QUATRIEME DE COUVERTURE
Angèle, onze ans, parisienne, Emile même âge, québécois. D’un exercice imposé par des maîtresses inspirées, ces deux-là créent une drôle de correspondance. L’océan qui les sépare
n’endigue pas leur flot d’écrits. Tout y passe : de la lettre au fax jusqu’aux courriels. de cette relation épistolaire, que la modernité rend immédiate, surgiront mille jeux et une découverte
sensible de leurs univers réciproques.
Grâce à une approche originale de l’écriture à quatre mains, Joël da Silva et Françoise Pillet ne font pas toute une scène de cette histoire, mais la prennent plutôt au pied de la lettre (
d’amour et d’amitié ?).
EXTRAIT
Angèle ( lettre n°1)
Paris en France, le 14 septembre
Salut, Emile,
J’ai pioché ton nom au milieu des vingt-cinq petits bouts de papier gribouillés que mon professeur de français avait mélangés dans un chapeau. Pas de chance pour toi, tu es tombé sur moi et aujourd’hui c’est moi qui te tombe dessus avec cette lettre pleine de mots. Je t’écris de France, je suis française, pourtant j’ai un père italien et une mère bretonne. Malgré mes origines multiples, je n’ai qu’un nom, un seul. Je ne l’aime pas du tout. Il est un peu ridicule et j’espère que tu ne vas pas te moquer, ni de lui ni de moi. Je m’appelle Angèle. C’est dit. Ouf…..