Editions L'archipel
4ème de
couverture
Qu'ils soient joueurs ou hautains, contemplatifs ou curieux, qu'ils ronronnent de plaisir ou aient le poil hérissé, qu'ils soient assoupis ou prêts à bondir sur leur proie, les chats
rassemblés dans ce recueil séduiront les amoureux de la gent féline.
Kwong Kuen Shan, artiste chinoise, présente ici ses plus belles aquarelles. Élégantes et intemporelles, elles sont associées à des proverbes asiatiques, des extraits de poèmes de la dynastie
Tang, des enseignements de la tradition zen ou à des citations de Confucius, Mencius et Lao Tseu.

"Code éternité" Artemis Fowl Tome3 - Eoin Colfer Editions gallimard Jeunesse - 2003 - à partir de 11 ans
4ème de
couverture
Appel urgent au Peuple des fées. Message de la part
d'Artemis Fowl... 'Ma réputation n'est plus à faire. Je suis un génie, un génie du crime,j'ai monté les mauvais coups les plus audacieux, les arnaques les plus habiles. Mais ceci est ma dernière
mission. Grâce à certaines de vos technologies,j'ai pu inventer l'objet ultime, qui devrait révolutionner le monde. La clé de cette petite merveille est un code que je suis le seul à connaître...
Mais les choses tournent plutôt mal et, pour la première fois de ma vie, je me retrouve dans une situation désespérée. Je vous lance donc un appel au secours. Si vous n'y répondez pas, je suis
perdu. Et vous aussi ...
Prologue
Extrait du journal d'Artemis Fowl
Disque 2, crypté
Au cours des deux dernières années les affaires que j'ai
entreprises ont pu prospérer sans aucune interférence de mes parents.Durant cette période j'ai vendu les pyramides d'Egypte à un homme d'affaires américain, fabriqué de toutes pièces puis mis
aux enchères les journaux intimes de Léonard de Vinci, et enfin soulagé le Peuple des fées d'une bonne partie de ses précieuses réserves d'or. Mais ma liberté est presque arrivé à son terme. Au
moment où j'écris ces lignes, mon père est allongé dans un lit d'hôpital à Helsinki, où il se remet de deux années de captivité aux mains de la Mafiya russe. Cette épruve l'a plongé dans un
coma dont il n'est pas encore sorti, mais il se réveillera bientôt et reprendra alors le contrôle des finances de la famille. Avec mes deux parents présents au manoir des Fowl, il me sera
désormais impossible de mener mes diverses activités illégales sans attirer leur attention.
Jusqu'alors, je n'avais jamais rencontré ce genre de
difficulté, car mon père était un escroc d'une envergure supérieure à la mienne, mais cette fois Maman a décidé de faire rentrer la famille Fowl dans le rang.
Il me reste cependant assez de temps pour mener à bien
un dernier projet. Une chose que ma mère ne manquerait pas de désapprouver et que le Peuple des fées n'approuverait pas davantage. Je ne leur en parlerai donc pas.

