu'elles rêvèrent, avoir la vérité ? Il est capable aussi de dormir toujours, de s'éteindre sans plus jamais leur
parler, les laisser à leur folie.
(...)
La première femme, la deuxième femme, la troisième femme, la quatrième et la cinquième, toutes semblables, toutes sensiblement du même âge, habillées à l'identique, le même tissu sur la tête,
cachant le visage, la même couleur pâle, comme les murs, comme la lumière de cette fin d'après-midi.
Jean-Luc Lagarce
avril 1994
Prix du syndicat de la critique pour la meilleure création de langue française 1994
Les femmes parlent du temps qu'elles ont vécu à ne pas vivre, sinon à travers l'absence. Du temps présent qui les envahit - trop fort d'avoir été tant désiré.
Le Monde
Une pièce fragile et touchante, toute en flux et reflux, poétique et amère.
Le Point
Lagarce écrit en poète populaire, sait trouver les phrases lancinantes qui martèlent et blessent comme une ritournelle.
Télérama
Un quintette pour voix de femme, dont les harmonies rappellent certaines scènes de Tchekhov, et l'écriture celle, frémissante et répétitive, de Marguerite Duras.
L'Avant-Scène Théâtre
EXTRAIT
L’AÎNÉE. – J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne.
Je regardais le ciel comme je le fais toujours‚ comme je l’ai toujours fait‚ je regardais le ciel et je regardais encore la campagne qui descend doucement et s’éloigne de chez nous‚ la route qui
disparaît au détour du bois‚ là-bas.
Je regardais‚ c’était le soir et c’est toujours le soir que je regarde‚ toujours le soir que je m’attarde sur le pas de la porte et que je regarde. J’étais là‚ debout comme je le suis toujours‚ comme je l’ai toujours été‚ j’imagine cela‚ j’étais là‚ debout‚ et j’attendais que la pluie vienne‚ qu’elle tombe sur la campagne‚ les champs et les bois et nous apaise.
J’attendais.
Est-ce que je n’ai pas toujours attendu ?
(Et dans ma tête‚ encore‚ je pensais cela : est-ce que je n’ai pas toujours attendu ? et cela me fit sourire‚ de me voir ainsi.)
Je regardais la route et je songeais aussi‚ comme j’y songe souvent‚ le soir‚ lorsque je suis sur le pas de la porte et que j’attends que la pluie vienne‚ je songeais encore aux années que nous avions vécues là‚ toutes ces années ainsi‚ nous‚ vous et moi‚ toutes les cinq‚ comme nous sommes toujours et comme nous avons toujours été‚ je songeais à cela‚ toutes ces années que nous avions vécues et que nous avions perdues‚ car nous les avons perdues‚ toutes ces années que nous avions passées à l’attendre‚ celui-là‚ le jeune frère‚ depuis qu’il était parti‚ s’était enfui‚ nous avait abandonnées‚ depuis que son père l’avait chassé‚ aujourd’hui‚ ce jour précis‚ je pensais à cela‚ en ce jour précis‚ je pensais à cela‚
toutes ces années que nous avons perdues à ne plus bouger‚ à attendre donc (et là encore‚ peut-être‚ je me mis‚ une fois de plus‚ à sourire de moi-même‚ de me voir ainsi‚ de m’imaginer ainsi‚ et de sourire ainsi de moi-même me mena vers le bord des larmes‚ et j’eus peur d’y sombrer) toutes ces années que nous avions vécues à attendre et perdues encore à ne rien faire d’autre qu’attendre et ne rien pouvoir obtenir‚ jamais‚ et être sans autre but que celui-là‚ et je songeais‚ en ce jour précis‚ oui‚ au temps que j’aurais pu passer loin d’ici‚ déjà‚ à m’enfuir‚ au temps que j’aurais pu passer dans une autre vie‚ un autre monde‚ l’idée que je m’en fais‚ seule‚ sans vous‚ les autres‚ là‚ sans vous autres‚ toutes‚ tout ce temps que j’aurais pu vivre différemment‚ simplement‚ à ne pas attendre‚ ne plus l’attendre‚ à bouger de moi-même.
J’attendais la pluie‚ j’espérais qu’elle tombe‚ j’attendais‚ comme‚ d’une certaine manière‚ j’ai toujours attendu‚ j’attendais et je le vis‚ j’attendais et c’est alors que je le vis‚ celui-là‚ le jeune frère‚ prenant la courbe du chemin et montant vers la maison‚ j’attendais sans rien espérer de précis et je le vis revenir‚ j’attendais comme j’attends toujours‚ depuis tant d’années‚ sans espoir de rien‚ et c’est à ce moment exact‚ lorsque vient le soir‚ c’est à ce moment exact qu’il apparut‚ et que je le vis.
Une voiture le dépose et il marche les dernières centaines de mètres‚ son sac jeté sur l’épaule‚ en ma direction.
Je le regarde venir vers moi‚ vers moi et cette maison. Je le regarde.
Je ne bougeais pas mais j’étais certaine que ce serait lui‚ j’étais certaine que c’était lui‚ il rentrait chez nous après tant
d’années‚ tout à fait cela‚ nous avions toujours imaginé qu’il reviendrait ainsi sans nous prévenir‚ sans crier gare et il faisait ce que j’avais toujours pensé‚ ce que nous avions
toujours imaginé.
Il regardait devant lui et marchait calmement sans se hâter et il semblait ne pas me voir pourtant‚ et celui-là‚ le jeune frère‚ pour qui j’avais tant attendu et perdu ma vie – je l’ai
perdue‚ oui‚ je n’ai plus de doute‚ et d’une manière si inutile‚ là‚ désormais‚ je sais cela‚ je l’ai perdue – celui-là‚ le jeune frère‚ revenu de ses guerres‚ je le vis enfin
et rien ne changea en moi‚ j’étais étonnée de mon propre calme‚ aucun cri comme j’avais imaginé encore et comme vous imaginiez toutes‚ toujours‚ que j’en pousserais‚ que vous en pousseriez‚
notre version des choses‚ aucun hurlement de surprise ou de joie‚
rien‚ je le voyais marcher vers moi et je songeais qu’il revenait et que rien ne serait différent‚ que je m’étais trompée.
Aucune solution.
(…)
la Compagnie Artbooka organise les 16 et 17 mai 2009, un
stage théâtre autour des textes de Jean-Luc Lagarce. Pour en savoir plus : http://artbooka.over-blog.com

