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"Janvier 2009 " MJC de Fécamp



"Prenez un coq" Jean-Baptiste Harang
Editions Verdier poche


4ème de couverture

Prenez un coq et plumez-le jusqu’à lui faire rendre l’âne. Car il n’y a jamais loin du coq à l’âne, guère plus que de la coupe aux lèvres, guère moins que du Capitole à la Roche Tarpéienne, surtout si l’on s’y rend à pied, la pointe d’une dague dans les reins.
Pendant l’été 2003, l’auteur fut mis en demeure chaque jour d’illustrer par la plume une expression qu’il n’avait pas choisie, tombée par hasard dans une conversation et prise au pied de la lettre : « Passer du coq à l’âne ».
On voit bien qu’il suffisait de plumer l’un pour éviter le bonnet de l’autre.
Le passage du coq vers l’âne est étroit et ne connaît pas de retour. Pour l’avoir parcouru trente-cinq fois, et revenir à vide dans le sens de la pente, on peut dire ce qu’il faut d’humour, de santé, d’érudition et de mauvaise foi, d’abnégation et de ridicule pour fouiller des entrailles qui ne nous ont rien fait, les retourner comme des gants (c’est assez salissant), leur chatouiller l’étymologie, la généalogie et la parentèle pour que, comme jadis elles prédisaient à Rome un avenir incertain, elles nous lâchent de guerre lasse : « Pour faire l’âne, c’est par là… »
Nous y sommes.

 

EXTRAIT :

 

Le coq est un mauvais palindrome

   Prenez un coq. Ou, exceptionnellement, si vous n’avez pas de coq, imaginez un coq, vous verrez, c’est beaucoup moins salissant. Vous avez là un animal approximativement palindromique, le coq est un qoc. Le coq se retourne comme un gant, et tout comme le gant qui, une fois retourné, a toujours l’air d’un gant, mais mal foutu, un gant à l’envers, les coutures en l’air, de même le coq. Pour retourner un coq, prenez un gant. Serrer le poing et l’enfoncer dans le fondement de la bête, assez profondément (le coq aura bien sûr été vidé au préalable par votre volailler, inventez un prétexte culinaire quelconque si l’homme de l’art ne s’intéresse pas à la sémantique), une fois à l’intérieur, la main se déplie dans la position du nageur et s’engage assez entre les poumons pour attraper délicatement mais fermement entre le pouce et l’index la base du cou (les moufles ne conviennent pas pour cet exercice), l’autre main qu’il est inutile de ganter vient pincer la peau du cul du coq à la hauteur de votre coude fouailleur. Tirer d’un coup sec, le coq se retrousse et vient cul par-dessus tête se présenter à vous comme un écorché, les ailes à l’intérieur. Si vous avez deux coqs, poser le coq retroussé à côté de l’autre, vous verrez que, physiquement aussi, le coq est un palindrome approximatif, ils ont vraiment l’air d’un coq et d’un qoc. Bon, certes, il faut le coup de main, mais toute personne s’étant entraînée toute une vie avec des chaussettes peut réussir cette expérience. Procéder de même pour remettre le qoc à l’endroit. Certains, avec les coqs, ne prennent pas de gants, mais ces gens-là n’aiment ni les coqs ni les palindromes.
   À la décharge du coq, il faut avouer qu’il fait son possible, car le règne animal contient peu d’animaux purement palindromiques. On pense tout d’abord à la baudroie et à la grenouille, qui semblent si faciles à retourner avec leur gueule plus grosse que le ventre, mais elles ne donnent rien. On écarte les grands fauves, je voudrais vous y voir. Le loup à l’envers a l’air d’une poule et le cheval ressemble à la vache (lavehc). Certains animaux donnent le change à première vue mais ne résistent pas à l’examen : l’anoa (bovidaé des îles Célèbes), le bonobo, l’urubu (vautour à tête rouge), la nason (poisson chirurgien) ou l’ibis. D’autres confondent palindrome et bégaiement, le coucou, le caracaca (faucon d’Amérique du Sud), le rara et le bulbul (des passereaux), le pipit. Le susu, lui, se rattrape au pluriel : les susus sont des dauphins du Gange. Le longissor (poisson des mers) et le rossignol (oiseau des airs) sont de parfaites anagrammes, il suffirait qu’ils s’accouplent pour un somptueux rossignol-longissor, mais ils ne se fréquentent pas. Seul l’hocco (dit coq de Curaçao) atteint une approximation proche du coq. Du sténodactyle, on espérait beaucoup, mais ce petit lézard ne sait même pas taper à la machine. Non, seuls trois animaux ont assez de jugeote pour se lover tête-bêche dans la posture palindromique : l’ara, le sus et le kayak. L’ara est un perroquet, le sus est le nom savant du sanglier, et le kayak un bateau de pêche groenlandais en peau de bête morte qui se demande bien ce qu’il fait là. Quant à l’âne, à peine retourné, il fait l’ENA.