"White" de Marie Darrieussecq
Editions Folio - 2005
4ème de couverture
Une base scientifique européenne posée quelque part dans l'immensité blanche en Antarctique, le «Projet
White». Des chercheurs, des glaciologues, mais aussi un cuisinier, un intendant, un chauffagiste, Peter Tomson, et une standardiste, Edmée Blanco, la seule femme, s'y côtoient, enfermés pour
six mois, le temps d'une mission. Tout ce petit monde transporte ses propres fantômes et croise ceux qui rôdent, nombreux, au pôle Sud.
De l'aventure ! Du chaud ! Du froid !
Des bons et des méchants ! De l'amour !
Jusqu'à quel point faut-il se débarrasser des fantômes pour faire l'amour ?
EXTRAIT:
I
Des traces : une tranchée sous l'horizon,
s'élargissant sur un cercle de neige battue.
L'empreinte de chenillettes puis de semelles :
sentiers reliant les baraques, piétinements. Des
pistes étroites (scooter des neiges). Des crachats
noirs (essence ou suie). Une esplanade, une
sorte de centre, lisse et poudreux entre les tentes
vides.
C'est l'aube. Ici elle dure
longtemps.
Deux centimètres de neige depuis l'année
dernière, rien qui suffise à effacer les traces. Sur
un rayon de quatre mille kilomètres, personne encore,
sauf trois Russes à la station Vostok,
qui hivernent. Et nous bien entendu, mais comment nous
compter ?
La mer est belle, c'est-à-dire (Edmée Blanco l'apprend
dans le manuel de bord) presque
plate, avec un petit clapot tranquille. Vagues de
moins de cinquante centimètres. « Agitée »,
« forte », « grosse » (vagues de six à neuf mètres),
et même « énorme », ça existe : plus de
quatorze mètres. L'injection de Scopolamine, contre le
mal de mer, la démange sous l'oreille.
A-t-elle eu tort, a-t-elle eu raison. Il faut se faire
piquer avant le départ, ça agit sur l'oreille
interne, et la perte d'équilibre est si forte par mer
plate qu'elle se déplace comme les enfants
qui apprennent à marcher, par cabotage, un appui sous
la main. L'équipage se marre, une
femme saoule au milieu d'hommes debout. Eux n'en
prennent pas, bien sûr, de la
Scopolamine, sauf l'espèce de lutin qui roule lui-même
ses cigarettes, elle a vu la trace de la
piqûre sous son bonnet. Se concentrer pour lire le
manuel lui a donné le vertige. Les lignes
s'éloignent et se croisent, cassent l'espace en cubes.
Sortir sur le pont, profiter du grand air
tant que c'est possible ? Dès demain la température va
chuter et la houle forcir, le pont sera
balayé par les vagues, c'est ce que lui explique en
anglais des hauts-fonds le matelot
moldave qui oscille et s'évase dans son regard (rira
bien qui rira le dernier, alors, pour la
Scopolamine).
"Les heures souterraines" de Delphine de Vigan
Prix du roman d'entreprise 2009
Editions JC Lattès - 2009
« Elle va s’asseoir parce que personne ne
l’attend, parce qu’elle ne sert plus à rien »
4ème de
couverture
Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu’au Vert-de-Maisons. Chaque
jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne
l’attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n’ait été dit, sans raison objective, Mathilde n’a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne
parle pas, qu’elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte.
Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il
est coincé dans un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place. Ici ou là, chaque jour, des gens l’attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que
quiconque les petites maladies et les grands désastres, la vitesse de la ville et l’immense solitude qu’elle abrite.
Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour
de mai. Autour d’eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s’arrête. Autour d’eux s’agite un monde privé de douceur.
Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, multipliée, où l’on risque de se perdre sans aucun
bruit.
EXTRAIT : PDF

"Chocolat amer" de Laura Esquivel
Editions Folio - 2009
4ème de couverture
Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion.
À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d'étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de rose ont un
effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L'amour de la vie est exalté dans ces pages d'un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes œuvres de la
littérature latino-américaine.
Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s'est vendu à plus de quatre millions d'exemplaires dans le monde.
EXTRAIT :
On raconte que Tita était tellement sensible que, dans le ventre de mon arrière-grand-mère, elle
pleurait quand celle-ci hachait des oignons. Elle pleurait si fort que Nacha, la cuisinière à moitié sourde de la maison, n'avait pas à tendre l'oreille pour l'entendre. Un jour, à force de
hoqueter, elle déclencha l'accouchement. Mon arrière-grand-mère n'eut pas le temps de dire ouf ! Tita arrivait dans ce bas monde avant l'heure, sur la table de la cuisine, dans les odeurs
d'une soupe au vermicelle, du thym, du laurier, de la coriandre, de lait bouilli, de l'ail et de l'oignon. Vous devinez que la traditionnelle tape sur les fesses fut inutile. Tita était née
en pleurant. Peut-être se doutait-elle que son sort était fixé, que, dans cette vie, le mariage lui serait refusé. Voilà comment Nacha racontait l'irruption de Tita sur terre : elle fut
projetée dans un torrent de larmes formidable qui inonda le sol de la cuisine.
L'après-midi, la frayeur était passée et l'eau évaporée par les rayons du soleil. Nacha ramassa le résidu des larmes sur le carrelage rouge. Avec ce sel, elle remplit un sac de cinq kilos
qu'on utilisa longtemps pour cuisiner.