Editions Stock - 1999

Editions Marval - 2006 ( dernier texte de Marguerite Duras )
Photographies d'Hélène Bamberger

" Alabama Song " de Gilles leroy
Editions Gallimard - Collection Folio -2009
4ème de couverture
Alabama, 1918. Quand Zelda, « Belle du Sud », rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un
tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout-New York. Mais Scott et
Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes…
Gilles Leroy s'est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut
lutter corps et âme pour exister… Mêlant éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand « roman américain ».
EXTRAITS : http://www.evene.fr/livres/livre/gilles-leroy-alabama-song-29711.php?citations

" Au commencement était la mer" de Maïssa Bey
Editions de l'Aube - Collection Poche - 2007
4ème de couverture
Au commencement
était la mer...
Les criques violentes et sauvages découvertes une à une. Des refuges où les mènent leurs échappées. Des refuges déserts le plus souvent. Ils s’y promènent sans crainte. Ils ont oublié, ils
oublient - dangereux et merveilleux prodige de l’amour - la peur qui fait se terrer les hommes derrière des murs de plus en plus hauts, de plus en plus
fortifiés.

Edition la Table Ronde - 1995
"Un ange auprès de moi " de Tobias Palmer
trad. de l'anglais par Laurence E. Fritsch ( actuellement indisponible )

Edition Poche - 2003
" Le témoin imprévu " de Jo Wajsblat
4ème de
couverture
«Une odeur de chair et de cheveux brûlés flotte constamment dans l'air. Les fours incinérateurs ne suffisent plus, on a creusé en lisière de la forêt de grandes fosses
où l'on entasse les cadavres avant de les arroser d'essence, comme à Chelmno ou à Treblinka.»
En octobre 1944, Jo Wajsblat, un juif polonais de 15 ans, est poussé dans la chambre à gaz. La porte s'est refermée... puis rouverte sur ordre de Mengele. Survivant de Birkenau, il attendra plus
de cinquante ans pour révéler son secret. Le témoin imprévu parle de son expérience exceptionnelle, mais également des personnages qui l'ont marqué.
Si raconter son histoire est un moyen de lutter contre la banalisation, comme le souligne Gilles Lambert, «c'est aussi pour Jo Wajsblat une ultime façon de s'excuser d'avoir
survécu».

Edition Flammarion - 2002
Mademoiselle Chambon d'Eric Holder
4ème de couverture
Montmirail, Marne, 51. Antonio, un maçon
portugais, croise un jour Véronique Chambon, l'institutrice de son fils. Entre eux se noue une idylle secrète, inavouée.
Pourquoi et comment tombe-t-on amoureux ? Il peut suffire d'un regard timide, d'une sonate de violon, d'un champ de blé pour découvrir des sentiments et des émotions qu'on ne soupçonnait pas...
Mademoiselle Chambon est l'histoire d'une passion simple mais aussi une chronique de la vie provinciale.