 


 

"Une idée de bonheur par jour" Janine Casevecchie

 Editions chêne- 2008

 
« Pour chaque jour de l'année, une pensée heureuse pour voir la vie du bon côté ! »

 

 


"Les 5 doigts de la main"

 

Théâtre jeune public / Acte Sud Papiers / à partir de 5 ans
Collectif d'auteurs

4ème de couverture
Les cinq doigts de la main prennent chacun leur tour la parole. Le Pouce, l'Index, le Majeur, l'Annulaire et le Petit Doigt s'amusent ou s'attristent de leur sort. Après tout, ces doigts auxquels on ne pense pas ont aussi leur mot à dire. Cinq ailleurs, cinq écritures, convoquent avec humour ces petits êtres aux mille facéties.

Le pouce de Camille Laurens
L'index de Jean Debernard
Le majeur de Michaël Glück
L'annulaire de Laurent Gaudé
L'auriculaire d'Emmanuel Darley

Extrait :


...Alors bon, je suis le Petit Doigt et je suis coincé dans l'oreille à Nono. C'est pas ma faute. Faut voir aussi. Toujours à me fourrer dans le nez ou dans l'oreille. Histoire de nettoyer. Les cacas d'oreille et les cacas de nez. Et le matin, tout en buvant le chocolat avec la paille, Nono y me fait frotter doucement ses oeils. Et pour enlever quoi ? les cacas d'oeil. C'est qu'y en a des cacas chez Nono. Pas possible combien y en a. Je les enlève, je fais de mon mieux mais rien à faire ça recommence. Tous les jours pareils...Alors pour protester, pour que Nono y comprenne, je me suis mis à gonfler, gonfler, jusqu'à plus pouvoir sortir...

 

 

 

"Syngué Sabour - Pierre de patience" Atiq Rahimi

   Edition P.O .L

 

4ème de couverture

En persan, Syngué sabour est le nom d’une pierre noire magique, une pierre de patience, qui accueille la détresse de ceux qui se confient à elle. Certains, dans ce livre en tout cas, disent même que c’est elle qui est à La Mecque, et autour de quoi tournent les millions de pèlerins. Le jour où elle explosera d’avoir ainsi reçu trop de malheur, ce sera l’Apocalypse.
Mais ici, la Syngué sabour, c’est un homme allongé, comme décérébré après qu’une balle se soit logée dans sa nuque sans pour autant le tuer. Sa femme est auprès de lui. Elle lui en veut de l’avoir sacrifiée à la guerre, de n’avoir jamais résisté à l’appel des armes, d’avoir été un héros, et pour ce résultat : n’être plus à la suite d’une rixe banale qu’un légume. Pourtant elle le soigne, et elle lui parle. Elle lui parle même de plus en plus. Tandis que dans les rues les factions s’affrontent, tandis que des soldats pillent et tuent alentour, elle parle, elle dévide sa litanie sans jamais savoir si son mari l’entend et la comprend. Et c’est une extraordinaire confession sans retenue par quoi elle se libère de l’oppression conjugale, sociale, religieuse, allant jusqu’à révéler d’impensables secrets dans le contexte d’un pays semblable à l’Afghanistan. À la fin du livre cette Syngué sabour explosera...
Avec ce roman, directement écrit en français, Atiq Rahimi retrouve une forme de réalisme très proche de Terre et cendres avec une écriture qui, sèche et précise, sait aussi devenir par moments lyrique, emportée. Cependant, plus directement que dans ses précédents livres, et comme de l’intérieur, il décrit avec beaucoup d’audace, la réalité oppressante, au quotidien et plus précisément au quotidien féminin, d’une certaine conception de l’Islam.