"Les objets bavards" de Sophie Carquain
Editions Rocher - 2009
4ème de couverture
De
la Barbie maltraitée au Malabar mâchouillé avec rage, de a chaussette esseulée au «sac à foutoir», de la queue du Mickey au talon aiguille, l'auteur passe en revue bon nombre d'objets qui, en
toute innocence, en disent long sur notre personnalité.
Pourquoi, enfant, colle-t-on son chewing-gum sous le pupitre ? Pourquoi boit-on son chocolat chaud dans un bol mais son thé dans un mug ? Pourquoi les souvenirs de vacances sont-ils si kitsch
?
Au pays des objets bavards, notre monde révèle bien des surprises ! Ces chroniques, savoureuses comme des petites madeleines, sont à déguster lors d'un trajet en bus, dans un hamac ou un
rocking-chair... Dans l'ordre ou le désordre des mots.
Auteur de nombreux récits pour la jeunesse et journaliste, Sophie Carquain dresse ici un inventaire plein d'humour de nos compagnons du quotidien, tout en explorant notre tendance à la
re-création infantile. Peut-être parce que, comme les odeurs, les objets sont des chatouilleurs d'enfance...
EXTRAIT :
(...) Notre chat en résine ronronne sur le bureau les poupées russes veillent sur nous de leur inquiétant regard fixe , le kit créatif nous nargue d'un air sadique tandis que les cadeaux de
Noël ratés sont, eux, réduits au silence tout en haut du placard.
Les choses comptent dans nos vies plus qu'on ne le croit. On entend dire, souvent qu'elles sont diaboliques ; qu'elles nous trahissent et nous persécutent. (...)

" La nostalgie de l'ange" Alice Sebold
Nil Editions
Résumé
Le viol et le meurtre de la petite Susie sont sans doute les souvenirs les plus effroyables qu'elle ait
emmenés au paradis. Mais la vie se poursuit en bas pour les êtres que Susie a quittés, et elle a maintenant le pouvoir de tout regarder et de tout savoir. Elle assiste à l'enquête, aux
dramatiques frissons qui secouent sa famille. Elle voit son meurtrier, ses amis du collège, elle voit son petit frère grandir, sa petite soeur la dépasser. Elle observe, au bord du ciel,
pendant des années, la blessure des siens, d'abord béante, puis sa lente cicatrisation... Habité d'une invincible nostalgie, l'ange pourra enfin quitter ce monde dans la
paix.
La première phrase
Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie. Assassinée à l'âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973.
La dernière phrase
Je vous souhaite à tous une longue vie de bonheur.
Extrait
Mr. Harvey pressait ses lèvres contre les miennes. Elles étaient couleur myrtille, et mouillées ;j'avais envie de crier parce quej'avais trop peur et quej'étais trop épuisée pour la
lutte.J'avais été embrassée une fois par quelqu'un quej'aimais. Il s'appelait Ray et il était indien. Il avait un accent et le teint mat. Je n'étais pas supposée l'aimer. Clarissa trouvait
que ses grands yeux aux paupières à moitié closes étaient "psychédélices", mais il était gentil et intelligent et m'avait aidée à tricher pour mon interro d'algèbre tout en faisant semblant
du contraire. Il m'avait embrassée près de mon casier. Je me souviens que ses lèvres étaient gercées.
'Non, Mr. Harvey', ai-je réussi à dire, et j'ai continué à répéter ce mot plusieurs fois. Non. Puis j'ai dit je vous en supplie beaucoup de fois aussi. Franny m'a expliqué que presque tout le
monde disait "je vous en supplie" avant de mourir.
Adaptation au cinéma sous le titre "The lovely Bones" Février 2010

