La bêtise d’un mur séparant deux mondes, les riches et les pauvres, mais aussi les familles face au besoin de liberté.
POURQUOI CE FRONTIERE NORD ?
Parce qu’on est entré de plain-pied dans une telle logique de peur que le contrôle se glisse de manière insidieuse au plus profond de l’intimité, qu’il divise le monde, tous les mondes, les hémisphères en Nord et Sud, les continents, les pays de l’axe du bien, de l’axe du mal, les classes économiques en riches et pauvres, les familles en fumeurs et non-fumeurs…
Il faut élever de solides barrières, monter des murs, établir des postes de garde pour se protéger, contrôler aux nom toujours de la sécurité…
De l’autre côté de l’institution, de l’autre côté de l’officiel, il y a l’homme seul. Il y a la sensation d’étouffement dans le corset de fer, il y a le besoin d’air pur, il y a le besoin de sortir et de rencontrer, il y a le besoin de voler pour échapper au contrôle, au contrôle…
Le besoin de liberté du corps, de l’âme, de l’imaginaire…La curiosité qui ne se tait pas, le désir de connaître et de rencontrer et d’inventer un
avenir…. Suzanne Lebeau
EXTRAIT
Scène 1- Le début de la construction
CHOEUR DES ENFANTS
C’est arrivé ce matin. Nous étions six à marcher ensemble sur le chemin de l’école. ( chaque enfant se nomme ) Lila, Ali, Bella, Momo, Tabi, Elsa. Momo et Bella…toujours devant. Ali en train de rêver. Tabi et lila, main dans la main. Et la dernière Elsa.
CHOEUR DES GARCONS
La route tranquille de pierres noires brillait sous le soleil féroce d’octobre.
CHOEUR DE FILLES
Mais l’air gardait encore un peu de la fraîcheur de la nuit.
MOMO
Regardez ! Vous avez vu ?
CHOEUR DES ENFANTS
C’est Momo le premier qui a vu, comme d’habitude.
CHOEUR DES GARCONS
Au détour de la place de la Paix, des hommes plantaient des piquets. Ils étaient nombreux, très nombreux…