
" Birmane " d'Ono-Dit-Biot
Editions Plon - 2007
Résumé de
l'éditeur
Décidé à changer le cours de sa vie, un jeune homme s’envole pour le pays de tous ses fantasmes avec un projet fou : décrocher l’interview du plus grand trafiquant d’opium de tous les temps. Un
scoop sans prix.
Double problème : César est un amateur, et la Birmanie une dictature.
A Rangoon, où la paranoïa le dispute à la moiteur tropicale, il rencontre une jeune femme au charme trouble. Médecin humanitaire passionnée et déterminée, elle se montre parfois mélancolique,
lointaine... Fasciné, il en tombe amoureux.
En lui venant en aide, elle va le faire plonger au cœur d’un pays où tous ses repères volent en éclats. Jusqu’à le mettre sur le chemin d’une figure mythique de la rébellion politique réfugiée
dans la jungle : la Femme-Tigre.
De la jeunesse dorée de Rangoon aux ethnies du Triangle d’Or, des villages lacustres du lac Inle à la vallée des Rubis, voici l’itinéraire aventureux d’un héros de notre temps.
En quête d’amour et d’absolu dans le pays le plus fermé, le plus enivrant, le plus sensuel de toute
l’Asie.

Editions Stock, 2008
4ème de couverture
Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on
me plaigne ? Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c’était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? » Aujourd’hui que le temps presse, que la fi n du monde est
proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre. Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité.
Peut-être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange. Quand on parle des
enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait rire avec leurs
bêtises, et pas toujours involontairement. Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle.
Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien. Et
surtout, pendant de nombreuses années, j’ai bénéficié d’une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.
"Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus
tous plusieurs fois.
Je ne l’ai jamais fait. Ce n’était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu’à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites
voitures…
Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on me plaigne ? Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que
c’était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? »
Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les
supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait
rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière
scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j’ai bénéficié d’une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines. "Jean Louis Fournier

Editions poche - 1997
«Quand je prends mes décisions, je n'invente pas la poudre», déclara un jour à la
radio un important leader politique, plusieurs fois ministre. C'est peut-être la raison pour laquelle lui comme ses congénères – de la gauche de la gauche à la droite de la droite – sont passés
maîtres dans l'art de masquer le vide par les mots.
Journaliste à Canal +, auteur du Dico français/français et du Livre des pourquoi, Philippe Vandel nous offre ici un sottisier admirablement documenté de la politique contemporaine. On y apprendra
à décrypter comme autant de dialectes «le» centriste, «le» RPR, «le» socialiste, «le» Pasqua, et bien sûr «le» technocrate. On saura désormais qu'en politique, intolérable = toléré, conséquences
pour l'emploi = licenciements, sérénité = inquiétude à peine voilée, et «J'ai confiance dans la justice de mon pays» = «Je suis un escroc».
Et l'on en déduira que le rire pourrait bien être un des meilleurs alliés du citoyen...
Source : Le Livre de Poche

Editions Stock - 2007
Résumé
Une jonque qui transporte une troupe de
comédiens accoste un jour dans l'île où vivent nos amis Jeanne,
son frère Thomas, M. Henri... Le soir même, ils jouent 'Roméo
et Juliette', faisant rêver d'amour tous les habitants de
l'île. Le lendemain, stupeur ! la jonque est partie. Elle a emporté avec elle les accents et les épices. L' île découvre alors comme la vie est morne sans eux. Comment avaler, jour après jour, du
riz sans safran ? Comment s'émouvoir ou s'émerveiller s'il n'y a plus d'accent aigu sur le e ? Jeanne décide de partir à leur recherche, d'autant plus que son frère s'est embarqué avec la troupe pour travailler comme souffleur. Son
périple va la mener jusqu'en Inde, dans une vallée magique où se
réunissent chaque année des comédiens du monde
entier pour un festival secret de théâtre et d'épices. Ne viendraient-ils pas là pour se faire épicer ? Mais les accents se sont installés plus haut, sur les
contreforts de l'Himalaya. Elle a retrouvé Thomas, qui mènera l'expédition jusqu'à la villégiature des accents, où se
rassemblent régulièrement tous les accents du monde. Sur ces hauteurs, Jeanne va commencer à découvrir ce que c'est
qu'aimer : accentuer sa vie. Elle poursuivra cette exploration dans le prochain livre qui traitera, avec un chef
d'orchestre, de la ponctuation.
En savoir plus :
http://www.erik-orsenna.com/revolte_oeuvre.php

Editions Grasset
Collection : Les Cahiers Rouges
Parution : avril 2002
4ème de couverture
Dans
un village de Colombie, un jeune homme, Santiago Nasar, est assassiné un matin à l'issue d'une nuit blanche très mouvementée et d'une visite au port pour apercevoir l'évêque dont le passage est
un événement. Une enquête menée par le narrateur révèle l'aspect insolite de ce fait divers : tout le monde, en fait, était au courant du projet des deux assassins. Cette mort était "annoncée" et
même clamée par les tueurs. Pourquoi n'a-t-on rien fait pour empêcher l'assassinat en avertissant la future victime ?
Des servantes familiales au responsable de la sécurité du village, en passant par le curé, ou les bouchers des abattoirs, on avait, semble-t-il, ses raisons. Consultés par le narrateur, les
témoins expliquent ce qu'ils savent, ou mieux, ce qu'ils savaient. Mais pourquoi les frères Vicario ont-ils tué Santiago Nasar à l'aube, alors qu'ils ont passé une partie de la nuit avec lui à
festoyer et à s'enivrer à l'occasion du fastueux mariage de leur soeur Angela ? En pleine nuit de noces, le marié, Bayardo, congédie brusquement sa femme car il s'aperçoit qu'elle n'est pas
vierge. Interrogée par ses deux frères, Angela révèle le nom de celui qui l'a déflorée : Santiago Nasar. Mais est-ce vrai ? Et le mari mérite-t-il vraiment cette vengeance familiale ?
Ainsi l'affaire est reconstituée peu à peu, mais les détails fournis, loin d'éclairer l'ensemble, le rendent de plus en plus mystérieux et rocambolesque. Voici un livre hallucinant où l'humour et
l'imagination de Garcia Marquez se débrident plus que jamais pour créer une nouvelle et géniale fiction sur les vieux et éternels thèmes de l'honneur et de la
fatalité.