"Le K" de Dino Buzzati ( auteur du désert des tartares")
Edition Pocket classique - réédition 2002
4ème de couverture
Lorsque le vieux Stefano rencontre enfin le K, le squale qui doit le dévorer, il découvre que le monstre l'a poursuivi sur toutes les mers du monde, non pour le dévorer,
mais pour lui remettre la perle merveilleuse "qui donne à celui qui la possède fortune, puissance, amour et paix de l'âme".
Devenu avec "Le désert des Tartares", un classique du XX e siècle, ce récit ouvre un recueil de 50 contes fantastiques où l'on retrouve tous les thèmes poignants et familiers de
Dino Buzzati : la fuite des jours, la fatalité de notre condition de mortels, l'angoisse du néant, l'échec de toute vie, le mystère de la souffrance et du mal.
Autant d'histoires merveileuses, tristes ou inquiétantes pour traduire la réalité vécue de ce qui est par nature incommunicable.
EXTRAIT :
L'oeuf
(...) La chasse à l'oeuf commençait à trois heures. A trois heures moins cinq une automobile de type présidentiel arriva , c'était la femme d'un ministre important venue tout exprès de Rome
avec ses deux enfants. Alors le président, les conseillers et les dames patronnesses de la Croix Violette Internationale se précipitèrent à la rencontre de la femme du ministre pour lui faire
les honneurs et la confusion désirée se produisit enfin, plus forte encore qu'elle ne l'avait souhaitée. Ce qui permit à la femme de ménage Gilda camouflée en nurse de pénétrer dans le jardin
avec sa fille, et elle lui faisait mille recommandations pour qu'elle ne se laissât pas intimider par les enfants plus âgés et plus rusés qu'elle.
Le signal fut donné par une sonnerie de trompette, le ruban qui marquait la ligne de départ tomba et les enfants partirent en chasse avec des hurlements indescriptibles. Mais les enfants des
riches intimidaient la petite Antonella. Elle courait ça et là sans savoir se décider et pendant ce temps-là les auttes fouillaient dans les tas de foin, certains couraient déjà vers leur
maman en serrant dans leurs bras de gigantesques oeufs en chocolat ou en carton multicolores qui refermaient qui sait quelles surprises.
Finalement, Antonella elle aussi, plongeant sa petite main dans le foin, rencontra une surface lisse et dure, à en juger d'après la courbure, se mit à crier : « Je l'ai trouvé ! Je l'ai
trouvé ! » et elle cherchait à saisir l'oeuf mais un petit garçon plongea la tête la première comme font les joueurs de rugby et immédiatement Antonella le vit s'éloigner portant sur ses bras
une sorte de monument ; et il lui faisait par-dessus le marché des grimaces pour la narguer. (...)

"Je François Villon" de Jean Teulé
Editions Pocket - 2007
4ème de couverture
Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d’Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a étudié à
l’université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les curés, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui
était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu’un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l’histoire de son temps. Il a ouvert
cette voie somptueuse qu’emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l’absolue liberté.
1er CHAPITRE : ICI (éditions Pocket)

"A contre-coups" d'Annette Lucas
Photographies Jane Evelyn Atwood
Editions Xavier Barral - 2006
Résumé de l'éditeur
Ce livre présente quinze portraits de femmes, qui, confrontées dans leur intimité à la violence, ont réussi à s'en sortir, et mieux, à se reconstruire. Ce travail est le résultat de deux ans
d'enquête menée en France par Annette Lucas et la photographe Jane Evelyn Atwood, auprès de femmes d'âges et de milieux différents, aux histoires singulières. Résolument optimistes, éloignés de
tout misérabilisme, ces portraits, écrits et photographiques, témoignent avec force de la dignité, de l'intégrité et du sentiment de liberté qu'elles ont su reconquérir. Les photographies sont
prises dans le quotidien de chacune des femmes qui témoignent. Les récits qui les accompagnent suivent au plus près leurs paroles. Ils relatent les souffrances, le chemin difficile qu'elles ont
dû parcourir, leur demande de justice, les soutiens nécessaires, et détaillent les étapes de leur reconstruction.
Le site de Jane Evelyn Atwood ICI