 

EXTRAIT :

 

La chambre est petite. Rectangulaire. Elle est étouffante malgré ses murs clairs, couleur cyan, et ses deux rideaux aux motifs d'oiseaux migrateurs figés dans leur élan sur un ciel jaune et bleu. Troués ça et là, ils laissent pénétrer les rayons du soleil pour finir sur les rayures éteintes d'un kilim. Au fond de la chambre, il y a un autre rideau. Vert. Sans motif aucun. Il cache une porte condamnée. Ou un débarras.

La chambre est vide. Vide de tout ornement. Sauf le mur qui sépare les deux fenêtres où on a accroché un petit kandjar et, au-dessus du kandjar, une photo, celle d'un homme moustachu. Il a peut-être trente ans. Cheveux bouclés. Visage carré, tenu entre parenthèses par deux favoris, taillés avec soin. Ses yeux noirs brillent. Ils sont petits, séparés par un nez en bec d'aigle. L'homme ne rit pas, cependant il a l'air de quelqu'un qui réfrène son rire. Cela lui donne une mine étrange, celle d'un homme qui, de l'intérieur, se moque de celui qui le regarde. La photo est en noir et blanc, coloriée artisanalement avec des teintes fades.

 

 

Atiq Rahimi est né en 1962 à Kaboul (Afghanistan), il vit et travaille aujourd'hui à Paris. Il a fait ses études au lycée franco-afghan Estiqlal de Kaboul puis à l'université (section littérature).
En 1984, il quitte l'Afghanistan pour le Pakistan à cause de la guerre, puis demande et obtient l'asile politique en France où il passe un doctorat de communication audiovisuelle à la Sorbonne. Il réalise des films documentaires et adapte en 2004 son roman Terre et cendres, qui, présenté à au festival de Cannes obtient le prix "Regard sur l'avenir".


Lire les premières pages :

http://www.pol-editeur.fr/catalogue/fichelivre.asp?Clef=6224

  

 


"Contes d’hiver" Karen Blixen

Edition Gallimard Folio - 1962

4ème de couverture

Un jeune mousse sauve un faucon et est sauvé par une Laponne. L'aventure, dans le port d'Anvers, d'un écrivain malheureux, qui fuit sa propre vie. Le symbole mystérieux d'un collier qui a une perle de trop. Deux sœurs ruinées qui jouent aux riches héritières. Une héroïne de la Grande Guerre... Tels sont quelques-uns des thèmes et des personnages de ces Contes d'hiver, plus doux, plus tendres que les Contes gothiques de la grande romancière danoise

 

Biographie
Descendante d'une famille patricienne du Danemark, la baronne Karen von Blixen-Finecke est née en 1885 près de Copenhague. Elle part en 1914 pour le Kenya afin d'y diriger avec son mari la plantation du café qui lui inspirera son œuvre célèbre, La ferme africaine et y demeure, dix ans après son divorce, jusqu'en 1931. Elle se retire ensuite dans la demeure familiale de Rungstedlund, où elle se consacre à son œuvre jusqu'à sa mort en 1962.