Editions Seuil - 2008
Présentation de l’éditeur :
Les destins croisés d’Edouard Manet, qui meurt à 51 ans de gangrène, et de son
collectionneur et modèle occasionnel, Eugène Pertuiset, aventurier, chasseur de lions, homme à femmes, gros mangeur et buveur, explorateur à ses heures, jusqu’à la Terre de feu. En 1881, deux ans
avant sa mort, Edouard Manet fait le portrait d’un personnage haut en couleurs de l’époque, Eugène Pertuiset, à ses heures chasseur de lions en Algérie, mais aussi magnétiseur, explorateur,
inventeur et trafiquant d’armes, activités qui le mèneront à accomplir de nombreux voyages en Amérique du Sud, et à faire la première tentative d’exploration de la Terre de Feu. Ce Portrait de
Pertuiset, le chasseur de lions, qui n’est peut-être pas le plus connu de Manet aujourd’hui, ni le plus admiré, valut à l’artiste un prix au Salon. Les deux hommes étaient liés, et l’aventurier
avait le bon goût d’être un collectionneur de Manet. Ce sont les aventures de ce Pertuiset, rocambolesques et assez farcesques, que retrace Olivier Rolin, croisées avec divers épisodes de la vie
de Manet. C’est aussi un voyage à travers l’espace (l’Algérie coloniale, Lima, Valparaiso, la Terre de Feu), le temps (le Paris de Napoléon III, la guerre de 70, la Commune), les souvenirs
littéraires (Baudelaire, Zola, Maupassant, etc.). Un roman mené tambour battant, comme une suite très rythmée de scènes ou de tableaux colorés. Mais bien sûr, Olivier Rolin ne fait pas un roman
classique, et il entrecoupe son récit par l’évocation de souvenirs personnels qui le ramènent vingt-cinq ans en arrière lorsque, journaliste, il arpentait le continent latino-américain. « Le lion
que tu chassais, la Terre de Feu que tu explorais, le trésor que tu cherchais, c’était, comme toujours, le temps perdu. »
L'Auteur :
Olivier Rolin, né en 1947, est l’auteur de plusieurs romans, dont L’Invention du monde (1993),
Port-Soudan (prix Femina 1994), Méroé (1998) et Tigre en papier (2000 et prix France-Culture 2003). Il a également écrit des récits de voyage dont En Russie (1987), Mon Galurin gris (1997), a été
journaliste et est éditeur.
EXTRAIT

Editions Pocket - 2005
Présentation de l'éditeur
Ecrit sous forme de nouvelles, l'auteur croque, dans l'atmosphère feutrée et nostalgique d'un salon de coiffure des années 1960,
les portraits de personnages attachants, drôles, pathétiques à travers le regard espiègle et curieux d'un jeune garçon. « Mon père, c'est un vrai champion dans sa discipline. Il arriverait à
faire parler les muets... Il a un don. C'est un mystère. D'emblée il inspire confiance. Il a sa façon à lui de regarder les gens... C'est comme une danse de sorcier quand il bouge. Il a une
manière de passer sa main dans les cheveux, comme s'il transmettait un fluide... » Monsieur Georges a en effet le talent de coiffer et de recevoir les confidences en même temps. Les secrets,
les désirs et les vices cachés, les rêves inavouables, se révèlent sous les doigts agiles de ce coiffeur pas comme les autres.
L'auteur vu par l'éditeur
Claude Couderc est journaliste,
écrivain et réalisateur. Il a collaboré à plusieurs titres de la presse écrite, à différentes chaînes de télévision et a publié une dizaine d'ouvrages. Il est actuellement Responsable de
programmes sur France3.

Editions Payot - 1992
"Grammaire française et impertinente"
de Laurent Fournier
Note de l'éditeur
Elle montre souvent le mauvais exemple, mais donne toujours la bonne règle ! Voici une grammaire impertinente qui réunit l'ensemble des règles à suivre pour dire et écrire correctement bêtises et grossièretés. Les héros, une charcutière, un condamné à mort, un gangster, un commandant de bord aveugle, un bûcheron ivre, nous enseignent l'usage des prépositions et des conjonctions, et conjuguent avec aisance le subjonctif imparfait des verbes les plus délurés.
Ancien écolier que les exemples puisés dans Anatole France ou Pierre Loti n'arrivaient pas à dérider, Jean-Louis Fournier a pensé aux nouveaux élèves. Un manuel que ces derniers auraient pu écrire pour rire si au moins ils avaient su la grammaire, et que devra posséder tout instituteur rêvant de voir une petite lueur s'allumer au fond du regard vide des cancres.
"Jean-Louis Fournier est un fou chiffoné d'angoisse poru qui tout allait bien jusqu'au jour où il est né." (Pierre Desproges)