Istanbul, en cet hiver 1591, est sous la neige. Mais un cadavre, le crâne fracassé, nous parle depuis le puits où il a été jeté. Il connaît son assassin,
de même que les raisons du meurtre dont il a été victime : un complot contre l’Empire ottoman, sa culture, ses traditions, et sa peinture. Car les miniaturistes de l’atelier du Sultan, dont il
faisait partie, sont chargés d’illustrer un livre à la manière italienne…
Mon nom est Rouge, roman polyphonique et foisonnant, nous plonge dans l’univers fascinant de l’Empire ottoman de la fin du XVIe siècle, et nous tient en haleine jusqu’à la dernière page par un
extraordinaire suspense. Une subtile réflexion sur la confrontation entre Occident et Orient sous-tend cette trame policière, elle-même doublée d’une intrigue amoureuse , dans un récit
parfaitement maîtrisé. Un roman d’une force et d’une qualité rares.
« J’ai choisi de m’exprimer à travers un très grand nombre de voix parce qu’écrire un roman historique à la troisième personne donne à son auteur une autorité excessive. Et c’est justement parce que ce j’avais dans la tête était extrêmement sérieux, avec des problèmes philosophiques, iconographiques, religieux et idéologiques, que j’ai pensé que de le faire raconter par des personnes différentes donnerait une touche de légèreté au récit. » Pamuk Orhan
” Artbookins 2007 “