" Le diable s'habille en Prada"
Lauren Weisberger

4ème de couverture
Andrea n'en revient pas: même avec ses fringues dépareillées, elle l'a décroché, ce job de rêve. La jeune femme de vingt-trois ans va
enfin intégrer la rédaction de Runway, prestigieux magazine de mode new-yorkais! Et devenir l'assistante personnelle de la rédactrice en chef, la papesse du bon goût, la dénommée Miranda
Priestly. Une chance inouïe pour Andrea: des milliers d'autres filles se damneraient pour être à sa place! Mais derrière les strass et les paillettes de cette usine à rêves se cache un enfer
peuplé de talons aiguilles et de langues de vipère...
"Les Quais de la colère"
Philippe Huet
4ème de couverture
Le Havre, 1910. Dans le port, la vapeur des paquebots géants tue la navigation à voile. Sur les quais, le charbon est roi et
s'engloutit par milliers de tonnes dans les entrailles des monstres d'acier. Cette boulimie de progrès fait la fortune des négociants, et notamment des « maîtres charbonniers » qui connaissent
une prospérité sans précédent. A l'autre bout de la chaîne, les débardeurs vivent un véritable enfer. Rongés par la tuberculose et la misère, minés par l'alcool, les ouvriers charbonniers sont la
lie du port, les parias de la classe ouvrière, ouvertement méprisés par les autres dockers. Sauf un. Révolutionnaire idéaliste et buveur d'eau, surnommé « le curé », Jules Durand s'engage chez
les charbonniers, reprend en main leur syndicat, devient leur leader. Devant cette menace, les maîtres du charbon n'ont plus qu'une idée : abattre cet homme qui les met en danger. Par tous les
moyens.
Avec cette fresque inspirée de faits authentiques, Philippe Huet fait revivre dans la plus pure tradition naturaliste la naissance des grandes luttes sociales à l'orée du xxe
siècle.
"Histoires"
Jacques Prévert
4ème de
couverture
'Histoires' a paru la même année que 'Paroles, en 1943. On peut voir dans les courts textes que contient ce recueil une des raisons du succès de Jacques Prévert : chacun de ces textes est une 'histoire', il est vrai, et parfois une fable. C'est un recueil de poésie en vers et en prose dont les histoires sont simples et abordent les thèmes de l'amour et de la mort. On a dit : 'Prévert est un des rares poètes qui, depuis longtemps, parlent à la troisième personne.'En effet, il ne se raconte pas seulement lui-même, mais raconte 'ce qui arrive ou 'est arrivé.
LE LEZARD
"Le lézard de l'amour
S'est enfui encore une fois
Et m'a laissé sa queue entre les doigts
C'est bien fait
J'avais voulu le garder pour moi."
LE GARDIEN DU PHARE
Des oiseaux par milliers volent vers les feux
Par milliers ils tombent par milliers ils se cognent
Par milliers aveuglés par milliers assommés
Par milliers ils meurent
Le gardien ne peut supporter des choses pareilles
Les oiseaux il les aime trop
Alors il dit Tant pis je m'en fous !
Et il éteint tout
Au loin un cargo fait naufrage
Un cargo venant des îles
Un cargo chargé d'oiseaux
Des milliers d'oiseaux des îles
Des milliers d'oiseaux noyés.
"Les deux vies d'Anna"
Hélène Legrais
4ème de
couverture
A quatorze ans, Anna est « paperette » dans la célèbre usine de papier à cigarettes Job. Le
quotidien est difficile pour ces ouvrières chargées du découpage du papier et de l'assemblage des carnets de feuilles qui seront ensuite vendus dans toute la France.
Par amour, elle se retrouve un beau jour séquestrée dans une maison close du quartier Saint-Jacques. D'abord terrorisée, elle devient bientôt, sous le nom de Stella, une des
prostituées les plus célèbres de la ville. Lorsqu'elle tombe enceinte, Anna décide de changer de vie et revient vers l'usine de papier à cigarettes. Mais elle n'est plus la même. Plus sûre
d'elle, elle attire rapidement l'attention d'un membre de la direction qui lui propose de devenir gouvernante des enfants du directeur de l'usine et ne tarde pas à demander sa main. Un nouveau
tournant dans la vie d'Anna…
"L'élégance du hérisson"
Muriel Barbery

4ème de
couverture
« Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bougeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’idée que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.
Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la
vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma
décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. »
Muriel Barbery est née en 1969. L’élégance du hérisson est son deuxième roman. Le précédent, Une gourmandise, est traduit en douze
langues.
EXTRAITS
Pensée profonde n°9 ( Paloma ) p.154
(...) C'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui cherche les gens et qui voit
au-delà. ça peut paraître trivial mais je crois quand même que c'est profond. Nous ne voyons jamais au-delà de nos certitudes et, plus grave encore, nous avons renoncé à la rencontre, nous
ne faisons que nous rencontrer nous-mêmes sans nous connaître dans ces miroirs permanents. Si nous nous en rendions compte, si nous prenions conscience du fait que nous ne regardions jamais que
nous-même en l'autre, que nous sommes seuls dans le désert, nous deviendrions fous. Quand ma mère offre des macarons de chez Ladurée à Mme Broglie elle se raconte à elle-même l'histoire de sa vie
et ne fait que grignoter sa propre saveur ; quand papa boit son café et lit son journal, il se contemple dans une glace tendance méthode Coué ; quand Colombe parle des conférences de Marian, elle
déblatère sur son propre reflet et quand les gens passent devant la concierge, ils ne voient que le vide parce que ce n'est pas eux.
Moi, je supplie le sort de m'accorder la chance de voir au-delà de moi-même et de rencontrer quelqu'un.
Désolation des révoltes mongoles
( Renée) p.94
(...) Le rituel du thé cette reconduction précise des mêmes gestes et de la même dégustation, cette accession à des sensations
simples authentiques et raffinées, cette licence donnée à chacun, à peu de frais, de devenir un aristocrate du goût parce que le thé est la boisson des riches comme elle est celle des pauvres, le
rituel du thé, donc, a cette vertu extraordinaire d'introduire dans l'absurdité de nos vies une brèche d'harmonie sereine. Oui, l'univers conspire à la vacuité, les âmes perdues pleurent la
beauté, l'insignifiance nous encercle. Alors, buvons une tasse de thé. Le silence se fait, on entend le vent qui souffle au-dehors, les feuilles d'automne bruissent et s'envolent, le chat dort
dans une chaude lumière. Et, dans chaque gorgée, se sublime le temps.
"Instants d'âmes"
Marie Le
Dily

4ème de
couverture
L'âme.
Qu'est-ce donc que l'âme ?
Qu'est-ce donc que cette chose que personne n'a vue mais dont tout le monde parle depuis toujours, les poètes, les curés, les sages et les penseurs ?
Elle est dans tous nos points de suspension, dans nos respirations, nos sensations. Il suffit peut-être de l'écouter …
Il est des rencontres fugaces, des instants étonnants qui s'incrustent à l'infini sans que l'on sache vraiment pourquoi. De minuscules tranches de vie, d'amour, de beauté, de force et de magie,
tout ce qui donne le sentiment de liberté, de bonheur, d'émotion.
A l'heure de communication où on ne s'écrit plus et ne se parle plus, et si on s'écoutait ?…
Si enfin on se laissait aller à l'émotion, si on s'abondonnait à
elle…