 

 

"Acide sulfurique" Amélie Nothomb

  Editions Albin Michel

 

« Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle »

 4ème de couverture

"Concentration" : la dernière-née des émissions télévisées. On enlève des gens, on recrute des kapos, on filme! Tout de suite, le plus haut score de téléspectateurs, l'audimat absolu qui se nourrit autant de la cruauté filmée que de l'horreur dénoncée.
Etudiante à la beauté stupéfiante, Pannonique est devenue CKZ 114 dans le camp de concentration télévisé. Le premier sévice étant la perte de son nom, partant de son identité. Zdena, chômeuse devenue la kapo Zdena, découvre en Pannonique son double inversé et se met à l'aimer éperdument. Le bien et le mal en couple fatal, la victime et le bourreau, la belle et la bête aussi.
Quand les organisateurs du jeu, pour stimuler encore l'audience, décident de faire voter le public pour désigner les prisonniers à abattre, un tollé médiatique s'élève mais personne ne s'abstient de voter et Pannonique joue sa vie...

Les jeux du cirque modernes : téléréalité, voyeurisme, ignominie, bonne conscience, dénonciation moralisante y ont partie liée. Un monde de bêtise et de cruauté, d'hypocrisie bien-pensante où l'individu a perdu toute liberté d'agir puisque tout est récupéré, où même la dénonciation du système appartient au système. Et cependant qui dit victime dit désir de sauver sa peau. En premier chef de reconquérir la faculté de nommer, le début de l'humanité selon Nothomb!



 

"Entre Fantoine et Agapa" Robert Pinget

   Edition de Minuit

 

4ème de couverture

Recueil composé de vingt nouvelles : « Vishnu se venge » – « Ubiquité » – « Baramine » – « Suicida, AE, M ou F » – « Velléités » – « Les concombres » – « Les citrouilles » – « Le perroquet » – « Entre Fantoine et Agapa » – « Le cantonnier » – « Polycarpe de Lanslebourg » – « Le café du Cygne » – « La chaise longue » – « Monsieur Maurice » – « Hippocrate » – «  Le coffret – Histoire bête – Le testament d’Artaxerxès – En marge de l’Orestie – “ Firenze Delle Nevi ” – Journal.

 

Les premières pages :

VISHNU SE VENGE

Le curé Fantoine est un amateur. Il n'a pas la bosse de Dieu. Il s'ennuie. Il est abonné à des revues de théâtre. Il lisote les auteurs à la mode. Il grapille dans les vignes savantes. Il passe pour un érudit mais il est un faquin. Le clocher de Fantoine est du neuvième siècle. Il a beaucoup d'allure. Dommage qu'il se promène la nuit. Il ne sait pas lire. Il visite l'église, le village, les alentours. On s'habitue à son humeur. Les habitants de Fantoine sont désespérants. Ils boivent. Ils travaillent. Ils boivent. Leurs enfants sont épileptiques. Leurs femmes pleines. Le Facteur de Fantoine est un rigolo. Quand il rentre au café, il commande un vermouth. Le patron lui demande : " Avec un zeste de citron ? ". Il répond : " Avec un geste de syphon". Toujours la même chose. Quand il a finit, il sort en disant : " Bons baisers, à bientôt ". Formule épistolaire. Les crocodiles de Fantoine sont empaillés. Les vaches sont en sapin. Les fenils marmonnent. A midi, ils hurlent d'une rue à l'autre, ils étouffent des poules, ils égorgent des veaux. Mais le curé de Fantoine s'ennuie...



"Vie et opinions philosophiques d’un chat"   Hippolyte Taine

    Editions Payot et Rivages – 2008

 

4ème de couverture

 

" J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure. "(Hippolyte Taine)

Vie et opinions philosophiques d’un chat est un texte court, cynique et plein d’humour, que l’historien, philosophe et critique littéraire, Hippolyte Taine (1828-1893), rédige, comme entre parenthèses, pour reposer et amuser le lecteur, dans la seconde édition du Voyage aux Pyrénées, ouvrage paru en 1858 à la Librairie Hachette.

