En tout cas, moi qui relis mes petits carnets de 1976, 77 et 78, je peux être content : tout ce dont je rêvais - ce que j’espérais
faire - en ce moment, je le fais. Et bien plus que je n’aurais jamais pu le souhaiter ! Parler de moi, que ce soit quand même une histoire, et que ça sorte sous mille figures, - sans que
néanmoins ça cesse d’être moi - eh bien voilà : c’est ça. Plus, on peut pas, ou on meurt. Tous mes personnages sont là, ils existent, ils parlent, ils agissent. Mieux qu’un livre vivant, qui
bouge et qui respire. Un livre dont je suis à la fois les mots et les pages, le sujet et l’interprète. Un vrai roman vivant. Un roman sur pieds. Pourvu… que ça n’ennuie pas le monde. Que ça soit
rigolo. Pas trop long. Pas trop compliqué. Pas trop bête. Pas trop référentiel. Pourvu que ce soit bien. Mon Dieu, faites !.
« L’artiste ne saura jamais assez combien de richesses gisent dans les terrains abandonnés de son enfance, et combien la reconquête de
ces zones d’ombre restera toujours la clef de ses multiples problèmes. »
[ Philippe Caubère ] - Les carnets d’un jeune homme - 1976-1981