Considéré comme un texte rare, souvent cité, mais introuvable, c’est un petit classique de la littérature sur les chats.


EXTRAIT :

 Je suis né dans un tonneau au fond d’un grenier à foin ; la lumière tombait sur mes paupières fermées, en sorte que, les huit premiers jours, tout me parut couleur de rose.

Le huitième, ce fut encore mieux ; je regardai, et vis une grande chute de clarté sur l’ombre noire ; la poussière et les insectes y dansaient. Le foin était chaud et odorant ; les araignées dormaient pendues aux tuile ; les moucherons bourdonnaient ; tout le monde avait l’air heureux ; cela m’enhardit, je voulus toucher la plaque blanche où tourbillonnaient ces petits diamants et qui rejoignait le toit par une colonne d’or. Je roulai comme une boue, j’eus les yeux brûlés, les côtes meurtries ; j’étranglais, et je toussai jusqu’au soir.


II


Mes pattes étant devenues solides, je sortis et fis bientôt amitié avec une oie, bête estimable, car elle avait le ventre tiède ; je me blotissais dessous, et pendant ce temps ses discours philosophiques me formaient. Elle disait que la basse-cour était une république d’alliés ; que le plus industrieux, l’homme, avait été choisi pour chef, et que les chiens, quoique turbulents, étaient nos gardiens. Je pleurais d’attendrissement sous le ventre de ma bonne amie.

 

 

Un matin la cuisinière approcha d’un air bonasse, montrant dans la main une poignée d’orge. L’oie tendit le cou, que la cuisinière empoigna, tirant un grand couteau. Mon oncle, philosophe alerte, accourut et commença à exhorter l’oie, qui poussait des cris inconvenants : "Chère soeur, disait-il, le fermier, ayant mangé votre chair, aura l’intelligence plus nette et veillera mieux notre bien-être ; et les chiens, s’étant nourris de vos os, seront plus capables de vous défendre." Là-dessus l’oie se tut, car sa tête était coupée, et une sorte de tuyau rouge s’avança hors du cou qui saignait. Mon oncle courut à la tête et l’emporta prestement ; pour moi, un peu effarouché, j’approchai de la mare de sang, et sans réfléchir, j’y trempai ma langue ; ce sang était bien bon, et j’allai à la cuisine pour voir si je n’en aurais pas davantage.


III


Mon oncle, animal fort expérimenté et très vieux, m’a enseigné l’histoire universelle.

À l’origine des choses, quand il naquit, le maître étant mort, les enfants à l’enterrement, les valets à la danse, tous les animaux se trouvèrent libres. Ce fut un tintamarre épouvantable ; un dindon ayant de trop belles plumes fut mis à nu par ses confrères. Le soir, un furet, s’étant insinué, suça à la veine du cou les trois quarts des combattants, lesquels, naturellement, ne crièrent plus. Le spectacle était beau dans la basse-cour ; le chiens çà et là avalaient un canard ; les chevaux par gaieté cassaient l’échine des chiens ; mon oncle lui-même croqua une demi-douzaine de petits poulets. C’était le bon temps, dit-il.

Le soir, les gens étant rentrés, les coups de fouet commencèrent. Mon oncle en reçut un qui lui emporta une bande de poils. Les chiens, bien sanglés et à l’attache, hurlèrent de repentir et léchèrent les mains du nouveau maître. Les chevaux reprirent leur dossée avec un zèle administratif. Les volailles protégée, poussèrent des gloussements de bénédiction ; seulement, au bout de six mois, quand passa le coquetier, d’un coup on en saigna cinquante. Les oies, au nombre desquelles était ma bonne amie défunte, battirent des ailes, disant que tout était dans l’ordre, et louant le fermier, bienfaiteur du public.

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